AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Syrie
- Erdogan : "Il est clair que l'escalade des agressions israéliennes a pour but d'étouffer la révolution en Syrie"
"Il est clair que l'escalade des agressions israéliennes a pour but d'étouffer la révolution en Syrie et de faire oublier les espoirs du peuple syrien", a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'État turc s’exprimait, lundi à Ankara, à l'issue de la réunion de cabinet.
Le président turc a souligné que la montée en puissance de l'agression israélienne s'expliquait par une tentative apparente d'éclipser la révolution en Syrie et d'étouffer les espoirs des Syriens.
"Bien qu'Israël fasse preuve d'opportunisme, il se retirera tôt ou tard des terres qu'il occupe. Il en sera ainsi", a indiqué le président turc.
Erdogan a souligné qu'Ankara a toujours été du bon côté de l'histoire depuis le début de la crise syrienne en 2011.
- Les membres du régime déchu rendent les armes et s'enregistrent auprès du nouveau pouvoir
Après l'effondrement du régime baasiste de 61 ans en Syrie, les soldats du régime et la bureaucratie de sécurité s'enregistrent en rendant leurs armes dans les "centres d'identification et de réconciliation" mis en place par l'administration intérimaire.
Le point de recrutement situé dans le quartier de Mezze, à Damas, la capitale syrienne, est utilisé comme centre de réconciliation et d'identification mis en place par la nouvelle administration. De nombreuses personnes font la queue devant le portail situé à l'extérieur de l'enceinte. Les personnes qui s'inscrivent dans la file d'attente sont conduites à l'intérieur après l'appel de leur nom.
Les personnes qui font la queue déposent d'abord leurs armes, si elles en ont, et entrent dans le bâtiment en marchant sur un portrait de Bachar al-Assad.
À l'intérieur, des représentants du nouveau gouvernement syrien enregistrent les informations relatives à l'identité des personnes, leur lieu de résidence et les fonctions qu'elles ont occupées sous l'ancien régime. Les personnes sont photographiées à la sortie avec les documents qui leur ont été remis.
*Gaza
- Gouvernement de Gaza : Plus de 50 morts et blessés lors d'une incursion israélienne dans le camp de Nuseirat
Plus de 50 Palestiniens ont été tués ou blessés et plus de 20 unités d'habitation détruites, lors d'une incursion israélienne dans le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la Bande de Gaza, a annoncé ce lundi le bureau médiatique du gouvernement de Gaza.
"L’armée d’occupation a pris d’assaut le nouveau camp de Nuseirat avec plus de 17 véhicules militaires et des dizaines de soldats et d’avions, et y a commis des crimes horribles, faisant plus de 50 martyrs et blessés, tous des civils, des enfants et des femmes", a indiqué le bureau médiatique dans un communiqué.
Le correspondant d’Anadolu, citant des témoins oculaires, a rapporté que l’armée israélienne s'est infiltrée dans le nord-ouest de Nuseirat dimanche à l'aube, sous couverture de tirs des véhicules militaires et des drones.
Les témoins oculaires ont également raconté que les drones avaient survolé le camp à basse altitude depuis le début de l’opération jusqu’à lundi à l'aube, empêchant la récupération des corps et des blessés.
Et de préciser que "le crime a pu être dévoilé ce matin (lundi) après que les ambulanciers ont pu accomplir leurs tâches".
- Brigades Al-Qassam : Le sort des prisonniers israéliens dépend de l'avancée de l'armée dans le nord de la Bande de Gaza
Le sort de certains prisonniers israéliens est lié à l'avancée de l'armée israélienne dans le nord de la Bande de Gaza, a déclaré, lundi, le porte-parole des Brigades Al-Qassam, aile militaire du Hamas.
Abu Ubaida a fait plusieurs déclarations sur Telegram peu après que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affirmé qu'il y avait eu « certains progrès » dans les négociations en vue d'un échange de prisonniers avec le Hamas, sans fournir de calendrier précis. L'opposition israélienne accuse Netanyahu de saboter les négociations afin de prolonger la guerre.
Le porte-parole a averti que « le sort de certains prisonniers israéliens dépend de la progression de l'armée d'occupation sur des centaines de mètres dans certaines zones attaquées », sans donner plus de détails.
Ces dernières semaines, les familles des prisonniers israéliens détenus à Gaza ont intensifié leurs appels en faveur d'un accord sur l'échange de prisonniers et d'un cessez-le-feu à Gaza.
*France
- La composition du gouvernement de François Bayrou dévoilée
Après dix jours d'attente, depuis la nomination du nouveau chef du gouvernement, François Bayrou, les noms des nouveaux ministres ont été annoncés ce lundi, sur le perron de l'Élysée par Alexis Kohler, le secrétaire général de la Présidence française.
**Voici la composition du nouveau Gouvernement français :
Bruno Retailleau garde son poste de ministre de l'Intérieur, en tant que ministre d'État.
L'ancienne Première ministre Élisabeth Borne devient la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et du Numérique, en tant que ministre d'État.
Gérald Darmanin devient le nouveau ministre de la Justice, en tant que ministre d'État.
Éric Lombard devient le nouveau ministre de l'Économie et des Finances
L'ancien Premier ministre Manuel Valls devient le nouveau ministre des Outre-mer.
Jean-Noël Barrot garde son poste en tant que ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
Sébastien Lecornu garde son poste en tant que ministre des Armées.
François Rebsamen devient ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation.
Rachida Dati garde son poste en tant que ministre de la Culture.
Annie Genevard garde son poste en tant que ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Agnès Pannier-Runacher garde son poste en tant que ministre de la Transition écologique.
Catherine Vautrin garde son poste en tant que ministre du Travail, de la Santé, des solidarités et des Familles.
Laurent Marcangeli devient ministre de l'Action publique, de la fonction publique et de la simplification.
Marie Barsacq devient ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
- François Bayrou défend la composition de son gouvernement
Le nouveau Premier ministre français, François Bayrou, s’est dit « persuadé » que le gouvernement dont la composition a été dévoilée ce lundi soir, ne serait pas censuré.
Dans une interview accordée à BFMTV dans la soirée, le locataire de Matignon promet qu’il ne fera usage de l’article 49-3 de la Constitution « qu'à la dernière extrémité sur le budget ».
« Je pense que la situation du pays » est « inquiétante » s’agissant des finances publiques, a-t-il concédé, promettant de nouvelles consultations qui dureront « jusqu’à l’été ».
Et de poursuivre: « Je pense qu'on est dans une situation du pays extrêmement difficile, la plus difficile que nous ayons connue depuis la guerre, avec un pays qui n’a pas de budget, un pays qui n’a pas de majorité ».
De fait, François Bayrou écarte formellement l’éventualité de revenir sur la réforme des retraites comme le demande la gauche.
- Menace de censure de LFI après l'annonce du gouvernement
L'annonce du nouveau gouvernement de François Bayrou ce lundi a déclenché une avalanche de réactions critiques, notamment sur les réseaux sociaux. Si le nouveau cabinet se veut un gouvernement d’union autour des défis politiques et économiques, les oppositions ne décolèrent pas.
Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale, a vivement réagi sur X, annonçant une motion de censure : « Un gouvernement rempli de gens désavoués dans les urnes et qui ont contribué à couler notre pays… avec le soutien de Marine Le Pen et du RN. Ce gouvernement n’a qu’un seul avenir : la censure. Avec la chute de Bayrou, le roi Macron sera nu. Son départ est inéluctable ».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a, lui aussi, dénoncé la composition du gouvernement, la qualifiant de « provocation ». Selon lui, « la droite extrême au pouvoir sous la surveillance de l’extrême droite » incarne une situation dangereuse pour le pays.
Du côté des écologistes, Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, a pointé du doigt ce qu'elle considère comme une contradiction flagrante dans la posture de François Bayrou : « François Bayrou avait affirmé que contrairement à Michel Barnier, il ne se mettrait pas entre les mains du RN. C'est pourtant exactement ce qu'il vient de faire ».
*Canada
Le Premier ministre Trudeau fait face à des pressions l'incitant à démissionner
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau fait face à des pressions croissantes l'incitant à démissionner, alors qu'il persiste à éviter de répondre à la presse.
Plus de 50 législateurs ontariens du parti libéral de Trudeau seraient parvenus à un consensus lors d'une conférence téléphonique samedi, appelant le Premier ministre à démissionner, a rapporté la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) au cours du week-end. Cela représente environ un tiers du parti, qui compte 153 sièges au Parlement.
Parallèlement, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, dont le soutien a permis aux libéraux minoritaires de gouverner, a déclaré qu'il demanderait un vote de défiance à la première occasion, ce qui déclencherait des élections. Les conservateurs et le Bloc Québécois se sont joints au chœur pour réclamer la démission de Justin Trudeau. Celui-ci s'est vu reprocher son action à une époque où les prix des denrées alimentaires augmentaient et où il y avait une pénurie de logements.
*Madagascar
Les résultats provisoires des communales et municipales proclamés
Près d’une dizaine de jours après la tenue des élections municipales et communales à Madagascar, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) – à travers ses branches dénommées SPATREC ou Structures provinciales de traitement des résultats des élections communales – a procédé à la proclamation des résultats provisoires.
La Commission a procédé à une proclamation progressive, en débutant par l’ex-chef- lieu de province d’Antananarivo, le vendredi 20 décembre dernier, puis à Mahajanga et Antsiranana, samedi.
La Commission a clôturé la proclamation ce lundi, 23 décembre pour Toamasina, Fianarantsoa et Toliara.
Les taux de participation varient selon les localités. Les électeurs ont été les plus assidus à Antsiranana avec un taux de participation de 47,24%, suivi de Mahajanga avec 44,49% et Antananarivo avec 44,19 %.
*Mozambique
Le Conseil constitutionnel confirme la victoire électorale du candidat du Frelimo
Le Conseil constitutionnel du Mozambique a confirmé, lundi, la victoire de Daniel Chapo, du Front de libération du Mozambique (Frelimo), à l'élection présidentielle du 9 octobre.
Les sept juges du Conseil constitutionnel ont toutefois ramené à 65 % le résultat obtenu par Chapo, crédité de 71 % des suffrages par l'autorité électorale.
Le Mozambique est le théâtre de violentes manifestations depuis la fin du mois d'octobre, lorsque l'autorité électorale a déclaré Chapo, 47 ans, vainqueur de l'élection du 9 octobre, avec 71 % des suffrages exprimés, face au candidat de l'opposition Venancio Mondlane, du Parti optimiste pour le développement du Mozambique (Podemos), qui a obtenu 20 % des voix.
Mondlane a rejeté les résultats, affirmant que le scrutin était largement frauduleux et invitant ses partisans à protester.
Le Conseil constitutionnel a alors été chargé de statuer sur l'affaire.
*Soudan
"Le conflit a entraîné l'effondrement du système de santé", déplore le ministre de la Santé du pays
Le ministre soudanais de la Santé, Heysem Mohammed Ibrahim, a indiqué que le conflit entre l'armée et les Forces de soutien rapide (FSR), qui dure depuis environ 20 mois dans le pays, a provoqué l'effondrement du système de santé.
Au Soudan, pays d'Afrique de l'Est, la guerre entre l'armée et les FSR se poursuit dans de nombreux États, laissant la population face à diverses difficultés.
Ce conflit a causé d'importantes destructions dans des domaines tels que les infrastructures, l'économie, l'éducation et la santé, et a provoqué la plus grande crise de déplacement au monde.
Depuis le 15 avril 2023, toutes les tentatives visant à mettre fin au conflit entre l'armée soudanaise et les FSR, autrefois alliées, ont échoué en raison de désaccords sur des questions telles que la réforme militaire et l'intégration.
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