Wejden Jlassi
21 Janvier 2021•Mise à jour: 21 Janvier 2021
AA/Ankara
La Chine a imposé, mercredi, des sanctions à près de 30 responsables du gouvernement de Donald Trump, dont son secrétaire d'Etat Mike Pompeo.
Par voie de communiqué émis du ministère des Affaires étrangères, Pékin a sanctionné ces responsables américains pour violation de sa «souveraineté».
«Ces dernières années, des hommes politiques antichinois aux États-Unis ont, par intérêt politique égoïste et par leurs préjugés et leur haine contre la Chine, sans aucune considération pour les intérêts des peuples chinois et américain, planifié, promu et pris de folles mesures. Ces actions constituent de graves ingérences dans les affaires intérieures chinoises, sapent les intérêts de la Chine, offensent le peuple chinois d'autant plus qu'ils ont gravement perturbé les relations sino-américaines», lit-on dans ledit communiqué.
Toutes les personnalités sanctionnées ainsi que les membres de leurs familles, se verront interdire l'accès au territoire chinois, y compris à Hong Kong et à Macao, a précisé le ministère des Affaires étrangères.
Pékin a affirmé sa détermination à défendre la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts du développement du pays.
Il est à rappeler que le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a accusé, mardi soir, le gouvernement chinois de commettre des « crimes et un génocide » contre les musulmans ouïghours et d'autres minorités au Turkestan oriental (Xinjiang), dans l'ouest de la Chine.
La Chine contrôle le Turkestan oriental depuis 1949. C'est la patrie de la minorité turque musulmane ouïghour, que Pékin appelle "Xinjiang", ce qui signifie "nouvelles frontières".
Les statistiques officielles indiquent qu'il y a 30 millions de musulmans dans le pays, dont 23 millions sont des Ouïgours, tandis que des rapports non officiels confirment que le nombre de musulmans est proche de 100 millions.
En mars dernier, le Département d'État américain a publié son rapport annuel sur les droits de l'homme pour 2019, dans lequel il indique que la Chine détient des musulmans dans des centres de détention pour effacer leur identité religieuse et ethnique, et les obliger au travail forcé.
La Chine affirme cependant que ces centres, que la communauté internationale qualifie de « camps de concentration », sont des « centres de formation professionnelle » et visent à « débarrasser l'esprit de leurs détenus des idées extrémistes ».
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi