AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Gaza
- Al-Sissi et Biden conviennent de l'entrée permanente des aides à Gaza via le passage de Rafah
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et son homologue américain Joe Biden se sont entretenus, mercredi, des moyens de faciliter l'entrée de l'aide humanitaire dans la Bande de Gaza et ont convenu de l'y acheminer de manière permanente.
C'est ce qui ressort d'un appel téléphonique que le président égyptien a reçu de son homologue américain.
L’entretien téléphonique a porté sur la situation humanitaire dans la Bande de Gaza et sur les moyens d'y faciliter l'entrée de l’aide humanitaire. Il a débouché sur un accord visant à acheminer l'aide humanitaire vers la Bande de Gaza via le passage frontalier de Rafah de manière permanente, selon la même source.
- Veto américain contre un projet de résolution appelant à une trêve humanitaire à Gaza
Les États-Unis ont usé mercredi de leur droit de veto contre un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU soumis mercredi par le Brésil, appelant à une trêve humanitaire dans la Bande de Gaza.
La résolution a obtenu 12 voix pour, une voix contre, tandis que la Russie et le Royaume-Uni se sont abstenus lors du vote, selon le correspondant d'Anadolu.
"Le projet de résolution n'a pas été adopté en raison du vote négatif d'un membre permanent du Conseil", a déclaré l'envoyé du Brésil auprès des Nations unies, Sergio Franca Daniz, après le vote.
Danis a ajouté, dans un communiqué de presse, que "le texte proposé condamne sans équivoque toutes les formes de violence contre les civils et appelle à la libération immédiate et inconditionnelle des otages".
- Le Caire : Non au déplacement forcé des Palestiniens de Gaza vers le Sinaï
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réitéré son rejet du déplacement de la population de la Bande de Gaza vers le Sinaï "afin de ne pas liquider la cause palestinienne", faisant allusion à la mobilisation de millions d'Égyptiens pour soutenir la position officielle.
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse du président égyptien avec le chancelier allemand Olaf Scholz au Caire, selon une retransmission de la conférence diffusée par la chaîne privée "Cairo News Channel" et suivie par Anadolu.
Le président égyptien a proposé l'idée de transférer les Palestiniens dans le désert du Néguev en Israël, jusqu'à ce que ce dernier mette fin aux opérations militaires.
- Attaque de l'hôpital de Gaza : Un expert en matière de défense réfute la thèse de l'armée israélienne
Un expert en matière de défense a contesté, mercredi, l'affirmation de l'armée israélienne selon laquelle l'attaque de l'hôpital de Gaza, qui a tué 471 personnes, dont des femmes et des enfants, a été causée par une roquette tirée depuis le territoire côtier, la qualifiant d'irréaliste et affirmant que si la roquette avait été tirée depuis Gaza, le système de défense antiaérienne israélien "Dôme de fer" aurait dû être activé.
Dans une interview accordée à Anadolu, Murat Aslan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche politique, économique et sociale (SETA) et enseignant à l'université Hasan Kalyoncu, a évoqué le bombardement, mardi soir, de l'hôpital Al-Ahli Baptiste à Gaza.
"Il serait très difficile pour le Jihad islamique d'exécuter une frappe aussi précise, même depuis la Cisjordanie, sans être intercepté par le système de défense antiaérienne israélien", a-t-il expliqué.
- Conflit israélo-palestinien : Démission d'un haut responsable du Département d'Etat américain
Un haut responsable du Département d'Etat américain a démissionné, mercredi, invoquant la mauvaise gestion du conflit israélo-palestinien par l’administration du président Joe Biden.
Josh Paul, responsable des transferts d'armes au Bureau des Affaires politico-militaires pendant plus de 11 ans, a annoncé son départ dans une lettre de deux pages, dans laquelle il explique les raisons de sa démission.
"Je quitte mon poste aujourd'hui parce que je crois que nous avons atteint la limite de notre action en ce qui concerne la fourniture constante, voire intensifiée et accélérée, d'armes létales à Israël", a-t-il déclaré, évoquant le soutien apporté par l'administration Biden à Israël dans sa riposte à l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre dernier.
"Soutenir aveuglément une seule partie nuit, à long terme, aux intérêts des deux peuples", a insisté le responsable du Département d'État américain.
*Türkiye
- La Türkiye décrète un deuil national de 3 jours pour les victimes palestiniennes
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, décrète 3 jours de deuil national par "respect pour les milliers de martyrs palestiniens innocents dont la majorité sont des femmes et des enfants".
L'annonce a été faite mercredi par le chef de l'Etat dans un message partagé sur son compte X.
"En tant que Türkiye, nous ressentons dans nos cœurs la grande douleur de nos frères et sœurs palestiniens. Par respect pour les milliers de martyrs, dont la plupart sont des enfants et des civils innocents, un deuil national de trois jours a été décrété dans notre pays", a-t-il écrit.
- La Türkiye exportera pour 200 millions d’euros de véhicules blindés vers l’Estonie
Les entreprises turques Otokar et Nurol Makina, spécialisées dans les véhicules militaires, exporteront environ 230 véhicules blindés de combat 4X4 et 6X6 vers l'Estonie.
Une cérémonie a été organisée mercredi à Tallinn, capitale de l'Estonie, pour la signature du contrat de production des 230 véhicules blindés 4X4 et 6X6 proposés aux forces de sécurité estoniennes par le Centre estonien pour les investissements dans la défense (ECDI).
*France
- Le Conseil d’Etat rejette l’interdiction générale des manifestations pro-palestiniennes et demande un examen « au cas par cas »
Le Conseil d’Etat français a rejeté, mercredi, l’interdiction générale des manifestations en faveur du peuple palestinien, édictée par le ministre de l’Intérieur, a annoncé la juridiction administrative dans un communiqué de presse.
La décision « rappelle qu’il appartient aux seuls préfets d’apprécier au cas par cas et sous le contrôle du juge administratif s’il y a lieu d’interdire une manifestation présentant un lien direct avec le conflit israélo-palestinien, quelle que soit la partie qu’elle vise à soutenir ».
« Les préfets ne peuvent légalement décider d’une interdiction par la seule référence au télégramme transmis par le ministre ou au seul motif que la manifestation en question vise à soutenir la population palestinienne », est-il précisé dans la décision.
- Le château de Versailles évacué pour la troisième fois depuis samedi
Le château de Versailles, situé dans les Yvelines, à l'ouest de Paris, est de nouveau évacué, ce mercredi, "pour des raisons de sécurité", a annoncé le service de communication de ce monument historique, dans une publication sur le réseau social X.
Selon la presse locale, cette troisième évacuation fait suite à une nouvelle alerte à la bombe.
Le château avait été évacué, une première fois, samedi, puis une deuxième fois mardi, toujours en raison d’une alerte à la bombe.
Les alertes à la bombe se multiplient partout en France, dans un contexte sécuritaire tendu.
- Les aéroports de Lille, Nice, Lyon, Toulouse, Nantes et Beauvais évacués
Les aéroports de Lille, Nice, Lyon, Toulouse, Nantes et Beauvais ont été évacués, mercredi, après avoir reçu des alertes à bombe, selon une information révélée par des médias français.
"Ce mercredi, six aéroports de France ont été évacués pour des alertes à la bombe. Il s'agit des aéroports de Lille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes et Beauvais. a rapporté Franceinfo citant une source policière."Les autorités sont sur place pour procéder à des vérifications", selon la même source.
"Ces aéroports ont reçu des menaces d'attentat par mail", précise Franceinfo.
Mali - France
Bamako : Le sort du Mali ne se détermine pas à Paris (porte-parole du gouvernement)
Le gouvernement de transition malienne a déploré, mercredi soir, un « plan diabolique et désespéré de déstabilisation » mené par la France et portant atteinte à l’intégrité territoriale du Mali, en réaction aux propos à l'encontre du Mali, tenus le 11 octobre 2023 devant des Sénateurs, par le ministre des Armées de la République Française, Sébastien Lecornu.
Lecornu avait alerté devant les sénateurs français sur « la résurgence massive du risque terroriste au Sahel », soulignant qu' « il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent ».
Le gouvernement de transition du Mali a qualifié les propos du ministre français de « diffamatoires et attentatoires » à la souveraineté, à l’unité ainsi qu’à l’intégrité territoriale du Mali, avant de déplorer l'absence de réaction des autorités françaises sur ces affirmations du ministre des Armées.
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