Bilal Müftüoğlu
16 Février 2017•Mise à jour: 17 Février 2017
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Les manifestations contre la violence policière se sont poursuivies pour la 12e nuit consécutive, cette fois-ci, essentiellement dans le centre de Paris, depuis la médiatisation de l'agression du jeune Théo par les forces de l'ordre lors d'un contrôle d'identité à Aulnay-sous-Bois.

Quelques centaines de manifestants se sont réunis mercredi à Barbès, dans le nord de la capitale française, dans le cadre d'un rassemblement non déclaré à la préfecture de police de Paris. Se déroulant dans un climat de tension, la manifestation s'est rapidement transformée en heurts entre les participants et les forces de l'ordre avec l'intervention au gaz lacrymogène de ces dernières.
Les policiers ont également bloqué tout accès aux boulevards donnant sur la station de métro Barbès alors que les manifestants, rassemblés majoritairement suite aux appels sur les réseaux sociaux, scandaient "Justice pour Théo", "Pour Adama et pour les autres… Pour Théo et pour les autres… Pas de justice, pas de paix", en allusion à Adama Traoré, également victime de la violence policière.
Les manifestants ont également répondu à la police en lançant des projectiles et incendiant des poubelles aux alentours de la station de métro.
Les incidents ont donné lieu à une interpellation à Paris alors que 21 individus ont été interpellés à Rouen (Seine-Maritime), 17 à Saint-Ouen-l'Aumône (Val d'OIse), sept à Argenteuil (Val de Marne), quatre à Lille (Nord), trois à Creil (Oise).
Un total de 257 manifestants avaient été interpellés depuis le déclenchement des violences urbaines le 4 février, donnant lieu à 236 placements en garde à vue, dont 168 à Paris et dans ses proches banlieues (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), selon le dernier bilan du ministère français de l'Intérieur.