Ashoor Jokdar,Qualid Filsde Mohamed Chine
18 Janvier 2019•Mise à jour: 18 Janvier 2019
AA/
Liz Sly, la directrice du bureau de Washington Post à Beyrouth, la capitale libanaise, a déclaré qu'il est clair que l’YPG est une extension de l'organisation terroriste PKK.
La journaliste a tenu ces propos lors d’une conférence organisée par le centre de recherche Woodrow Wilson, basé à Washington, sur le prochain retrait des États-Unis de la Syrie et ses répercussions.
"Il est difficile de prédire ce qui se passera dans la région", a-t-elle déclaré.
L’YPG est l’extension de l'organisation terroriste PKK en Syrie, a noté Sly, relevant les conséquences négatives sur les relations turco-américaines, de la coopération de Washington avec l'organisation terroriste.
De son côté, l'ancien ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, a déclaré que l'organisation terroriste YPG/PKK lutte contre Daech en Syrie, pour défendre ses propres intérêts.
Ford a qualifié les relations de Washington avec l'organisation terroriste YPG/PKK de "temporaires et tactiques".
Il a ajouté que les États-Unis n’entretiennent pas de relations à long terme avec l’YPG, soulignant qu’il s’agissait d’une "alliance tactique militaire".
Les relations entre l’YPG et le PKK sont très claires, a relevé le diplomate américain, considérant que son pays a noué des relations avec l'organisation terroriste dans le contexte de la lutte contre Daech.
Ford a souligné que les intérêts particuliers sont le principal motif de la lutte mené par l’YPG/PKK contre Daech.
Et d’ajouter : « Dans la situation actuelle, je ne pense pas que le retrait de Washington de la Syrie soit une trahison à l’égard des Kurdes syriens".
Pour sa part, Faysal Itani, un expert du think tank Atlantic Council, a souligné qu'Israël est satisfait de la présence militaire américaine en Syrie.
Il a souligné que le soutien fourni par les États-Unis à l’YPG contrarie Ankara, notant que les tensions récentes dans les relations turco-américaines en sont un indice.