Ümit Dönmez
20 Septembre 2022•Mise à jour: 20 Septembre 2022
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa "préoccupation", mardi, face à l’escalade des violences en Haïti.
Par voie de communiqué, le Quai d'Orsay a "fermement condamné les attaques contre les personnes, les blocages des routes et les pillages commis au cours des derniers jours à Port-au-Prince et dans l’ensemble du pays".
La Diplomatie française a également exhorté tous les acteurs politiques haïtiens à trouver, "par la voie d’un dialogue sincère, un accord permettant d’établir un consensus sur l’organisation d’élections démocratiques pour revenir à l’ordre constitutionnel".
Exprimant sa "solidarité" avec le peuple haïtien, elle a fait état d'une "dégradation alarmante du contexte humanitaire, politique et sécuritaire dans le pays", soulignant sa volonté d'œuvrer à "la mobilisation de la communauté internationale pour apporter aux Haïtiennes et aux Haïtiens toute l’assistance nécessaire".
La situation politique et sécuritaire s'est fortement dégradée à Haïti, au cours de la semaine passée, alors que la capitale, Port-au-Prince, est paralysée, depuis le mardi 13 septembre, par de violentes manifestations contre la décision du gouvernement de supprimer les subventions sur le carburant.
Dans une adresse à la nation haïtienne, dimanche 18 septembre, le Premier ministre par intérim, Ariel Henry a appelé ses concitoyens à garder leur calme et à protéger les biens privés et publics.
Il est à rappeler que des bâtiments gouvernementaux ont été pris pour cible par les manifestants, et qu'un entrepôt du Programme alimentaire mondial de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a été pillé.
Cette contestation intervient dans un contexte économique, politique et sécuritaire déjà très tendu dans le pays, notamment depuis l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.
Le 11 septembre courant, le premier ministre, Ariel Henry, a rappelé sa volonté d’organiser des élections avant la fin de l’année.