Diyar Güldoğan
30 Décembre 2025•Mise à jour: 30 Décembre 2025
AA / Washington / Diyar Guldogan
L'intérêt d'Israël est d'avoir une frontière pacifique avec la Syrie, a déclaré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Nous voulons garantir la sécurité de la zone frontalière avec notre pays. Nous n'avons ni terroristes, ni attaques », a affirmé Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe avec le président américain Donald Trump en Floride.
« Nous voulons également assurer la sécurité de nos amis druzes. D'ailleurs, je pense que non seulement les Druzes, mais aussi les autres minorités, notamment les chrétiens, doivent être protégés en Syrie et dans tout le Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
Après la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, Israël a étendu son occupation du Golan syrien en s'emparant de la zone tampon démilitarisée, une décision qui viole l'accord de 1974 avec la Syrie.
Ces dernières semaines, les forces israéliennes ont mené des incursions quasi quotidiennes dans le sud de la Syrie, notamment dans le gouvernorat de Quneitra. Elles ont procédé à des arrestations, installé des points de contrôle et détruit des zones forestières, des actions qui ont alimenté la colère croissante de la population locale envers Israël.
Les pourparlers de sécurité menés par les États-Unis entre Damas et Tel-Aviv n'ont jusqu'à présent abouti à aucun résultat.
Israël souhaite un nouvel accord de sécurité, tandis que la Syrie exige le retrait israélien des troupes jusqu'aux lignes de front d'avant le 8 décembre 2024 et le rétablissement de l'accord de désengagement de 1974, que les dirigeants israéliens jugent caduc tant que « l'ordre n'est pas rétabli en Syrie ».
Al-Assad, dirigeant de la Syrie pendant près de 25 ans, s'est réfugié en Russie le 8 décembre 2024, mettant fin au régime du parti Baas, au pouvoir depuis 1963. Ahmed Al-Charaa, qui a mené les forces anti-régime pour renverser Assad, a été proclamé président de transition fin janvier.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz