Nour Mahd Ali Abu Aisha
23 Avril 2018•Mise à jour: 24 Avril 2018
AA/Gaza/Nour Abu Aisha
Le Mouvement de résistance islamique Hamas a condamné, lundi, la poursuite des « mesures punitives » appliquées par le gouvernement palestinien contre la Bande de Gaza, depuis avril 2017.
Le Mouvement a souligné, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, que « la poursuite des mesures de vengeance du président palestinien Mahmoud Abbas contre les habitants de Gaza et la suspension des salaires, est un comportement qui contrevient aux principes moraux, nationaux et humains ».
Hamas a considéré ces mesures comme étant une attaque à la résistance des palestiniens dans la Bande de Gaza et un chantage qui affecte leur gagne-pain.
Le Mouvement a, d’autre part, mis en garde contre les répercussions de ces sanctions qui « consacrent la division et sépare la Cisjordanie de Gaza, en préparation aux accords tissés à huis-clos ».
Il a appelé « la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la Coopération islamique, l’ONU et l’Union européenne à assumer leurs responsabilités et à intervenir en urgence pour mettre fin au blocus ».
Depuis le début du mois courant, les fonctionnaires, employés par l’Autorité palestinienne à Gaza, n’ont pas reçu leurs salaires.
Le gouvernement palestinien n’a pas déclaré une position officielle à ce sujet et aucune réponse n’a été obtenue de la part des responsables du gouvernement.
Le président Abbas avait menacé, le 19 mars dernier, de prendre « une série de mesures punitives, financières et légales, contre la Bande de Gaza », sans préciser ces mesures.
Il ressort des données officielles palestiniennes que le nombre des fonctionnaires dans la Bande a atteint près de 58 mille personnes, vers la fin de l’année dernière.
Le président Abbas avait pris d’autres mesures, en avril 2017, pour obliger le Mouvement Hamas de permettre au gouvernement la gestion totale de la Bande de Gaza.
Ces mesures impliquaient la réduction des salaires de près d’un tiers et l’arrêt de l’approvisionnement de la Bande en électricité.
Selon l’organe palestinien de la statistique (gouvernemental), plus de la moitié des habitants de Gaza ont souffert de la pauvreté, en 2017.
L’ONU a, pour sa part, indiqué que 80% des habitants de la Bande reçoivent des aides humanitaires urgentes, en raison de la détérioration de la situation humanitaire.