AA/Hong-Kong
Le deuxième round du dialogue sur la réforme politique et électorale à Hong-Kong, tenu en préparation des élections prévues en 2017, s’est bien vite transformé en une scène de protestation, les députés du mouvement pro-démocratie ayant quitté la salle parlementaire après avoir pris connaissance des dernières propsitions du gouvernement.
Environ 27 députés du mouvement pro-démocratie portant des parapluies jaunes- devenues l’emblème du mouvement protestataire-ont quitté la salle des débats du conseil législatif à l’issue de l’annonce faite par Carrie Lam, un responsable de haut niveau dans le gouvernement de Hong-Kong, du démarrage d’une deuxième phase de concertations sur les élections et la remise aux députés d’un document présentant les dernières propositions du gouvernement.
Commentant la protestation des députés Lam a noté «Opter pour une position négative, choisir de ne pas coopérer et s’engager dans des actes qui pourraient dégénérer en conflit ne fera qu’altérer la stabilité sociale».
Le deuxième round de dialogue a démarré après que le gouvernement de Hong-kong a présenté un rapport sur la situation politique dans la région dans lequel il a, notamment, souligné que « la réforme constitutionnelle est une question qui suscite des controverses» et ajouté que «les manifestations illégales ont causé de grandes appréhensions chez les citoyens»
Le rapport en question a été fortement critiqué par les députés pro-démocratie et par des académiciens qui ont jugé qu’il "ne reflète pas ni la volonté ni les attentes du peuple".
Ces députés accusent, par ailleurs, les autorités chinoises de ne pas tenir leurs promesses notamment pour ce qui est de permettre à Hong-Kong de choisir son futur dirigeant.
La vague de manifestations a démarré le 28 septembre dernier à Hong-Kong dans l’objectif de ramener le gouvernement central à donner à l’ancienne colonie britannique passée depuis 1997 sous tutelle chinoise le droit d’élire son dirigeant. Pékin ayant donné en août dernier son accord pour que les habitants de Hong-Kong élisent, eux-mêmes, leur futur dirigeant après les élections de 2017 à condition que les candidats obtiennent un accord préalable de la part du gouvernement central.
Les manifestations s’étaient soldées par la mort de 518 personnes.