Nour Mahd Ali Abu Aisha
15 Mai 2018•Mise à jour: 15 Mai 2018
AA / Gaza (Territoires palestiniens) / Nour Abu Aisha
Cent-huit palestiniens ont été tués, dont sept enfants, et plus de 12 mille autres blessés depuis le début des activités de la "Marche du Retour" le 30 mars, près de la barrière de sécurité séparant la frontière orientale de la Bande de Gaza d’Israël.
C'est ce qui ressort d'une déclaration publiée mardi par l'Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme (basé à Genève), signée par 20 organisations internationales.
Selon l'Observatoire, 300 personnes, sur un total d'environ 12 mille, sont gravement blessées.
L'Observatoire a déclaré que les manifestants ne représentaient aucune menace réelle pour l'armée israélienne stationnée de l'autre côté de la barrière.
L'Observatoire a indiqué que, lors de la répression des manifestants, l'armée israélienne a utilisé "des balles explosives, une force excessive, et du gaz composé de substances qui provoquent des infections et des convulsions chroniques".
Lundi, l'armée israélienne a perpétré un massacre contre les manifestants pacifiques à la frontière de la Bande de Gaza, où 59 personnes ont été tuées et plus de 2 200 autres blessées par des balles réelles, des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes.
Les manifestants protestaient contre le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et commémoraient le 70ème anniversaire de la "Nakba" palestinienne.
En réponse au transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et au massacre commis par Israël aux frontières de la Bande de Gaza, la Turquie a décrété un deuil national pendant trois jours. Ankara a également rappelé ses ambassadeurs à Washington et à Tel-Aviv pour consultation, et appelé à une réunion d'urgence de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), vendredi prochain.
L'Afrique du Sud a également rappelé son ambassadeur à Tel Aviv pour protester contre le massacre israélien.