AA / Tunis / Salim Boussaïd
Le bilan des victimes de la guerre israélienne dépasse les 35 000 morts
Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a annoncé, dimanche, que le bilan de la guerre israélienne dans la bande de Gaza s'est alourdi à ''35 34 morts et 78 755 blessés", depuis le 7 octobre 2023.
Le ministère a déclaré dans son bulletin statistique quotidien : ''L’occupation israélienne a commis 8 massacres contre des familles dans la bande de Gaza, qui ont fait 63 morts et 114 blessés au cours des dernières 24 heures''.
Et le ministère d'ajouter : "Le bilan de l'agression israélienne s'est élevé à 35 034 morts et 78 755 blessés depuis le 7 octobre dernier."
''Il y a encore un certain nombre de victimes sous les décombres et sur les routes. Les ambulances et les équipes de la protection civile ne peuvent pas les atteindre", a fait savoir la même source.
Gaza : 100 raids israéliens sur Jabalia et déplacement massif des habitants depuis le nord
Plusieurs Palestiniens ont été tués et d'autres blessés dans une série de raids israéliens visant le centre de la bande de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche, tandis que des avions de chasse ont lancé plus de 100 raids sur le camp et la ville de Jabalia, suivis d'un déplacement massif de milliers de Palestiniens du nord de la bande vers l'ouest de la ville de Gaza.
Des sources médicales de l'hôpital ''Martyrs d'Al-Aqsa'', dans la ville de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, ont rapporté au correspondant d'Anadolu ''qu'un certain nombre de Palestiniens, dont deux médecins, ont été tués et d'autres blessés lors d'une série de raids israéliens qui a visé diverses zones du centre de la bande de Gaza la nuit dernière''.
Des témoins oculaires ont rapporté à Anadolu que les engins militaires israéliens ont avancé de manière limitée au nord-est de la ville de Deir al-Balah et mené des opérations de rasage au bulldozer dans la région''.
Francesca Albanese : C'est impossible pour les occidentaux d'imaginer qu'Israël commet un génocide
Une session extraordinaire du Forum social Maghreb-Machrek consacrée à la Palestine s’est tenue samedi 10 mai 2024 au Palais des Congrès à Tunis, a rapporté la correspondante d’Anadolu présente sur place.
Cette session intitulée : ‘’Palestine, notre avenir. La guerre contre la bande de Gaza est un défi aux valeurs humanitaires et démocratiques’’, ouverte au grand public, se traduit par une mobilisation internationale collective pour soutenir la Palestine bien que le mouvement de solidarité a vu le jour depuis la première offensive israélienne en 1967.
‘’Comment peut-on lever le regard de ce qui se passe à Gaza ? C’est une tragédie !’’, demande Francesca Albanese, la Rapporteure spéciale de l'Onu sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, lors de son discours prononcé à cette occasion.
‘’Ce qui se passe à Gaza, je l’ai dit depuis le premier jour, est choquant, mais ce n’est pas surprenant. Israël a tué près de 35 mille personnes parmi lesquelles 15 mille enfants, sans oublier la destruction de Gaza. Le but de cette campagne militaire est la vengeance contre tous les Palestiniens, à Jérusalem et en Cisjordanie’’, a fait observer l’experte italienne de l’Onu.
Francesca Albanese rappelle qu’en sept mois, Israël a pu tuer constamment autant de gens, dont 70% sont des femmes et des enfants.
En conséquence, l’experte de l’Onu affirme qu’il ne s’agit pas d’une guerre et qualifie, sans hésitation, ce qui se passe à Gaza de ‘’génocide’’.
Évoquant le déni du génocide en cours à Gaza par l’Occident, la juriste onusienne a affirmé dans une interview accordée à Anadolu : ‘’Il y a effectivement dans les pays occidentaux un très fort malaise et un manque de confort dans l'utilisation du mot génocide parce que justement, ça évoque l’holocauste.’’
Et la Rapporteure spéciale de l’Onu sur la Palestine d’ajouter : ‘’Il est donc impossible d'imaginer qu'Israël est en train de commettre un génocide, mais effectivement c’est ce qu'il est en train de faire.’’
Erdogan: La Türkiye est le pays qui fournit le plus d'aides à Gaza
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche que la Türkiye est le pays qui fournit le plus d'aides humanitaires à la bande de Gaza.
Erdogan s'exprimait dans un discours prononcé lors de l'ouverture du « Sommet consultatif des savants du monde islamique », tenu à Istanbul.
« Nous sommes le pays qui fournit le plus d’aide humanitaire à Gaza, avec un volume d’environ 54 000 tonnes », a déclaré le président turc ajoutant que le Türkiye accueille par ailleurs plus 400 malades et blessés de Gaza qui se font soigner dans les hôpitaux du pays dont des personnes atteintes de cancer.
Erdogan a souligné que Gaza était témoin, depuis le 7 octobre 2023, de « l’un des massacres les plus brutaux de l’histoire de l’humanité ».
Kiev annonce une détérioration considérable de la situation dans la région de Kharkiv
Le commandant en chef des forces ukrainiennes a déclaré, dimanche, que la situation sur la ligne de front avec la Russie dans la région de Kharkiv, au nord-est, s'était ''considérablement détériorée'' au cours de la semaine dernière.
''Cette semaine, la situation dans la région de Kharkiv s'est considérablement détériorée. Des combats se poursuivent dans les zones situées le long de la frontière avec la Fédération de Russie'', a déclaré Oleksandr Syrskyi sur Telegram.
Soulignant que la situation est ''délicate'', Syrskyi a déclaré que ''les forces de défense font tout pour maintenir les lignes et positions défensives, ainsi que pour infliger des dégâts aux forces russes''.
Il a déclaré que de violents affrontements se poursuivent dans les villes de Koupiansk, Siversk, Lyman et Pokrovsk.
Les avocats annoncent une grève générale lundi
Les avocats tunisiens ont décidé, dimanche soir, d'observer lundi une grève générale dans tous les tribunaux du pays, pour protester contre l'assaut mené par des forces de sécurité contre le siège de l'Ordre des avocats, au centre de la capitale, et contre l'arrestation d'une avocate.
Cette annonce a été faite par le bâtonnier de l'Ordre des avocats tunisiens, Hatem Meziou à l'agence de presse TAP (officielle), à l'issue d'une réunion d'urgence tenue dimanche.
Cette grève générale est décidée en contestation à "l'incursion des forces de l'ordre dans les locaux de l'Ordre des avocats, hier soir, samedi, pour exécuter un mandat d'arrêt contre l'avocate Sonia Dahmani", a expliqué le bâtonnier.
Niamey conditionne la réouverture de sa frontière avec le Bénin par le retrait des soldats français
Les autorités nigériennes ont annoncé le maintien de la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin, en raison de la présence en territoire béninois des camps de l'armée française.
L'annonce a été faite par le Premier ministre nigérien de transition Ali Mahamane Lamine Zene, samedi.
"Nous avons souverainement décidé de garder notre frontière fermée avec le Bénin pour la bonne et simple raison que nos anciens amis, que sont les Français, sont revenus sur le territoire béninois après leur départ du Niger", a déclaré Ali Mahamane Lamine Zene lors d'un pont de presse diffusé samedi soir à la télévision publique.
Il a précisé qu'il y a au moins cinq camps de l'armée française au nord du Bénin, près de la frontière nigérienne, soutenant que des terroristes sont entraînés dans certains de ces camps "pour venir déstabiliser le Niger".
Il a prévenu que le Niger gardera sa frontière fermée "jusqu'à ce que le Bénin décide de traiter de cette question essentielle".
En proie aux violences de gangs, Port-au-Prince ressemble à une zone de guerre
La capitale de Haïti, Port-au-Prince, ressemble à une zone de guerre. La spirale de la violence des gangs et la vacance du pouvoir ont plongé les citoyens dans une situation difficile.
Depuis des années, Haïti est déjà en proie à des problèmes politiques, économiques et sécuritaires. La violence perpétrée par des gangs lourdement armés a poussé le pays le plus pauvre d'Amérique du Nord au bord de l'effondrement économique.
Sa population de plus de 11 millions d'habitants est en outre menacée de famine.
Plus de 2 500 personnes ont trouvé la mort entre janvier et mars, tandis que plus de 95 000 autres ont été forcées de fuir leur domicile depuis que la violence des gangs a éclaté dans la capitale en mars.
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