Said Amori,Rania R.a. Abushamala
10 Février 2025•Mise à jour: 10 Février 2025
AA / Jérusalem / Said Amori et Rania Abu Shamala
Malgré le désaveu d'un large pan de la communauté internationale à l'égard des propositions formulées, d'abord par le président américain Trump, puis par le Premier ministre israélien Netanyahu, et portant sur le déplacement des Palestiniens de la Bande de Gaza, Tel-Aviv continue de se faire l'écho de ce discours.
Le ministre israélien de l'Énergie, Eli Cohen, a renchéri sur les déclarations de son premier ministre, proposant à son tour la création d'un État palestinien sur des territoires arabes.
"Quiconque veut créer un État palestinien peut le faire dans son pays, nous ne nous y opposerons pas", a déclaré Eli Cohen dimanche, cité par la radio de l'armée israélienne.
"Il y a des pays arabes avec de vastes territoires où un État palestinien pourrait être établi", a-t-il ajouté.
Jeudi, Netanyahu avait suggéré que les Palestiniens établissent leur État en Arabie saoudite plutôt que dans leur propre pays, balayant du revers de la main toute notion de souveraineté palestinienne.
"Les Saoudiens peuvent créer un État palestinien en Arabie saoudite ; ils ont beaucoup de terres là-bas", a-t-il déclaré.
Le 4 février, le président américain Donald Trump avait pour sa part déclaré que Washington "prendrait le contrôle" de la Bande de Gaza et réinstallerait les Palestiniens ailleurs, dans le cadre d'un plan de réaménagement extraordinaire qui, selon lui, pourrait transformer l'enclave en "Riviera du Moyen-Orient".
Sa proposition a été condamnée par les Palestiniens, les pays arabes et un large pan de la communauté internationale, dont le Canada, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj