AA / Tunis / Salim Boussaïd
Le bilan des victimes de l’agression israélienne s’alourdit à 44 176 morts
Au moins 120 Palestiniens ont été tués par les attaques israéliennes contre la Bande de Gaza au cours des dernières 48 heures, portant le bilan des victimes, depuis l'année dernière, à 44 176 morts, a annoncé le ministère de la Santé de l'enclave, samedi.
Un communiqué du ministère ajoute que quelque 104 473 autres personnes ont été blessées dans les attaques en cours.
« Les forces israéliennes ont tué 120 personnes et en ont blessé 205 autres lors de sept massacres de familles au cours des dernières 48 heures », a déclaré le ministère.
Le bilan des victimes de l'agression israélienne grimpe à 3 670 morts
Au moins 25 personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes au Liban au cours des dernières 24 heures, portant à 3 670 morts le bilan des victimes depuis le mois d'octobre de l'année dernière, a déclaré le ministère libanais de la Santé, samedi.
Le communiqué du ministère ajoute que 58 autres personnes ont été blessées au cours de la journée, ce qui porte à 15 413 le nombre total de blessés depuis le mois d'octobre 2023.
Israël mène une vaste campagne de frappes aériennes au Liban, depuis la fin du mois de septembre, contre ce qu'il affirme être des cibles du Hezbollah, marquant ainsi une escalade dans la guerre transfrontalière qui l'oppose au groupe libanais depuis le début de son offensive sur la Bande de Gaza. Le 1er octobre 2024, Israël a lancé une attaque au sol dans le sud du Liban.
Une nouvelle affaire affaiblit Netanyahu : les "Bibileaks"
Les révélations sur les "Bibileaks", impliquant l’entourage de Benyamin Netanyahu, mettent le Premier ministre israélien dans une position délicate. Une enquête a révélé que des documents secret-défense avaient été falsifiés pour influencer l’opinion publique et prolonger le conflit à Gaza.
Selon un article de Franceinfo, un conseiller de Netanyahu, Elie Feldstein, aurait orchestré cette opération. Par le biais de complicités au sein des renseignements militaires, il aurait obtenu puis modifié des documents pour suggérer que le Hamas manipulait les familles des otages israéliens. Ces informations ont ensuite été transmises à des médias étrangers, permettant à Netanyahu de justifier son refus de négociations avec le Hamas.
Ces événements remontent à juin dernier, alors que la société israélienne se mobilisait pour réclamer une trêve après la découverte des corps de six otages. Les fausses révélations publiées début septembre ont contribué à discréditer ces manifestations et à réduire leur intensité.
Elie Feldstein a été arrêté et risque une peine de prison à vie. D'autres membres proches de Netanyahu sont également visés par l’enquête, bien qu’aucune preuve n’implique directement le Premier ministre. Ce dernier est toutefois fragilisé politiquement, notamment en raison d’autres affaires judiciaires en cours, dont une liée à des accusations de corruption.
Mandats d'arrêt contre Netanyahu et Gallant : le président Erdogan soutient une ‘’décision courageuse’’ de la CPI
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, a exprimé samedi son soutien à la décision ‘’courageuse’’ de la Cour pénale internationale (CPI) qui a émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant.
Recep Tayyip Erdogan s’exprimait lors de la 4ème édition de la Foire internationale des ONG, organisée par l'Union des organisations non gouvernementales du monde islamique (UNIDS) et la Fondation des organisations bénévoles turques (TGTV), qui s'est tenue à l'aéroport Atatürk d’Istanbul.
Le chef de l’État turc a fait observer que les parties dotées de privilèges dans le système international entraînent diverses régions, notamment du monde musulman, dans une spirale d’instabilité pour leurs propres intérêts.
‘’Les organisations et les médias internationaux ignorent les crimes contre l'humanité commis en Palestine, au Liban et dans d'autres régions du monde’’, a déclaré le président turc.
Menaces visant les alliés qui exécuteraient les mandats d'arrêt de la CPI contre Netanyahu et Gallant
Le membre républicain du Sénat américain, Lindsey Graham, a menacé de sanctionner les alliés des Etats-Unis s'ils venaient à exécuter les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant.
« À tout allié, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, France, si vous cherchez à aider la CPI, nous vous sanctionnerons », a déclaré Graham lors d'une interview accordée à Fox News, vendredi en fin de journée.
« Si vous aidez la CPI en tant que nation et forcez le mandat d'arrêt contre Bibi et Gallant, l'ancien ministre de la défense, je vous sanctionnerai en tant que nation », a-t-il ajouté.
Et Graham de poursuivre : « Vous allez devoir choisir entre la CPI et les États-Unis ».
La France n'établit pas de "lignes rouges" dans le soutien à l’Ukraine, selon Jean-Noël Barrot
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé dans une interview accordée à la BBC qu'il n'existait pas de « lignes rouges » pour son pays concernant le soutien apporté à l'Ukraine dans la guerre contre la Russie.
Interrogé par la télévision britannique, Barrot a indiqué que l'utilisation de missiles français à longue portée par l’Ukraine en territoire russe relevait de la « logique de l’autodéfense ». Il n’a toutefois pas confirmé si ces armes avaient déjà été utilisées dans de telles opérations.
« Le principe a été établi... Nos messages au Président [ukrainien] Zelensky ont été bien reçus », a-t-il déclaré, faisant écho aux propos tenus par le Président français Emmanuel Macron, qui avait exprimé plus tôt cette année son ouverture à l’idée que l’Ukraine puisse utiliser des missiles français au-delà de ses frontières.
Ces déclarations interviennent dans un contexte d’escalade, où des missiles britanniques et américains à longue portée ont été utilisés pour la première fois en territoire russe, selon les médias de ces pays.
L'UE rappelle son ambassadeur après des accusations de mauvaise gestion de l'aide formulées par Niamey
L'Union européenne a annoncé, samedi, le rappel de son ambassadeur au Niger.
Cette décision a été prise après que la junte au pouvoir a remis en question la manière dont l'Union européenne a distribué l'aide destinée à ce pays d'Afrique de l'Ouest.
« L'Union européenne exprime son profond désaccord avec les justifications et les accusations formulées par les autorités de transition », a déclaré le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), samedi.
« En conséquence, l’UE a décidé de rappeler son ambassadeur pour consultations à Bruxelles », a ajouté le SEAE.
Vendredi, la junte nigérienne a publié une déclaration accusant l'ambassadeur de l'UE dans le pays d'avoir mal géré un fonds de 1,3 million d'euros (1,35 million de dollars) destiné aux victimes des inondations.
22 Somaliens trouvent la mort suite au naufrage de deux bateaux
Vingt-deux personnes ont été tuées après que deux bateaux transportant des migrants ont chaviré au large des côtes de Madagascar, dans l'océan Indien, a déclaré un responsable, samedi.
L'ambassadeur somalien en Éthiopie et auprès de l'Union africaine, Abdullahi Warfa, a déclaré à la radio publique, Radio Mogadiscio, que les embarcations transportaient 70 passagers, tous de nationalité somalienne.
Il n'a pas révélé la date exacte de l'incident, mais a confirmé que des corps avaient été repêchés samedi.
Il a ajouté que 48 passagers avaient été secourus par des pêcheurs et pris en charge par des professionnels de la santé.
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