Fatma Bendhaou
02 Avril 2024•Mise à jour: 03 Avril 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le dialogue national inclusif s'ouvre ce mardi au Gabon dans la capitale Libreville et se poursuivra jusqu'au 30 avril courant.
Sept mois après le coup d’Etat militaire contre le président Ali Bongo, le général Brice Oligui Nguema, président de la transition, lance ainsi cette "consultation de toutes les forces vives de la nation" censée préparer des élections en 2025.
La cérémonie d’ouverture du dialogue national aura lieu ce mardi au Palais des sports, au centre de Libreville, en présence du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, facilitateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la situation gabonaise. Touadéra est arrivé à Libreville lundi et a été accueilli par son homologue gabonais, Brice Oligui Nguema, selon le site d'information Gabonactu. Il "est pour le moment le seul chef de l’Etat étranger annoncé à Libreville pour participer à l’ouverture de ce dialogue", précise Gabonactu.
Les travaux du dialogue débuteront mercredi au Stade de l’Amitié sino-gabonaise, à Angondjé, dans la banlieue de la capitale.
En novembre dernier, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), au pouvoir au Gabon depuis le 30 août 2023, avait annoncé des élections et la fin de la transition en 2025, selon un chronogramme "indicatif" qui doit encore être soumis, en avril 2024, à un dialogue national inclusif.
Parmi les grandes étapes du chronogramme, le CTRI mentionne "un dialogue national inclusif sous la présidence de l'Archevêque de Libreville", prévu en avril 2024, la "transformation du Parlement en Constituante" en juin 2024, la présentation de la première mouture de la future Constitution, en août 2024 et l'"adoption du projet final de Constitution" en octobre 2024. Un "référendum pour l'adoption de la nouvelle Constitution" aura lieu entre novembre et décembre 2024, suivi des "travaux sur le nouveau code électoral et adoption par le Parlement", début 2025.
"Août 2025 : Elections, fin de la transition", conclut le CTRI.
Pour rappel, le 30 août dernier, des militaires avaient renversé le président Ali Bongo Ondimba au pouvoir depuis 14 ans, alors qu'il venait d'être proclamé vainqueur d'une élection présidentielle largement critiquée pour "des irrégularités". Cinq jours après, le général Brice Oligui Nguema, à la tête des putschistes, avait prêté serment comme président d’une "transition" dont il n’avait pas fixé la durée, mais avec la promesse réitérée de "rendre le pouvoir aux civils" par des "élections crédibles".