Ümit Dönmez
01 Février 2025•Mise à jour: 01 Février 2025
AA / Paris / Ümit Dönmez
L’élection législative partielle de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), prévue ce dimanche 2 février, s’annonce disputée, notamment dans un camp de droite éclaté. L’élection est organisée pour désigner le successeur de Stéphane Séjourné (Renaissance), qui a renoncé à son mandat de député après sa nomination comme commissaire européen en décembre dernier.
Dans cette circonscription ancrée à droite, quatre candidatures issues de ce même camp s’opposent. Elisabeth de Maistre, candidate des Républicains (LR), doit affronter Laurianne Rossi, candidate du parti EPR (ex-Renaissance), soutenue par le Premier ministre Gabriel Attal. Ce duel illustre les tensions croissantes entre la droite traditionnelle et la mouvance macroniste, pourtant historiquement compatible à Boulogne-Billancourt.
Le scrutin s’annonce d’autant plus complexe que l’accord tacite de répartition des sièges entre les Républicains et la majorité présidentielle a volé en éclats. En juin dernier, Gabriel Attal et Philippe Juvin, patron de la fédération LR des Hauts-de-Seine, avaient évité toute confrontation directe. Mais cette législative partielle met fin à cette entente, ouvrant un nouveau chapitre de la recomposition de la droite.
Parmi les autres candidats à droite, Antoine de Jerphanion représente Horizons, le parti d’Édouard Philippe, tandis que Philippe Tellini porte les couleurs de Nouvelle Énergie, la formation de David Lisnard, président de l’Association des maires de France. Ces candidatures traduisent les fractures au sein de la droite, entre les ambitions locales et les stratégies nationales en vue de 2027.
Face à une droite divisée, la gauche se présente unie derrière Pauline Rapilly-Ferniot, élue écologiste et conseillère municipale, qui avait déjà atteint le second tour des législatives en juin dernier. Investie par le Nouveau Front Populaire (NFP), elle espère profiter de la dispersion des voix à droite pour créer la surprise.
Au total, onze listes sont en lice pour ce scrutin qui dépasse largement les enjeux locaux. Outre la bataille entre la droite traditionnelle et le bloc macroniste, cette élection pourrait offrir un premier indicateur des rapports de force politiques avant les élections européennes de juin et les municipales de 2026.