Feiza Ben Mohamed
03 Janvier 2023•Mise à jour: 03 Janvier 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La première ministre française Elisabeth Borne a reçu mardi, les partenaires sociaux pour des discussions autour de la réforme des retraites, qui doivent se poursuivre jusqu’à mercredi.
À la sortie de Matignon, le secrétaire général de la CFDT (Confédération française démocratique du travail), Laurent Berger, s’est montré très inquiet face aux mesures que la réforme pourrait contenir.
Il promet qu’en cas de relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans « la CFDT se mobilisera pour contester cette réforme » et s’est dit « déterminé à ne pas laisser passer une réforme qui va d'abord impacter les plus modestes ».
Assurant que « la CFDT n’est pas contre une réforme des retraites », Laurent Berger s’est dit favorable à « une réforme systémique » mais se refuse à soutenir le projet du gouvernement dont il considère qu’il s’agit d’un texte qui sera « plus injuste ».
« Le gouvernement s’apprête à prendre les mesures les plus dures de ces trente dernières années » a-t-il déploré.
Néanmoins, malgré les craintes exprimées, le responsable syndical indique n’avoir pas eu »beaucoup d’éclaircissement » sur les contours exacts du texte qui sera présenté le 10 janvier, notamment concernant « les seniors, les carrières longues, la pénibilité, et le minimum contributif ».
Les discussions doivent désormais se poursuivre mercredi entre Matignon et les partenaires sociaux, avant une présentation du contenu définitif de cette réforme des retraites telle qu’elle aura été arbitrée.
À noter que ce texte, déjà très décrié, a été confirmé par Emmanuel Macron lors de la présentation de ses vœux aux français, laissant craindre un début d’année difficile pour le gouvernement qui pourrait être confronté à un conflit social de grande ampleur dans les prochaines semaines.