M. Baraa Mohammad
25 Août 2017•Mise à jour: 26 Août 2017
AA/Rome
La police italienne a ouvert une enquête contre l’un de ses responsables qui avait ordonné de « casser les bras » des réfugiés, lors des accrochages survenues, hier jeudi, dans la capitale Rome.
La place de l’indépendance a connu de violentes confrontations entre des réfugiés qui y dorment, depuis des jours, après leur évacuation, sur ordre des autorités samedi dernier, d’un bâtiment où ils résidaient depuis des années.
« Il faut qu’ils disparaissent, cassez-leur les bras s’ils jettent quoi que ce soit », a indiqué un responsable de la police italienne, alors que les agents de la sécurité tentaient de disperser les réfugiés.
Les déclarations ont été captées par les caméras et suscité une colère dans les rues et sur les réseaux sociaux.
Le directeur général de la sécurité en Italie, Franco Gabrielli, a indiqué, dans une déclaration au journal « La Republica » que ce qui avait été dit par le responsable de police à la place de l’indépendance est « très dangereux », faisant état de l’ouverture d’une enquête à son encontre.
Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en Italie a, entre temps, exprimé son inquiétude à l’égard de la violence policière contre les réfugiés.
Pour sa part, le leader du parti de Droite de l’Union du Nord, Matteo Selvini, connu pour ses orientations contre les réfugiés, a approuvé le comportement des policiers qui avaient dispersé les manifestations des réfugiés.
L’une des réfugiées qui avaient été évacuées de la place a déclaré à l’agence de presse italienne ANSA qu’ils étaient restés 5 jours en plein air et avaient été réveillés aspergés par les canons à eau, alors qu’ils s’attendaient à ce qu’on leur fournisse des maisons pour les abriter.
Une responsable locale a soutenu que certains réfugiés évacués du bâtiment avaient refusé les mesures du logement alternatif et avaient dormi en plein air revendiquant qu’on leur fournisse des maisons.
L’agence de presse ANSA a indiqué que la tension règne toujours dans la place de l’indépendance, après l’évacuation des réfugiés, que la police avait précédemment fait sortir du bâtiment de l’avenue de Curtatone, habité par près de 400 demandeurs d’asile érythréens et éthiopiens, depuis 4 ans.