Esma Ben Said
10 Décembre 2017•Mise à jour: 10 Décembre 2017
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
Plusieurs associations tunisiennes influentes ont dénoncé vigoureusement la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la ville occupée de Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis.
Dans un communiqué dont l’Anadolu a obtenue copie dimanche, ces associations mettent en garde contre les répercussions fâcheuses de cette décision contraire au droit international et qui confisque le droit du peuple palestinien à sa ville sacrée.
Elles se réjouissent des réactions de rejet suscitées dans le monde entier vis-à-vis de « cette décision fondée sur la loi de la jungle, annonciatrice de la déstabilisation de la région et du torpillage des efforts pour parvenir à une paix juste et globale ».
Elles appellent en outre toutes les parties et les organisations éprises de liberté, de justice et de paix dans le monde à « une mobilisation urgente pour empêcher l’application de cette décision et pour faire échouer la politique américaine visant à faire primer les convoitises israéliennes sur la loi internationale et les valeurs des droits de l’homme ».
L’appel est signé par l’Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD), l’Association pour la défense de la neutralité de l’administration et des mosquées, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, l’Association Vigilance pour la démocratie et l’État civique, le Centre de Tunis pour la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH), l’Organisation tunisienne contre la torture (OTCT).
Le président américain Donald Trump avait annoncé officiellement, mercredi dernier, la reconnaissance par son pays de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte occupée.
La décision de Trump inclut la partie Est de Jérusalem, occupée par Israël depuis 1967.
Cette initiative sans précédent a suscité des réactions de colère et de condamnations, en particulier dans les pays arabes et islamiques.