Melike Pala
15 Octobre 2025•Mise à jour: 15 Octobre 2025
AA / Bruxelles / Melike Pala
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré mercredi que l’Italie était prête à participer à une « force internationale de stabilisation » à Gaza, dans le cadre du plan de cessez-le-feu mené par les États-Unis.
« Comme vous le savez, le plan Trump prévoit le déploiement d’une Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza. Comme l’ont confirmé le Premier ministre et le ministre de la Défense, l’Italie est prête à apporter sa contribution, s’appuyant sur l’expérience solide et reconnue acquise au fil des années dans de nombreux contextes internationaux complexes », a déclaré Tajani lors d’un point presse à la Chambre des députés, rapporte l’agence ANSA.
Il a ajouté que le gouvernement impliquera le Parlement dans toutes les décisions relatives à la participation de l’Italie à cette force, exprimant l’espoir d’« une unité de vue entre toutes les forces politiques ».
Tajani a qualifié le plan de cessez-le-feu de « tournant historique potentiel » pour le Moyen-Orient et la Méditerranée, tout en soulignant que certaines questions restent non résolues, notamment le démantèlement de la structure militaire du groupe palestinien Hamas.
« Trop de victimes innocentes et tant de survivants qui demandent de la nourriture, des soins médicaux et, surtout, la sécurité ainsi que l’espoir pour l’avenir de leur terre. Aujourd’hui, c’est le grand espoir qui se profile. Cet avenir pourrait enfin être à portée de main », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le gouvernement italien soutient les efforts de paix depuis le début, en mettant l’accent sur le maintien du dialogue avec les autorités israéliennes et palestiniennes et sur l’allégement des souffrances des civils palestiniens.
Tajani a annoncé que le gouvernement tiendra plus tard mercredi une réunion pour discuter de la reconstruction de Gaza, rappelant la contribution de 5 millions d’euros (5,8 millions de dollars) de l’Italie pour la planification de la reconstruction de l’Autorité palestinienne.
« Il est crucial de consolider dès maintenant les conditions pour que la paix perdure, avec la perspective de deux États vivant ensemble en paix et en sécurité. Je crois que personne ne voudra vraiment revenir en arrière », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le président américain Donald Trump a annoncé qu’Israël et le Hamas étaient parvenus à un accord pour la première phase d’un plan présenté le 29 septembre visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza, à libérer tous les otages israéliens en échange de prisonniers palestiniens et à organiser un retrait progressif des forces israéliennes de l’ensemble de la bande de Gaza. La première phase de cet accord est entrée en vigueur vendredi.
La deuxième phase du plan prévoit la mise en place d’un nouveau mécanisme de gouvernance à Gaza sans la participation du Hamas, la formation d’une force multinationale et le désarmement du Hamas.
Depuis octobre 2023, les attaques israéliennes ont fait plus de 67 900 victimes palestiniennes dans l’enclave, pour la plupart des femmes et des enfants, rendant la région largement inhabitable.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore