AA/New Delhi (Inde)/ Mubasshir Mushtaq
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a déclaré, vendredi, que l’Inde avait été déshonoré par une série de viols et a appelé à un changement d’attitude envers les victimes d’agressions sexuelles.
Lors d’un discours destiné à marquer l’anniversaire de l’Indépendance de l’Inde, le 15 août 1947, Modi a expliqué que les parents ne devraient pas blâmer leurs filles d’avoir été agressées.
« Lorsque l’on entend parler de ces viols, nous avons honte» a confié Modi devant un rassemblement de plus de 10 000 personnes en face de l’historique Fort Rouge à Delhi.
« Même lorsqu’elles n’ont que douze ans, les jeunes filles se retrouvent assaillies de questions par leurs parents sur leurs allées et venues. Mais les parents ont-ils seulement le courage de demander à leurs fils où ils se rendent et pourquoi, et qui sont leurs amis ? Après tout, un violeur est également le fils de quelqu’un» a affirmé le chef du gouvernement indien.
Modi a soulevé la question polémique des agressions sexuelles en Inde peu de temps après la tragédie du viol d’une petite fille de six ans dans la ville méridionale de Bangalore, en juillet, qui avait déclenché des protestations nationales, rappelant celles provoquées par le viol et le meurtre d’une jeune indienne, en 2012, à Delhi.
D’après un récent rapport de l'Initiative des droits de l'Homme du Commonwealth (CHRI), un viol est enregistré toutes les trente minutes en Inde. Le rapport a compilé des statistiques s’étendant de 2001 à 2013, portant le nombre total de viols à 264 130, dans 28 Etats indiens.