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05 Juin 2017•Mise à jour: 06 Juin 2017
AA/ Bagdad
Iyad Allaoui, vice-président irakien, a appelé, lundi, à l’établissement d’un « véritable dialogue » entre le Qatar et les pays ayant annoncé la rupture de leurs relations avec Doha, à savoir l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte.
Dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, Allaoui a souligné que « la raison appelle au dialogue et à mettre les points sur les i. »
Il a, dans ce sens, mis en garde contre les répercussions d’une nouvelle crise dans le Golfe, qui « pourrait détruire ce qui reste de la région, et avoir une incidence négative sur plusieurs pays, dont l’Irak. »
Le vice-président irakien a précisé que « ces graves répercussions affectent négativement la cause palestinienne, l’Irak, la Syrie, le Yémen, le Bahreïn, le Liban, l’Égypte et la Jordanie, et qu’il est totalement irréfléchi que la situation atteigne un seuil aussi critique. »
Il a ajouté que « la dégradation de la situation au point de devenir dangereuse est regrettable. »
Dans ce même contexte, il a exhorté les dirigeants arabes « à travailler dur pour faire barrage aux effets dévastateurs de la crise, et ce au travers d’une réunion où priment les faits et l’avenir des peuples. »
Iyad Allaoui a également appelé la Ligue arabe à « intervenir rapidement avant de perdre sa raison d’être. »
L’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et Yémen ont rompu, lundi, leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de soutenir le « terrorisme ».
Le Qatar a réfuté ces accusations et s’est dit victime d’une campagne de diffamation.