Laith Al-jnaidi
24 Octobre 2020•Mise à jour: 24 Octobre 2020
AA - Amman
La Jordanie considère la publication des caricatures hostiles au prophète Mohammed comme une atteinte au sacré.
C’est ce qui ressort des déclarations du porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, Daifallah Al-Fayez.
Pour le responsable jordanien, “ce genre de pratique porte atteinte aux sentiments de près de 2 milliards de musulmans et une violation flagrante des principes de respect d'autrui et de leurs croyances”.
Al-Fayez a souligné, "le danger de s'appuyer sur ceux qui rejettent l'autre idéologie sur des positions politiques officielles".
“Aujourd’hui la Communauté internationale fait face à de nombreux dangers qui menacent toute l'humanité. Nous avons besoin de plus de solidarité au lieu d'alimenter la haine et les fractures sectaire, religieuse ou ethnique”, a-t-il insisté.
Le porte-parole de la diplomatie jordanienne a également fait savoir que “le Royaume condamne ces abus, sous prétexte de liberté d'expression, car ils nourrissent la culture de l'extrémisme et de la violence”.
Dans ce contexte, Al-Fayez a renouvelé le rejet par son pays de toute tentative d’amalgame liant l’islam au terrorisme.
En effet, plusieurs caricatures hostiles au prophète Mohammed ont été publiées ces derniers jours sur les façades de certains bâtiments en France.
Mercredi, le président français Emmanuel Macron a déclaré, dans des communiqués de presse, que la France n'abandonnera pas les “caricatures”, entraînant une vague de colère dans le monde islamique.
Des campagnes ont été lancées sur les réseaux sociaux pour boycotter les produits et marchandises français dans certains pays.
Il est à rappeler que le 16 octobre un enseignant français a été décapité pour avoir montré à ces élèves des caricatures du prophète. Depuis la polémique a été relancée en France et plusieurs organisations de la société civile islamique en France ont été prises pour cibles.