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08 Février 2018•Mise à jour: 08 Février 2018
AA/ Kirkouk (Irak)
Dix-neuf Turkmènes irakiens ont été exécutés dans la province de Kirkouk, dans le nord du pays, au cours des quatre derniers mois, selon un activiste des droits de l'homme.
Les Turkmènes de Kirkouk sont profondément préoccupés par une vague d’assassinats ayant semé la panique et dont les auteurs demeurent non identifiés.
Les attaques ont ciblé en particulier des personnalités politiques et académiques ainsi que des leaders d'opinion de premier plan.
Dans une déclaration accordée à Anadolu, le président de la Société irakienne pour les droits de l'homme (indépendante à Kirkouk), Nashat Biatli, a indiqué que le nombre de personnes assassinées à Kirkouk a augmenté d’une façon inquiétante, et ce après le retrait des forces de Peshmergas relevant du District du Nord de l’Irak en 16 octobre dernier.
Selon Biatli, "les Turkmènes se méfient de tout le monde vu que les circonstances des attaques armées n"ont pas été déterminées".
"Bien que certains individus aient été arrêtées après 19 assassinats perpétrés au cours des quatre derniers mois, la plupart des assaillants demeurent non identifiés", a-t-il renchéri.
Des éléments armés non identifiés, munis de pistolets à silencieux avaient ouvert le feu, mardi, sur un professeur de l’Université de Kirkouk et membre du Mouvement national turkmène, Alis Almas, ce qui a conduit aussitôt à sa mort.
Dans une déclaration accordée à Anadolu, Muhammed Gökkaya, un ami proche d’Almas, a déclaré que ce dernier déployait un grand effort pour servir son peuple, et était l'un des intellectuels turkmènes de premier plan.
Selon Gökkaya "Almas, un père de deux enfants, était candidat au poste de vice-gouverneur de Kirkouk après les récents troubles ayant secoué la ville. Cependant, les organisations terroristes empêchent les Turkmènes d'accéder à des postes importants dans la province".
Pour sa part, Arshad al-Salihi, chef du Front turkmène de l’Irak a déclaré que ce qui se passe à Kirkouk, est le résultat des conflits entre le gouvernement d’Erbil et celui de Bagdad, peu de temps avant la tenue des élections législatives.
Il a confié à Anadolu que les assassinats visent à forcer les Turkmènes à se retirer des élections, exprimant leur préoccupation quant à l’augmentation du nombre d’opérations de ce genre.