Bilal Müftüoğlu
26 Mai 2016•Mise à jour: 26 Mai 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le gouvernement français s'est déclaré jeudi prêt à faire des compromis légers sur sa réforme contestée du code du Travail alors qu'une nouvelle vague de mouvement social paralyse l'ensemble du pays.
"Il est hors de question de changer le cadre. Il peut toujours y avoir des modifications, des améliorations", a déclaré le Premier ministre français Manuel Valls sur BFM TV. Interrogé sur le contenu de ces modifications, le Premier ministre n'a pas donné de précisions. "Je suis resté extrêmement vague parce que je n’en sais rien", a-t-il affirmé, ajoutant: "Parce que le texte vient d'être adopté à l'Assemblée nationale et est déjà le fruit du compromis avec les syndicats réformistes et les parlementaires. Il va falloir réécrire le texte quand il va revenir du Sénat, ce qui ne se fera qu'à la fin du mois de juin".
Michel Sapin, ministre des Finances, est même allé plus loin que Valls sur les modifications. En effet, Sapin a estimé qu'il faudrait "peut-être" toucher à l'article 2 de la loi Travail, très contesté. Le Premier ministre a aussitôt recadré Sapin, soulignant qu'il est "impossible" de modifier les "grandes lignes" de la loi, dont l'article 2.
Le président français François Hollande est venu en aide à Valls depuis le Japon où il assiste actuellement au sommet du G7. "Ce qu'a dit" le Premier ministre, notamment sur l'article 2, "est ce qu'il fallait dire", a-t-il souligné.
L'apparition des premiers signes d'inflexion du gouvernement à l'égard de la loi Travail survient alors que la France est à nouveau paralysée par une vague de grèves et de mouvements sociaux.
Les manifestations à Paris ont déjà donné lieu à des débordements et entraîné à l'heure actuelle (jusqu'à jeudi 15h 00 GMT) neuf interpellations, selon une information relayée par BFM TV.