Mona Saanouni
27 Février 2020•Mise à jour: 28 Février 2020
AA/New York/Mohamed Tarek
L’Organisation des Nations Unies a annoncé, jeudi, que les raids aériens menés par les forces du Régime d’al-Assad à Idleb et à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, ont fait plus de 134 morts civils, dont 44 enfants.
C’est ce qui ressort d’un communiqué, publié par la représentante spéciale adjointe de l’émissaire onusien pour la Syrie, Najat Rochdi, quelques heures avant le démarrage de la réunion du Conseil de sécurité, autour de la situation humanitaire en Syrie.
Rochdi a précisé que les raids aériens, appuyés par la Russie, avaient visé 11 établissements médicaux et 15 établissements scolaires, dans les provinces d’Idleb et d’Alep (nord) dans la période entre le 1er et le 25 février courant.
Le communiqué, dont Anadolu a eu copie, met en garde contre « les punitions lourdes à l’égard de l’escalade militaire dans le nord-ouest de la Syrie ».
La responsable onusienne a exprimé « une profonde inquiétude quant à l’augmentation du nombre de morts parmi les civils et le nombre sans-précédent de déplacés ».
Elle a réitéré son appel au cessez-le-feu immédiat et à la garantie des droits des déplacés ainsi que de la parvenue des aides humanitaires.
Et d’ajouter que « les bombardements continus contre des dizaines de rassemblements résidentiels et de villages à Idleb et à Hama ont fait au moins 11 morts civils, dont 7 enfants, et plus de 40 blessés lors des raids menés contre une école à Maarrat Misrin au nord du Rif d’Alep, le 25 février courant ».
Najat Rochdi a souligné, dans le même ordre d’idées, qu’entre le 1er et le 25 février « au moins 134 civils ont été tués, dont 44 enfants, et 11 établissements médicaux ainsi que 15 établissements scolaires, dans les provinces d’Idleb et de Hama, ont été visés par les raids, y causant des dégâts ».
Et de poursuivre que « les actes hostiles ont obligé près de 1 million de personnes à fuir leurs villages depuis le 1er décembre dernier ».
La représentante onusienne a mis l’accent sur « la responsabilité commune de la communauté internationale à l’égard des victimes du conflit » et sur la nécessité de s’assurer que les attaques ne visent pas l’infrastructure civile, comme les services médicaux et les écoles ainsi que les endroits où sont réfugiés les déplacés.
Le Conseil de sécurité tient une réunion spéciale, jeudi, pour discuter du rapport du Secrétaire général de l’ONU autour de la situation humanitaire à Idleb et des moyens de garantir la parvenue des aides humanitaires en Syrie.
En mai 2017, la Turquie, la Syrie et l’Iran avaient annoncé l’accord de désescalade à Idleb, dans le cadre des réunions d’Astana, portant sur la question syrienne.