AA / Tunis / Salim Boussaïd
Médecins sans frontières : ''les hôpitaux de Gaza ont été soumis à des bombardements continus''
L'organisation internationale Médecins sans frontières (MSF) a déclaré, samedi, que "les hôpitaux de Gaza ont été soumis à des bombardements continus au cours des dernières 24 heures, alors que nos équipes et nos patients sont toujours à l'intérieur".
L’organisation (humanitaire, médicale, indépendante) a écrit sur la plateforme ''X'': ''Nous appelons à nouveau de toute urgence à la fin des attaques contre les hôpitaux de Gaza et à un cessez-le-feu immédiat''.
Et d'ajouter, ''au cours des dernières 24 heures, les hôpitaux de Gaza ont été soumis à des bombardements continus, et l'hôpital Al-Shifa a également été bombardé à plusieurs reprises''.
Gaza: 39 nourrissons risquent de mourir à tout moment en raison du manque d'oxygène à l'hôpital Al-Shifa
La ministre palestinienne de la Santé, Mai AlKaila, a annoncé samedi que 39 enfants du service de soins de l'hôpital Al-Shifa risquaient de mourir à tout moment, en raison du manque d'oxygène, coïncidant avec un intense bombardement aérien et d'artillerie visant l'hôpital et ses environs, à l'ouest de Gaza.
C'est ce qui a été mentionné dans une déclaration corrective publiée par le ministère palestinien de la Santé suite à l’annonce de la ministre Al-Kaila lors d’une conférence de presse à Ramallah, « que 39 nourrissons ont perdu la vie à cause d’un manque d’oxygène dans le complexe d’Al-Shifa ».
Muhammad Al-Awawda, directeur de l'information au ministère palestinien de la Santé, a également expliqué au correspondant d'Anadolu que 39 enfants du service de soins de l'hôpital Al-Shifa risquent la mort, signalant que l'un des nourrissons était effectivement mort en raison du manque d'oxygène à l'hôpital.
Erdogan : "Nous sommes confrontés à une barbarie sans précédent où les hôpitaux, les écoles à Gaza sont bombardés"
"Nous sommes confrontés à une barbarie sans précédent où les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugiés à Gaza sont bombardés et des civils sont tués", a déclaré le président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprimait ce samedi à Riyad lors du sommet conjoint arabo-islamique d'urgence sur Gaza.
Selon le chef de l'État turc, les mots ne suffisent pas à décrire ce qui se passe à Gaza et à Ramallah depuis le 7 octobre.
"Nous sommes confrontés à une barbarie sans précédent où les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugiés à Gaza sont bombardés et des civils sont tués. C'est une honte que les pays occidentaux, qui parlent toujours de droits de l'Homme et de libertés, restent silencieux face aux massacres en cours en Palestine", s'est-il indigné.
Recep Tayyip Erdogan a également appelé à la création d'un fonds au sein de l'Organisation de la coopération islamique pour la reconstruction de Gaza.
La Russie et la Chine exigent un cessez-le-feu immédiat en vue d'une solution permanente en Palestine
La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont présenté un avis commun sur un cessez-le-feu immédiat et la recherche d'une solution durable à Gaza, où se poursuivent les attaques intenses de l'armée israélienne.
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni pour la septième fois en un mois environ au siège des Nations Unies à New York, où la Russie et la Chine ont appelé à un cessez-le-feu urgent à Gaza et à la nécessité de trouver une solution radicale au conflit.
Après que le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le directeur général du Croissant-Rouge palestinien, Marwan Gilani, ont évoqué la situation humanitaire à Gaza, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies, Vassily Nebenzia, a déclaré que la crise dans la bande de Gaza est « choquante ».
Brigades al-Qassam : "Nous avons détruit 25 engins militaires israéliens en l'espace de deux jours"
Les Brigades al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont détruit 25 engins militaires israéliens au cours des dernières 48 heures, a annoncé samedi leur porte-parole, Abou Obeida,
"Nous avons documenté la destruction totale ou partielle de plus de 160 engins militaires israéliens depuis le début de l’agression terrestre sur la bande de Gaza (le 27 octobre dernier), dont 25 au cours des dernières 48 heures", a confirmé Abou Obeida.
Il a ajouté que les chars israéliens qui tentent d'avancer dans la bande de Gaza sont contraints "de se retirer face à la résistance de nos combattants".
Abou Obeida a estimé que "l'ennemi est effrayé malgré le fait que la confrontation avec les combattants palestiniens est déséquilibrée".
"Nos combattants sortent des tunnels, ils détruisent les blindés et les chars de l'ennemi", a-t-il indiqué.
Israël rejette l'appel de Macron à « cesser de tuer des enfants et des femmes à Gaza »
Israël a rejeté samedi l'appel du président français Emmanuel Macron à "cesser de tuer des femmes et des enfants" dans la bande de Gaza, estimant que la responsabilité des victimes civiles incombe au mouvement Hamas.
Vendredi soir, Macron a déclaré dans une interview télévisée accordée à la chaîne britannique BBC à l'Elysée " que rien ne justifiait les bombardements et qu'un cessez-le-feu profitera à Israël".
Il a ajouté : « Même si nous reconnaissons le droit d'Israël à se défendre, nous l'exhortons à arrêter ces bombardements à Gaza ».
Macron a poursuivi : "En effet. Ces enfants, ces femmes, ces personnes âgées sont bombardés et tués. Il n'y a aucune raison à cela et aucune légitimité. C'est pourquoi nous exhortons Israël à arrêter."
L'armée israélienne déplore la mort de cinq soldats dans des combats à Gaza
L'armée israélienne a déploré, samedi, la mort de cinq soldats dans des combats au sol dans la bande de Gaza, portant le bilan à 43 morts depuis le début de l'opération terrestre le 27 octobre.
C'est ce qu'a affirmé l’armée israélienne dans un communiqué, précisant que les cinq soldats tués faisaient partie des réservistes des forces spéciales.
De son côté, le correspondant du journal israélien Yediot Aharonot, Yossi Yehoshua, a déclaré que "parmi les soldats tués, quatre faisaient partie des réservistes de l'élite. Les quatre militaires ont été tués dans une explosion à l'entrée d'un tunnel piégé, près d'une mosquée dans la ville de Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza).
De violents combats opposent les forces israéliennes qui avancent dans la bande de Gaza aux combattants palestiniens sur plusieurs axes au nord et au sud de l'enclave palestinienne. L'armée de l'État hébreu encercle également les hôpitaux où se trouvent les déplacées palestiniens.
Netanyahu: "Le chef du Mossad suit les négociations pour la libération des otages à Gaza"
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré, samedi, que des négociations sont en cours avec le chef du Mossad (service de renseignement israélien), David Barnea, pour libérer les otages israéliens détenus dans la bande de Gaza.
La déclaration de Netanyahu a été faite lors d'une conférence de presse conjointe, dans le quartier de Kirya à Tel Aviv, en présence du ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz.
"Le chef du Mossad, David Barnea, suit de près les négociations concernant les prisonniers israéliens à Gaza", a souligné le Premier ministre israélien.
En revanche, Netanyahu a refusé de donner de plus amples détails à ce sujet.
La Société de radiodiffusion publique israélienne a rapporté, samedi, citant des sources ayant requis l'anonymat, que des négociations ont eu lieu ces dernières heures, sous la médiation des Etats-Unis et du Qatar, pour conclure un accord de trêve à Gaza.
Un ancien haut fonctionnaire de l'Onu qualifie la situation à Gaza de "génocide"
Craig Mokhiber, ancien haut fonctionnaire des Nations unies, a qualifié la situation actuelle à Gaza de "génocide", expliquant et étayant son analyse en se référant à "de nombreuses actions spécifiques" décrites dans la Convention des Nations unies sur le génocide.
Ancien directeur du bureau de New York du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, il a démissionné de son poste la semaine dernière en réaction à ce qu'il a perçu comme étant une réaction timide de la part de l'Onu au sujet du conflit en cours à Gaza.
Interviewé par Anadolu, il a préconisé une position plus ferme, notamment vis-à-vis de pays influents tels que les États-Unis, malgré les pressions potentielles des lobbies.
OCI-Ligue arabe: ‘’Israël ne sera jamais en sécurité tant que les Palestiniens ne vivront pas en paix et en sécurité’’
Les membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique, réunis à Riyad, la capitale saoudienne, ont affirmé, dans une déclaration finale publiée ce samedi, que ni Israël ni aucun autre pays de la région ne sera jamais en sécurité tant que le peuple palestinien ne vivra pas en paix et en sécurité.
Les participants au sommet conjoint de l’Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe ont appelé l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques par Israël.
Les dirigeants arabes et musulmans ont exhorté, également, la Cour pénale internationale à achever l'enquête sur les crimes de guerre commis par Israël.
Ils ont, en outre, appelé à lever le siège de Gaza et à obliger l'entrée des convois humanitaires et demandé aux pays d’‘’arrêter l’exportation d’armes utilisées par l’armée de l'occupation et les colons terroristes pour tuer les Palestinien’’.
Genève: des milliers de personnes manifestent pour exiger la fin du génocide à Gaza
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Genève, en Suisse, pour exiger la fin du génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
Les manifestants se sont rassemblés sur la place du parc des Cropettes et se sont dirigés vers l'Office des Nations unies à Genève.
Les protestataires brandissaient des drapeaux palestiniens, ainsi qu'une banderole géante sur laquelle on pouvait lire : "Arrêtez le génocide à Gaza".
Ils ont, également, scandé des slogans en faveur de la Palestine et appelé à un cessez-le-feu à Gaza. D'autres manifestants ont soulevé des poupées couvertes de vêtements blancs symbolisant les nourrissons et les enfants palestiniens tués dans les attaques israéliennes.
Royaume-Uni : manifestation monstre à Londres en solidarité avec la Palestine
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi à Londres, capitale du Royaume-Uni, pour exprimer leur solidarité avec la Palestine. Il s'agit de la cinquième manifestation du genre depuis le 7 octobre en dépit des réserves du Premier ministre Rishi Sunak et de la ministre de l'Intérieur Suella Braverman à l'égard des marches pro-palestiniennes.
La ‘’Marche nationale pour la Palestine’’ s’est élancée vers 12 heures (heure à Londres) de Hyde Park, pour appeler à un cessez-le-feu et protester contre Israël et les gouvernements qui n'ont pas encore appelé à un cessez-le-feu à Gaza, où le nombre de morts s'élève à plus de 11 000 personnes.
Portant des drapeaux palestiniens et des pancartes, des milliers de manifestants ont marché vers l'ambassade des États-Unis en scandant des slogans pro-palestiniens.
Parallèlement, un grand nombre de juifs britanniques se sont rassemblés près de la statue de Simon Bolivar pour protester contre Israël, rejoignant ainsi des milliers d'autres manifestants appelant à la fin de l'effusion de sang dans la bande de Gaza.
Des milliers de personnes manifestent à Paris en faveur d'un cessez-le-feu immédiat en Palestine
Des milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi à Paris pour appeler à un cessez-le-feu immédiat au Proche-Orient, a constaté le correspondant d'Anadolu sur place.
La manifestation à l’appel d’une centaine d’organisations syndicales, politiques et associatives, réunies au sein du Collectif national pour une paix juste et durable en Palestine, est partie place de la République pour rejoindre celle de Nation.
"Halte au massacre à Gaza et en Cisjordanie", "Cessez-le-feu" entre autres slogans ont été scandés par les manifestants qui ont appelé l'Etat français à œuvrer pour un retour à la paix au Proche-Orient.
Les principales revendications des manifestants sont entre autres un cessez-le-feu immédiat en Palestine, la fin des bombardements et des déplacements forcés de la population, la levée immédiate du blocus, la protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que la construction d'une paix juste et durable en Palestine.
"Les massacres s'amplifient à Gaza chaque jour et il faut absolument les arrêter. Je préfère que le président de la République [Emmanuel Macron] appelle au cessez-le-feu qu'à une coalition avec Israël comme il l'a fait il y a quelques jours. Je considère que c'est une évolution intéressante", a déclaré à Anadolu Éric Coquerel, député de La France insoumise (LFI), présent à la marche.
Expulsion de la militante palestinienne Maryam Abu Daqqa
Les autorités françaises ont expulsé la dirigeante du Front populaire de libération de la Palestine, Maryam Abu Daqqa, par avion à destination du Caire.
Selon le site Internet Révolution Permanente, Abou Daqqa a été renvoyée en Égypte vendredi soir, après qu'une décision d'expulsion a été rendue à son encontre.
Abu Daqqa était accompagnée de membres de la police française lors de son expulsion dans un avion à destination du Caire.
Abu Daqqa est arrivée en France avec un visa de visite en septembre dernier, pour donner des conférences et participer à plusieurs séminaires sur les femmes palestiniennes.
Le 16 octobre, les autorités françaises ont assigné Abou Daqqa à résidence pendant 45 jours pour « trouble à l’ordre public » et le ministère de l’Intérieur a rendu une décision pour son expulsion du pays.
31 blessés dans une explosion dans un centre d'accueil pour migrants
Une explosion dans un centre d'accueil de migrants à Viterbe, dans le centre de l'Italie, a fait 31 blessés selon un communiqué officiel publié samedi.
"L'explosion a provoqué un effondrement partiel du centre de la ville de San Lorenzo Nuovo vendredi à 23h45 heure locale (22h45 GMT)", ont indiqué les pompiers italiens sur la plateforme X.
Ils ont également posté une vidéo montrant la destruction du centre, où étaient accueillis les demandeurs d'asile.
La cause probable de l'incident est une fuite de gaz, selon la même source.
Près de 7 millions déplacés par les violences (ONU)
Un nombre record de 6,9 millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer à l’intérieur de la République démocratique du Congo (RDC), a récemment annoncé l’Agence des Nations Unies pour les migrations.
Citant un communiqué publié fin octobre par l’OIM, l’ONU rapporte qu’une grande majorité des déplacés a besoin d’aide humanitaire.
« Avec le conflit en cours et l’escalade de la violence, la RDC est confrontée à l’une des plus grandes crises de déplacement interne et humanitaires au monde », avait indiqué l’agence onusienne.
Ces derniers mois, les violences ont provoqué dans le Nord-Kivu le déplacement de centaines de milliers de personnes et aggravé la crise humanitaire dans l’est de la RDC, rapporte l’ONU précisant qu’à la fin octobre, environ 5,6 millions des déplacés de la RDC étaient établis dans les provinces orientales du Nord-Kivu, Sud-Kivu, d’Ituri et du Tanganyika, selon l’OIM, qui précise que les violences constituent la principale raison de ces déplacements.
Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane limogé
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, ce samedi 11 novembre, aux fonctions du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a annoncé la présidence algérienne dans un communiqué.
Sans donner les raisons de ce limogeage, la présidence a annoncé également la nomination de son remplaçant.
Il s’agit de l’ancien représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, Nadir Larbaoui, qui occupait, depuis le mois de mars dernier, le poste de directeur de cabinet de la Présidence.
Selon le même communiqué, le chef de l’Etat algérien a également nommé Boualem Boualem, conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires juridiques, des affaires judiciaires, des relations avec les institutions, des enquêtes et des habilitations, au poste de Directeur de cabinet de la Présidence de la République par intérim.
Pour rappel, Aïmene Benabderrahmane a été nommé à la tête du gouvernement Algérien, le 30 juin 2021. En septembre dernier, il avait présenté devant le Parlement la Déclaration de politique générale de son gouvernement, (un bilan annuel) qui a obtenu le quitus des élus dans les deux chambres.
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