Merve Berker
11 Octobre 2023•Mise à jour: 11 Octobre 2023
AA / Jérusalem / Zein Khalil
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le chef de l'opposition Benny Gantz ont annoncé, mercredi, la formation d'un gouvernement d'urgence nationale.
Un communiqué conjoint indique qu'un cabinet de guerre sera créé, composé de Netanyahu, du ministre de la Défense Yoav Gallant et de Gantz, ancien ministre de la Défense.
Deux observateurs feront partie du cabinet : le député Gadi Eisenkot et le ministre des affaires stratégiques Ron Dermer.
"Cinq ministres sans portefeuille du bloc de Gantz seront ajoutés au cabinet politique et de sécurité, l'un d'entre eux étant observateur pour la durée de la guerre", précise le texte.
"Pendant la durée de la guerre, aucun projet de loi ou décision gouvernementale ne sera promu s'il n'a pas trait à la conduite de la guerre, et toutes les nominations de hauts fonctionnaires seront automatiquement prolongées pendant la durée du conflit", a ajouté le communiqué.
Lors d'une escalade spectaculaire des tensions au Moyen-Orient, les forces israéliennes ont lancé une campagne militaire soutenue et violente contre la Bande de Gaza, en réponse à une offensive militaire menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas dans les territoires israéliens.
La situation s'est détériorée lorsque le Hamas a déclenché l'opération "Déluge d'Al-Aqsa" contre Israël, une attaque surprise sur plusieurs fronts comprenant le lancement de plusieurs salves de roquettes et des infiltrations en Israël par voie terrestre, aérienne et maritime. Le Hamas a déclaré que cette opération était menée en représailles à la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée et aux violences répétées des colons israéliens à l'encontre des Palestiniens.
En réponse à cette attaque, l'armée israélienne a lancé l'opération "Épées de fer" contre des cibles du Hamas dans la Bande de Gaza.
La réaction d'Israël a également consisté à couper l'approvisionnement de Gaza en eau et en électricité, ce qui a encore aggravé les conditions de vie dans une région qui subit un siège dévastateur depuis 2007.
Au moins 2 300 personnes ont été tuées dans cette explosion de violences, dont au moins 1 055 Palestiniens et 1 200 Israéliens.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj