Abduljabbar Aburas
06 Avril 2017•Mise à jour: 07 Avril 2017
AA / Genève
Les Nations Unies ont réclamé, jeudi, une trêve de trois jours en Syrie pour pouvoir acheminer de l’aide humanitaire, après l’attaque chimique contre la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib.
«Nous avons demandé, aujourd’hui, plusieurs choses au groupe de soutien international à la Syrie, y compris aux parties garantes du processus d’Astana», a déclaré le Coordinateur des secours de l'ONU en Syrie, Jan Egeland, lors d’une conférence de presse tenue à Genève.
«Nous voulons un cessez-le-feu de 72 heures pour pouvoir aider les civils qui se trouvent près des lignes de fronts», a-t-il ajouté.
La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis négocient actuellement, au Conseil de sécurité, une date pour faire voter un projet de résolution qu’ils ont proposé sur l’attaque chimique en Syrie.
Ce projet a été critiqué par Moscou, qui bloque pour l’instant le passage au vote. «Le texte revêt un aspect hostile à la Syrie et pourrait rendre les négociations impossibles», arguait, hier, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
Plus de cent civils ont été tués et cinq cents autres blessés, pour la plupart des enfants, lors de l’attaque menée, perpétrée mardi matin, par l’aviation du régime contre la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.