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15 Décembre 2022•Mise à jour: 15 Décembre 2022
AA/Paris/Fatih KARAKAYA
La cour de révision a annulé, ce jeudi 15 décembre, la condamnation pour "agressions sexuelles" et "viol" de Farid El Haïry, prononcée en 2003 par la cour d'assises des mineurs de Douai (nord de la France), ont rapporté les médias français.
Avec cette décision, le père de famille de 41 ans devient ainsi le douzième réhabilité connu depuis 1945.
"La cour de révision, après en avoir délibéré, juge qu'il résulte de l'instruction et des débats un fait nouveau, mais que rien ne subsiste à la charge de M. Farid El Haïry », a rapporté la journaliste de TF1, Aurélie Sarrot.
Elle explique également que, « la cour de révision annule toutes les décisions de la cour d'arrêt pénal. Il n'y a pas lieu à renvoi. L'affaire est terminée par cette décision qui vous lave de toute accusation. La cour de révision demande aussi la suppression de la fiche au casier judiciaire et au fichier national des empreintes génétiques ».
De plus, dans sa décision, la cour note qu'El Haïry a le droit « de demander réparation du préjudice moral ».
"La dignité dont nous avons été témoins me conduit à espérer que malgré le caractère limité de la réparation que nous vous offrons. L'avenir se présentera à partir de ce jour pour vous de façon différente", notent les juges, toujours selon la même source.
Farid El Haïry avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont quatre ans et deux mois avec sursis, pour « agressions sexuelles et viol sur un mineur de moins de 15 ans ».
Alors qu’il avait toujours clamé son innocence et avait même un alibi irréfutable, la justice l’avait quand même condamné à de la prison en 2003 à l’âge de 17 ans.
Pourtant, en 2017, la supposée victime avait écrit un courrier au procureur de Douai pour révéler qu’elle avait menti. Cette lettre avait permis la possibilité de demander une annulation en justice.