AA / Tunis / Salim Boussaïd
Depuis Jérusalem, Macron propose que "la coalition internationale contre Daech" s’engage "aussi contre le Hamas"
Le président français Emmanuel Macron a indiqué, mardi en conférence de presse depuis Jérusalem, que "la France est prête à ce que la coalition internationale contre Daech (…) puisse lutter aussi contre le Hamas".
S’exprimant au terme d’un entretien avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le chef de l’Etat français « propose (à ses) partenaires internationaux » de « bâtir une coalition internationale pour lutter contre les groupes terroristes » et considère que « c’est l’intérêt d’Israël (…) et de (ses) voisins ».
Il évoque ainsi l’opération Chammal, déployée en 2014 en Irak avant d’être étendue à la Syrie en 2015, et à laquelle participent de nombreux pays dont la France.
« La lutte doit être sans merci, mais pas sans règles », a-t-il néanmoins précisé appelant notamment l’Iran et ses alliés à « ne pas prendre le risque d'ouvrir de nouveaux fronts ».
Macron exprime la "solidarité" de la France avec Israël, "aujourd'hui et demain"
La France fera tout ce qu’elle pourra pour «restaurer la paix et la stabilité» en Israël et dans la région, a déclaré le président français Emmanuel Macron lors d'un entretien avec le président israélien Isaac Herzog, mardi à Jérusalem.
Macron est arrivé en Israël mardi matin pour une visite de deux jours dans la région, alors que les hostilités se poursuivaient entre l'armée israélienne d'un côté et le mouvement de la résistance islamique, Hamas, et des faction palestiniennes à Gaza, d'un autre côté, pour le 18e jour consécutif.
"Notre objectif principal est la libération de tous les otages, sans distinction", a indiqué le président français, exprimant la "solidarité" de la France, "aujourd'hui et demain".
"Je veux que vous soyez sûr que vous n’êtes pas seul dans cette guerre contre le terrorisme", a-t-il déclaré.
Macron a souligné le caractère religieux du conflit, laissant entendre que : "Ces gens ont été tués juste parce qu’ils étaient juifs".
Effondrement du système de santé dans la bande de Gaza
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé mardi "l’effondrement" du système de santé dans la bande de Gaza.
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue par la ministre de la Santé, Mai Al-Kaila, au siège du ministère dans la ville de Ramallah.
Al-Kaila a déclaré, "Au ministère palestinien de la Santé, nous annonçons avec regret l’effondrement du système de santé dans la bande de Gaza, ce qui met désormais en danger de mort imminente chaque patient ou blessé dans les hôpitaux de la bande".
Et d'ajouter, "Cet effondrement signifie qu'à partir d'aujourd'hui, tous les blessés, y compris les enfants, les femmes et les personnes âgées, perdront les services de soins".
Gaza : le bombardement de la mosquée Hattin porte le bilan à 33
Des avions de combat israéliens ont bombardé, mercredi à l'aube, la mosquée de Hattin, sise à l'Avenue Al-Jalaa (l'Evacuation) à Gaza, portant le bilan à 33 mosquées détruites depuis le 7 octobre courant.
C'est ce qu'a rapporté la chaîne Al-Aqsa Tv sur la plateforme Telegram, dans un communiqué succinct, sans donner de plus amples détails.
"Les avions de l'occupation israélienne ont bombardé la mosquée Hattin sur l'avenue Al-Jalaa, dans la ville de Gaza", a précisé le communiqué.
Lundi, l'armée israélienne avait complètement détruit la mosquée Al-Ihsen à Jabalia, dans le nord de Gaza, selon le ministère de l'Intérieur et de la sécurité nationale à Gaza.
Dimanche, le service d'information du Gouvernement à Gaza avait indiqué que le nombre de mosquées détruites par les bombardements continus de l'armée israélienne était de 31 mosquées, alors que 3 églises ont subi des dommages importants.
L'armée israélienne cible des infrastructures militaires en Syrie
L'armée israélienne a déclaré, tôt mercredi, qu'elle avait bombardé des infrastructures militaires en Syrie.
L'armée a indiqué que ses chasseurs ont également ciblé des sites de lancement d'obus de mortier en territoire syrien, a rapporté le journal israélien Yedioth Ahronoth.
L'attaque a eu lieu "en réponse à des tirs d'obus de mortier en direction d'Israël la nuit dernière", a précisé le journal.
La chaîne libanaise Al-Manar, proche du gouvernement syrien, a pour sa part déclaré qu'"une agression israélienne a visé deux sites militaires de l'armée arabe syrienne dans la campagne de Deraa ".
Liban : le Hezbollah annonce la mort de 3 de ses membres lors d'affrontements avec l'armée israélienne
Le Hezbollah libanais a annoncé, mercredi, que trois de ses membres ont été tués lors d'affrontements avec l'armée israélienne.
Ces derniers décès portent à 37 le nombre de morts au sein du groupe au cours des dernières semaines.
Selon l'agence de presse officielle du Liban des avions israéliens ont bombardé un certain nombre de zones dans le sud du pays.
Israël exige la démission de Guterres
Israël a appelé ce mardi le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à "démissionner immédiatement", alors que son ministre des Affaires étrangères, Eli Cohen, a refusé de rencontrer Guterres après des déclarations dans lesquelles il affirmait que "l'attaque du Hamas n’est pas sortie de nulle part".
Lors d'une réunion tenue ce mardi par le Conseil de sécurité de l'ONU, pour discuter de la guerre entre le Hamas et Israël, Guterres a déclaré: "Nous devons également réaliser que les attaques du Hamas ne sont pas sorties de nulle part. Le peuple palestinien a été soumis à 56 ans d’occupation étouffante, […] mais la situation du peuple palestinien ne peut pas justifier les attaques du Hamas, et ces mêmes attaques ne peuvent pas justifier la punition collective du peuple palestinien".
En réaction à ces propos, le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, a déclaré: "Je ne rencontrerai pas le Secrétaire général de l’ONU".
Erdogan: la communauté internationale n'est pas à la hauteur face aux attaques contre Gaza
"Malheureusement, la communauté internationale n'est pas à la hauteur face aux attaques illégales et sans limite du régime israélien contre les civils" a pesté le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Erdogan a partagé mardi un message à l'occasion du 78ème anniversaire de la fondation des Nations unies.
Il a rappelé l'incapacité de la Communauté internationale à mettre un terme aux massacres commis contre les Palestiniens à Gaza.
"Malheureusement, la Communauté internationale n'est pas à la hauteur face aux attaques illégales et sans limite du régime israélien contre les civils", a-t-il martelé.
Erdogan et Poutine discutent de la crise israélo-palestinienne
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont eu mardi un entretien téléphonique au cours duquel les deux hommes ont abordé les derniers développements de la crise israélo-palestinienne.
Outre l'escalade des violences, les deux Présidents ont discuté de la crise humanitaire dans la région, selon un communiqué de la direction de la Communication de la Présidence turque.
Le président turc a souligné la gravité de la brutalité exercée par Israël à l'encontre des territoires palestiniens et l'augmentation du nombre de victimes civiles au fil du temps. Le silence des États occidentaux, a-t-il ajouté, a rendu la crise humanitaire à Gaza inévitable.
Erdogan a en outre souligné que la Türkiye continuera à faire tout son possible pour garantir le calme dans la région.
Riyad : Le prince héritier saoudien déclare à Joe Biden que l'escalade militaire à Gaza doit cesser
Le prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman a souligné, mardi, la nécessité de stopper l'escalade militaire entre les forces israéliennes et palestiniennes dans la Bande de Gaza, affirmant son rejet de tout déplacement forcé des Palestiniens.
C'est ce qui ressort d'un entretien téléphonique avec le président américain Joe Biden, selon l'agence de presse officielle saoudienne (SPA).
"Au cours de cet entretien, l'escalade militaire en cours à Gaza et les efforts déployés à cet égard ont été évoqués", a indiqué l'agence.
Bin Salman a souligné "la nécessité de s'atteler immédiatement à la recherche des moyens de mettre fin aux opérations militaires qui ont coûté la vie à des innocents et de rejeter tout acte visant les civils, les infrastructures et les services vitaux qui affectent leur vie quotidienne, ainsi que les déplacements forcés de population".
"La seule solution pour une paix durable est celle des deux Etats", selon la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna
"Israël a le droit de se défendre et le devoir de le faire dans le respect du droit international", a déclaré mardi la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna.
Colonna intervenait à un débat ouvert sur le Proche-Orient au Conseil de sécurité des Nations unies.
"Nous devons garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave, mais aussi durable, à la Bande de Gaza […] Chaque civil compte, chaque minute compte.", a-t-elle souligné ajoutant que "Nous avons le devoir impérieux de retracer un chemin de paix.".
Colonna a, en outre déclaré que "la seule solution viable est une solution à deux Etats" rappelant que "c'est ce que la France a toujours défendu et ce qu’elle continuera de défendre."
Israël : 30 Français tués et 9 portés disparus depuis le 7 octobre
Pas moins de 30 Français ont été tués en Israël et 9 sont désormais portés disparus depuis le 7octobre courant, a annoncé mardi matin le président français Emmanuel Macron à son arrivée à Tel-Aviv où il a rencontré leurs familles.
« Trente de nos compatriotes ont été assassinés le 7 octobre. Neuf autres sont encore portés disparus ou retenus en otage. À Tel-Aviv, auprès de leurs familles, j'ai exprimé la solidarité de la Nation », a déclaré le chef de l’Etat dans une publication sur le réseau social X.
Dans la matinée, il a rencontré son homologue Israélien, Isaac Herzog, auquel il a réitéré l’importance d’obtenir « la libération immédiate de tous les otages sans aucune distinction ».
Paris : Manifestation de solidarité avec les Palestiniens
Des manifestants se sont rassemblés, mardi, dans la capitale française, Paris, pour protester contre les attaques israéliennes sur la Bande de Gaza, appelant à un cessez-le-feu.
Convergeant vers la place de la République à l'appel des organisations syndicales, ils ont défilé demandant la fin du conflit israélo-palestinien.
Ils ont scandé des slogans pro-palestiniens et brandi des pancartes portant divers messages, dont "Arrêtez les bombardements" et "Cessez le feu".
Emelyne Perrin, membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH), a déclaré à Anadolu que les Palestiniens ne se voyaient offrir aucune solution dans la situation actuelle.
Exprimant sa solidarité avec le peuple palestinien, elle a accusé le gouvernement français de soutenir "les crimes d'Israël".
Attentat du 16 octobre à Bruxelles: deux Tunisiens inculpés à Paris et placés en détention provisoire
Deux hommes de nationalité tunisienne, domiciliés en région parisienne et susceptibles d'être en lien avec l'auteur de l'attentat perpétré le 16 octobre à Bruxelles, ont été mis en examen par un juge d'instruction parisien, a rapporté mardi la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) citant le Parquet national antiterroriste français (Pnat).
Les deux hommes âgés d'une quarantaine et d'une cinquantaine d’années ont été présentés à un juge d'instruction lundi, et mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle et pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste », avant d’être placés en détention provisoire, a ajouté le Pnat.
Le quadragénaire tunisien « vit depuis près de vingt ans en France et conteste formellement les accusations », a indiqué son avocat Me Souleymen Rakrouki. « Il n'a rien à voir de près ou de loin avec l’attentat », a-t-il assuré.
Le Parlement adopte une proposition de loi incriminant la normalisation avec Isräel
La commission des droits et des libertés à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, lundi à l'unanimité, la proposition de loi incriminant la normalisation avec l'entité sioniste.
C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public par le Parlement, précisant que des séances d'audition seront organisées au sujet de ladite proposition, selon l'agence Tunis Afrique presse (TAP/officiel).
Les débats entre les députés se sont articulés autour de la nécessité de durcir les sanctions relatives aux crimes liés à la normalisation.
Les députés ont, par ailleurs, examiné les propositions d'amendement de l'article 2 de cette proposition qui sont axées, pour la plupart, sur la définition du concept du traitement direct ou par la médiation avec l'entité sioniste. L'article amendé a été adopté à la majorité des membres présents.
Manifestation devant l'ambassade de France pour dénoncer la visite de Macron en Israël
Des dizaines de personnes ont participé, mardi, à une manifestation devant l'ambassade de France à Tunis, condamnant la visite de "solidarité" du président français Emmanuel Macron en Israël.
Cette manifestation a été organisée par la coordination "Action commune pour la Palestine" en Tunisie, qui regroupe des associations, des organisations et des partis, au moment où se poursuit, depuis le 7 octobre dernier, la confrontation entre l'armée israélienne et les factions palestiniennes dans la Bande de Gaza.
Les manifestants ont scandé plusieurs slogans, notamment : "Le martyr a laissé un testament, il n'y a pas d'alternative au fusil" et "Le peuple réclame la criminalisation de la normalisation (avec Israël)".
Arrestation de 12 personnes qui "projetaient des actes terroristes"
Les autorités tunisiennes ont annoncé, mardi soir, l'arrestation de 12 personnes dans le gouvernorat de Zaghouan, au nord-est du pays, sous l'accusation de formation d'une "cellule terroriste".
C'est ce qui ressort d'un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale, publié sur sa page officielle Facebook.
Selon le communiqué : "Un groupe qui avait l'intention de commettre des actes terroristes (sans les préciser) a été démantelé, et plusieurs téléphones portables et équipements électroniques ont été saisis."
"Les forces de sécurité sont parvenues à découvrir le plan de ces éléments et à arrêter 12 d'entre eux, l'enquête est toujours en cours", ajoute le communiqué.
Un second tour opposera George Weah à son principal rival Joseph Boakai
L'élection présidentielle au Libéria donnera lieu à un second tour, au cours duquel le président sortant George Weah affrontera son principal rival Joseph Boakai, a déclaré, mardi, la commission électorale du pays, après avoir annoncé les résultats définitifs du scrutin du 10 octobre.
Selon la Commission électorale nationale, aucun des candidats n'a obtenu les 50 % plus une voix nécessaires pour être élu dès le premier tour.
Weah a recueilli 43,83% des voix tandis que Boakai, du parti d'opposition Unity Party, a obtenu 43,44% des suffrages, a annoncé la commission.
Les 18 autres candidats n'ont pas recueilli plus de 3 % des voix.
Nouvelles preuves sur l'appui du Rwanda au M23
Les autorités congolaises ont accusé le Rwanda d’avoir déployé une nouvelle « colonne » de son armée dans l’est de la République démocratique du Congo en appui aux rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) qui contrôlent toujours une partie de la province du Nord – Kivu.
« Encore pris la main dans le sac par nos drones. Nouvelle incursion de l’armée rwandaise en renfort aux terroristes du M23/RDF essoufflés », a déclaré dans une publication sur X, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya.
Sa publication était accompagnée des images de drones qui montrent une colonne des forces armées rwandaises dans les cité de Tongo et Rutshuru dans le Nord-Kivu.
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