AA / Tunis / Salim Boussaïd
Report de la libération de détenus palestiniens : Le Hamas accuse Israël et interpelle les garants de l'accord
Le mouvement de résistance palestinien Hamas a accusé Israël, samedi, de violer l’accord d’échange de prisonniers et de cessez-le-feu à Gaza en retardant la libération du septième groupe de détenus palestiniens.
Le porte-parole du Hamas, Abdul Latif Al-Qanou, a indiqué, dans un communiqué, que « l’échec de l’occupation à libérer les prisonniers du septième groupe à la date convenue constitue une violation flagrante de l’accord. »
« Tandis que le Hamas a répondu aux efforts des médiateurs pour faciliter l’échange, le criminel de guerre (le Premier ministre israélien Benyamin) Netanyahu persévère dans ses tactiques d'atermoiements et de retards, bloquant la libération des prisonniers palestiniens », a-t-il ajouté.
Al-Qanou a appelé les médiateurs, en particulier l’Égypte et le Qatar, ainsi que les garants de l’accord, à exercer des pressions sur Israël afin qu’il respecte les termes du cessez-le-feu et exécute l’échange sans nouveaux délais.
Le bilan des victimes de la guerre israélienne s'alourdit à 48 329 morts
Le ministère de la Santé de la Bande de Gaza a annoncé, samedi, que le bilan des victimes de la guerre génocidaire israélienne, depuis le 7 octobre 2023, s'est alourdi à 48 329 morts.
Dans son bulletin quotidien, le ministère a déclaré : « Le bilan de l'agression israélienne, depuis le 7 octobre 2023 s'est alourdi à 48 329 martyrs et 111 753 blessés ».
Et d'ajouter : « Au cours des dernières 48 heures, 10 martyrs palestiniens sont arrivés dans les hôpitaux de la Bande de Gaza, dont 7 ont été extraits des décombres, un martyr a succombé à ses blessures, et deux autres nouveaux martyrs ».
Le ministère a indiqué que de nombreuses victimes étaient encore sous les décombres et sur les routes, où les ambulances et les équipes de la défense civile étant incapables de les atteindre.
Washington propose à l’Onu une résolution sans y mentionner l’intégrité territoriale de l’Ukraine
Les Etats-Unis ont proposé vendredi un projet de résolution à l’Assemblée générale de l’Onu, qui exige ‘’une fin rapide’’ de la guerre russo-ukrainienne sans faire mention du respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, avant un vote prévu lundi 24 février, rapporte Le Monde, citant des sources diplomatiques.
Le projet de résolution ‘’implore une fin rapide du conflit et appelle à une paix durable entre l’Ukraine et la Russie’’, indique le quotidien français.
Le texte américain de 65 mots proposé vendredi risque de provoquer l’ire des Européens, déjà déconcertés par les pourparlers Américains et Russes sur l’Ukraine.
L’Assemblée générale de l’Onu se réunit lundi 24 février pour marquer le troisième anniversaire du conflit en Ukraine. Kiev et les Européens ont préparé un projet de résolution qui souligne la nécessité de ‘’redoubler’’ d’efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre ‘’cette année’’, et prend note des initiatives de plusieurs Etats membres qui ont présenté ‘’leur vision pour un accord de paix complet et durable’’.
Le texte réitère également les précédentes demandes de l’Assemblée générale d’un retrait immédiat et inconditionnel des forces russes d’Ukraine et la cessation des attaques de Moscou contre l’Ukraine.
Paris envisage d’accroître son nombre de frégates, de Rafale et d’’’accélérer sur les drones’’
Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a fait savoir que la France envisageait d’accroître son nombre de frégates, de Rafale et d’’’accélérer sur les drones ‘’ pour améliorer sa défense dans le cadre des menaces liées à la guerre en Ukraine.
‘’Le président de la République (Emmanuel Macron) m’a demandé de lui faire des propositions pour accélérer encore notre réarmement et renforcer plus vite nos capacités’’, a expliqué Sébastien Lecornu dans un entretien à paraître dimanche 23 février dans le quotidien Le Parisien, rapporte Mediapart.
Le ministre des Armées a estimé que la Marine nationale pourrait disposer de 18 frégates contre 15 actuellement, afin de ‘’tenir plusieurs espaces maritimes en même temps, de la mer Rouge à l’Indopacifique en passant par la Baltique et la Méditerranée’’.
‘’Pour l’armée de l’Air et de l’Espace, les scénarios de crise montrent que 20 à 30 Rafale en plus nous permettraient de tenir plus solidement sur des théâtres multiples’’, a-t-il précisé, et ‘’pour l’armée de Terre, nous devons accélérer sur les drones et la guerre électronique’’.
Attaque terroriste dans l'est de la France : Macron réagit
Emmanuel Macron a réagi, ce samedi 22 février, à l’attaque au couteau qui a frappé le marché de Mulhouse (Haut-Rhin), entraînant la mort d’au moins une personne et plusieurs blessés.
Depuis le Salon de l'Agriculture, le chef de l'État français a tenu à exprimer « ses condoléances à la famille de la victime » et à affirmer « la solidarité de toute la nation ». Il a précisé avoir échangé avec le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui doit s'exprimer dans la soirée pour fournir davantage de précisions.
Le Président français a confirmé que le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'était saisi de l'affaire, qualifiant ainsi l'attaque d'« acte terroriste ». « Il ne fait donc pas de doute. C'est un acte terroriste "islamiste" compte tenu de l'expression du terroriste », a-t-il déclaré.
L'assaillant, un Algérien de 37 ans sous obligation de quitter le territoire français, aurait crié « Allah Akbar » lors de son passage à l'acte, selon les premiers éléments rapportés par la presse. Il était fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) et en attente de plusieurs jugements.
Agents pénitentiaires tués en France : Mohamed Amra arrêté en Roumanie, après des mois de cavale
Mohamed Amra, dit ‘’La Mouche’’, en fuite depuis son évasion spectaculaire en mai lors d’un transfert, a été arrêté en Roumanie, a annoncé samedi 22 février le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, dans un message sur X.
‘’Je félicite toutes les forces qui ont permis l’arrestation de Mohamed Amra en Roumanie aujourd’hui. Je remercie chaleureusement la Roumanie pour sa coopération décisive’’, a écrit le ministre, cité par Le Monde.
Le président de la République, Emmanuel Macron a salué dans la foulée ‘’un formidable succès’’. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui était à l’époque de l’attaque meurtrière d’Incarville, en charge de l’Intérieur, s’est également félicité sur X de cette arrestation. ‘’A la fin, la police et la justice gagnent toujours’’, a-t-il écrit.
Mohamed Amra, un narcotrafiquant âgé de 30 ans, avait été libéré par un commando armé qui avait attaqué son convoi, le 14 mai 2024. Deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés lors de cette attaque au péage d’Incarville (Eure), sur l’autoroute A154, à 30 kilomètres au sud-est de Rouen, alors qu’ils étaient chargés d’escorter le prisonnier, lors de son transfert de la prison d’Evreux vers le tribunal de Caen.
Tensions au Salon de l'Agriculture à Paris: les CRS repoussent des agriculteurs de la Coordination Rurale
Des tensions ont éclaté ce samedi au Salon de l’Agriculture à Paris, où des membres de la Coordination Rurale (CR) ont été repoussés par les CRS alors qu’ils affirmaient se rendre à des rendez-vous officiels à l’intérieur du parc des expositions.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des agents des forces de l’ordre bloquant des agriculteurs dans les allées du Salon. Ces derniers affirment avoir été empêchés de circuler librement alors qu’ils devaient assister à des rencontres prévues dans le cadre de l’événement.
Cet incident survient alors que le Président français Emmanuel Macron a inauguré samedi matin la 61ᵉ édition du Salon de l’Agriculture, appelant à "une Europe unie et forte" pour répondre aux défis du secteur agricole. Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité de calmer les tensions après une année marquée par une crise sans précédent dans le monde agricole.
Les agriculteurs de la Coordination Rurale, qui ont gagné en influence ces derniers mois, dénoncent des mesures insuffisantes face aux difficultés économiques et aux contraintes réglementaires. Leur mobilisation s’inscrit dans un climat de défiance envers le gouvernement, notamment sur des sujets tels que l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
Malgré une édition qui se voulait plus apaisée après les heurts de l’an dernier, cette confrontation avec les forces de l’ordre rappelle que le malaise agricole reste profond.
Le président Tshisekedi annonce un remaniement gouvernemental et appelle à l'unité nationale
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi, a annoncé, ce samedi 22 février à Kinshasa, un remaniement gouvernemental à venir, envisageant la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la progression des rebelles du Mouvement 23 Mars (M23) dans l'Est de la RDC.
Lors d'une réunion avec les députés nationaux, sénateurs et responsables politiques de sa coalition, l’Union sacrée de la nation (USN), le chef de l'État a exprimé sa déception face au manque d'engagement de certains membres de son camp politique dans la gestion des crises sécuritaires, tout en saluant quelques figures pour leur implication active.
Face à l'avancée du M23, qui contrôle désormais plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le président Tshisekedi a insisté sur la nécessité d'unité et de mobilisation : “ Nous devons nous unir. Notre force reste des Congolais debout et déterminés.”
Félix Tshisekedi a dévoilé la mise en place imminente d’un “plan d’urgence” pour ces provinces, incluant une augmentation des effectifs militaires et une collaboration renforcée avec la mission onusienne, Monusco, malgré les critiques passées sur son efficacité.
Le Conseil de sécurité adopte une résolution appelant le M23 à cesser leur offensive dans l'est de la RDC
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, vendredi, une résolution appelant les rebelles du M23 à cesser immédiatement leur offensive dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et demandant aux forces rwandaises de cesser leur soutien au groupe armé et de se retirer du pays, rapporte l'ONU dans un communiqué.
Dans cette résolution, le Conseil condamne fermement la prise de contrôle par le M23, le 28 janvier, de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, ainsi que de son aéroport international. Il condamne également la prise par les rebelles, le 14 février, de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, rapporte la même source.
Le Conseil décide que le M23 doit immédiatement cesser les hostilités, se retirer de toutes les zones sous son contrôle et démanteler les administrations « parallèles illégitimes » mises en place sur le territoire de la RDC.
A cette fin, les membres du Conseil saluent les efforts régionaux déployés par l’Union africaine (UA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) pour mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat, souligne l'ONU.
Ouverture de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), dans sa 29e édition, s’est ouvert samedi 22 février, au Palais des sports de Ouaga 2000 dans la capitale burkinabè sur le thème : ‘’Cinémas d’Afrique et identités culturelles’’.
Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie d’ouverture de ce festival riche en couleurs, sous la présidence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Tchad est l'invité d'honneur de la 29ème édition du Fespaco. La délégation tchadienne compte près de 230 personnes parmi lesquelles, le chef de l’État tchadien et des membres du Gouvernement, ainsi que des cinéastes, des artisans, des artistes et des journalistes.
‘’Le cinéma est, en effet, un miroir de la société, un vecteur puissant d’appropriation de notre culture, de nos valeurs, de nos rêves, et de nos luttes. Il nous permet de raconter nos histoires, de partager nos réalités, de mettre en lumière nos traditions pour mieux faire face aux grands défis de notre temps’’, a déclaré le ministre burkinabè en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, livrant le discours du président burkinabè le capitaine Ibrahim Traoré.
L'Alliance des Etats du Sahel se dote d'un drapeau
Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), réunis, samedi, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, ont procédé, au lancement officiel du drapeau de la Confédération AES regroupant le Mali, le Burkina et le Niger, après sa validation par les Chefs d’État des pays membres.
S'exprimant à propos de la couleur verte du drapeau, Abdoulaye Diop ministre des Affaires étrangères du Mali a souligné « la couleur verte, souvent associée à la croissance, symbolise l’espoir et la prospérité ; la renaissance et le renouveau » affirmant qu'elle « représente ainsi les immenses ressources naturelles de l’espace confédéral pour un avenir de prospérité partagée ».
Une réunion ministérielle de la Confédération des États du Sahel (AES) se tient samedi et dimanche à Bamako avec la participation d’un nombre important de membres des Gouvernements du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger.
Cette rencontre majeure, première du genre regroupe les ministres en charge de la Défense, de la Diplomatie et du Développement.
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