Lina Altawell
25 Août 2026•Mise à jour: 25 Août 2026
L’artiste palestinien emblématique Sliman Mansour, dont l’œuvre est devenue un symbole de l’identité, de la mémoire et de la résistance palestiniennes, est décédé à l’âge de 79 ans, a annoncé sa famille lundi soir.
« Le dernier chapitre a été écrit », a déclaré sa famille dans un communiqué. « Le cœur plus lourd que les mots ne peuvent l’exprimer, nous annonçons que notre père bien-aimé est décédé. »
« Au monde, il laisse une vie remplie de beauté, de mémoire et un héritage qui continuera de vivre à travers tous ceux qu’il a touchés », a-t-elle ajouté.
La famille a indiqué que les détails concernant les funérailles et la cérémonie commémorative seraient annoncés ultérieurement.
Né en 1947 dans la ville de Birzeit, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, Mansour était l’une des figures les plus importantes de l’art palestinien moderne. Il exerçait comme peintre, sculpteur, écrivain et caricaturiste.
Pendant plus de cinq décennies, ses œuvres ont documenté la lutte palestinienne, le déplacement, l’attachement à la terre et la mémoire culturelle, en s’appuyant sur des symboles issus de l’histoire, du patrimoine et de la vie quotidienne palestiniens.
Dans un entretien accordé à Anadolu en 2024, Mansour avait expliqué qu’il considérait l’art comme un moyen de « réhumaniser » les Palestiniens face aux tentatives des « Israéliens et de l’Occident » de les déshumaniser.
« En tant qu’artistes et personnes qui œuvrent dans le domaine de la culture, notre rôle est de réhumaniser le peuple palestinien », avait-il déclaré.
Mansour plaçait souvent la terre au centre de son œuvre, affirmant : « Tout le monde se bat pour la terre, et la terre est ma principale source d’inspiration. »
Parmi ses œuvres les plus connues figure The Camel of Hardships (« Le chameau des épreuves »), qui représente un Palestinien âgé portant Jérusalem sur son dos. Cette image est devenue l’un des symboles les plus reconnaissables de la résilience palestinienne.
Dans le même entretien, Mansour avait adressé ce message aux Palestiniens vivant hors de leur patrie : « N’oubliez pas la Palestine, et la Palestine est belle. »
« Dans mon art, il n’y a aucun message de haine. C’est la beauté et l’amour », avait-il déclaré.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz