Feiza Ben Mohamed
04 Décembre 2022•Mise à jour: 05 Décembre 2022
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron a défendu le projet de loi sur l'asile et l'immigration, qui doit être présenté début 2023, dans une interview parue dimanche dans les colonnes du journal "Le Parisien".
Le chef de l’Etat estime que c’est un texte qui alliera « fermeté » et « humanité ».
Il assure que le projet tel qu’il sera dévoilé dans les prochaines semaines, va « aider le développement pour traiter à la racine les inégalités, liées au dérèglement climatique par exemple, et éviter les migrations ».
Il permettra, néanmoins, de « faciliter le retour et la lutte contre les réseaux clandestins ».
Le président de la république est également revenu sur une disposition contenue dans le texte et qui a fait polémique dans le pays, à savoir, l’octroi de titres de séjour au travailleurs qui seraient embauchés dans des secteurs en tension.
« Aujourd’hui, soyons lucides, est-ce qu’on pense sincèrement que la restauration, les travaux agricoles, et beaucoup d’autres secteurs tournent sans immigration? Il faut avoir l’honnêteté de le dire, la réponse est non », a-t-il plaidé.
S’il souligne que la « France a toujours été une terre d’immigration », Emmanuel Macron rappelle que le pays « en a toujours eu besoin pour (son) économie ».
« Sans les Polonais il y a un peu plus d’un siècle, comment nos mines auraient tourné ? Sans les Italiens, les Espagnols, les Maghrébins, comment le secteur agricole aurait tourné ? Sans les immigrés africains, comment le BTP, la construction auraient tourné ? Et vous savez, il y avait déjà des mouvements de rejet à l’époque », a, enfin, déclaré le chef de l’Etat.
Une posture qui lui a permis de faire un parallèle avec la réforme de l’assurance chômage, qu’il juge nécessaire dans la mesure où il considère qu’il « faut pousser toutes les Françaises et les Français » vers les emplois à pourvoir, et qu’il est inacceptable « d’avoir un taux de chômage encore aussi élevé avec autant d’emplois non pourvus qui peuvent parfaitement être occupés par des bénéficiaires d’allocations chômage ».