Arif Yusuf
28 Mars 2018•Mise à jour: 29 Mars 2018
AA/Irak/Ali Jawad
Le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, a prévu, mercredi, l’augmentation de la production pétrolière en Irak, durant la prochaine période, après la reprise de l’activité dans les champs de Kirkouk, dans le nord du pays.
C’est ce qui ressort d’une allocution d’al-Abadi, prononcée en marge de la 4ème édition du Forum économique du pétrole et de l’énergie, organisé par le gouvernement irakien à Bagdad, en présence d’un nombre de ministres et du Secrétaire général de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), Mohammed Barkindo.
Al-Abadi a souligné l’importante réserve de son pays en gaz et en pétrole, indiquant que « nous sommes sérieux dans l’exploitation de cette énergie ».
Et le Premier ministre d’ajouter qu’« en dépit de la guerre lancée contre le terrorisme, la production du pétrole dans le pays a augmenté », assurant que la production augmentera davantage, grâce à la reprise d’activité dans les gisements de Kirkouk.
Les champs de Kirkouk produisaient près de 300 mille barils par jour, avant de suspendre la production au dernier trimestre de l’année dernière, après la prise de contrôle, par les forces fédérales, de la ville, qui était dominée par les Peshmergas (forces du District du Nord).
L’Irak produit plus de 4.4 millions de barils par jour, dont la plupart sont fournis par les champs du sud.
Al-Abadi a souligné, d’autre part, que son pays ne devrait pas se limiter à la production du pétrole, en tant qu’unique source de revenus, étant donné que les prix du pétrole sont fluctuants.
L’Irak finance près de 95% de ses dépenses en se basant sur les revenus du pétrole, ce qui expose son économie aux fluctuations résultant des cours du brut sur les marchés mondiaux.
Membre de l’OPEP, l'Irak est le deuxième plus grand producteur au sein de l’Organisation, après l’Arabie Saoudite. Il est également un élément principal de l’accord de réduction de la production.
Depuis 2017, les membres de l'OPEP) et les producteurs indépendants dirigés par la Russie ont commencé à réduire leurs quotas de production de 1.8 million de barils par jour, et ce jusqu’à décembre 2018.