AA / Tunis / Salim Bousssaïd
Les pays musulmans de l’OCI adoptent le plan de reconstruction élaboré par l’Egypte
Les pays musulmans de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont adopté, vendredi 7 mars, le plan arabe pour la reconstruction de la bande de Gaza, élaboré par l’Egypte, en réponse à celui du président américain, Donald Trump, de placer la bande de Gaza sous contrôle américain et de déplacer la population de l’enclave palestinienne.
‘’La réunion ministérielle d’urgence de l’OCI a adopté le plan égyptien, qui est maintenant devenu un plan arabo-islamique’’, a déclaré le ministre des affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, y voyant une ‘’chose très positive’’, selon le quotidien québécois La Presse.
Les ministres des Affaires étrangères des cinquante-sept membres de l’OCI étaient réunis au siège de l’organisation à Djedda, en Arabie saoudite, pour discuter du plan – approuvé par la Ligue arabe, mardi dernier au Caire – qui prévoit de reconstruire l’enclave palestinienne sans déplacer ses 2,4 millions d’habitants.
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie saluent le plan arabe pour Gaza
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont salué le plan arabe pour Gaza comme étant un plan "réaliste" pour stabiliser la région et poser les bases d’une paix durable.
Dans une déclaration commune partagée samedi, Berlin, Paris, Londres et Rome ont salué le plan adopté par la Ligue arabe le 4 mars au Caire pour la reconstruction de la bande de Gaza. Un projet porté par l’Égypte et évalué à 53 milliards de dollars sur cinq ans.
La France a toutefois insisté sur l’urgence d’une aide humanitaire massive, tandis que le Royaume-Uni a appelé à une coordination internationale. L’Allemagne et l’Italie ont appuyé l’exclusion du Hamas, vue comme une garantie contre de nouvelles violences.
L’Union européenne, par la voix du président du Conseil européen, Antonio Costa, avait exprimé son soutien politique à cette initiative, soulignant sa volonté de contribuer concrètement à la paix au Moyen-Orient.
Ce plan vise à répondre à la crise humanitaire et infrastructurelle à Gaza après plus de 15 mois de conflit dévastateur. Il propose un investissement de 53 milliards de dollars sur cinq ans pour rebâtir Gaza, tout en maintenant ses 2,4 millions d’habitants sur place.
Une initiative américaine vise à libérer 10 prisonniers vivants à Gaza"
Le radiodiffuseur public israélien KAN a rapporté, samedi, qu'une initiative américaine serait en cours pour libérer 10 prisonniers israéliens vivants détenus à Gaza, en échange d'une prolongation de la trêve.
Afin d'éviter la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, qui prévoit la fin de la guerre à Gaza, des observateurs estiment que le gouvernement de Benyamin Netanyahu se livre à un exercice d'échange de rôles avec Washington en invoquant les initiatives de ce dernier, pourtant médiateur et garant de l'accord.
Toutes les propositions, qui n'ont pas été officiellement confirmées par Washington, visent à prolonger la première phase de l'accord afin de libérer le plus grand nombre possible de prisonniers israéliens, sans pour autant mettre fin définitivement à la guerre, conformément au souhait de Netanyahu de satisfaire l'extrême droite au sein de son gouvernement.
La chaîne de diffusion israélienne a rapporté, citant des sources proches du dossier, que les médiateurs régionaux, l'Égypte et le Qatar, attendent la visite de Steve Witkoff, l'émissaire du président américain Donald Trump pour la région, qui pourrait avoir lieu dans les prochains jours.
D'après ces sources, Witkoff présenterait une initiative américaine visant à libérer 10 prisonniers israéliens détenus par le Hamas, en échange de la prolongation du cessez-le-feu pendant plusieurs mois, sans spécifier de calendrier précis..
Plus de 20 raids aériens israéliens sur le sud du pays en dépit du cessez-le-feu
En dépit de l'accord de cessez-le-feu conclu entre Tel-Aviv et le Liban, les avions de combat israéliens ont effectué, samedi soir, plus de 20 raids aériens sur diverses régions du Sud-Liban.
« Les avions de guerre israéliens ont lancé une attaque aérienne à grande échelle sur les vallées et la périphérie des villes avec plus de 20 frappes aériennes », selon l'Agence nationale libanaise de l'information (ANI).
Alors que l'agence n'a pas donné plus de détails sur l'attaque ou la cible, l'armée israélienne a reconnu dans un communiqué avoir procédé à une attaque de drone dans le sud du Liban, affirmant avoir pris pour cible un membre du Hezbollah.
Le Hezbollah n'a pas encore réagi aux allégations israéliennes.
La Syrie réintègre l’OCI grâce à une initiative de la Türkiye
L’adhésion de la Syrie à l’Organisation de la coopération islamique (OCI), suspendue depuis 13 ans, a été réactivée grâce à une initiative de la Türkiye.
Selon des sources diplomatiques, l’initiative turque lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI, tenue à Djeddah vendredi 7 mars, a ouvert la voie au retour de Damas au sein de l’organisation.
La question de la réintégration de la Syrie à l’OCI a été ajoutée à l’ordre du jour de la réunion à Djeddah, à laquelle a participé le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
Au cours de cette réunion, le projet de résolution a été adopté, rétablissant ainsi l’adhésion de la Syrie à l’OCI après près de 13 ans de suspension.
Moscou accuse la France de mentir et de violer les accords
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé la France, samedi, de mentir et de violer les accords internationaux.
Peskov a déclaré à la chaîne de télévision russe "Rossiya 1" que la France avait menti à plusieurs reprises, notamment au sujet de la mise en œuvre des accords de Minsk pour un règlement en Ukraine, et qu'elle avait violé les garanties de sécurité données à Viktor Ianoukovitch, l'ancien président ukrainien.
« Il y a eu beaucoup de mensonges de la part de la France. Nous nous souvenons de la déclaration du président français de l'époque, François Hollande, lorsqu'il a affirmé que personne ne prenait les accords de Minsk au sérieux. Nous nous souvenons que, en 2014, le ministre français des Affaires étrangères a signé, avec d'autres Européens, un document qui garantissait l'avenir politique du président légitime de l'Ukraine de l'époque, Ianoukovitch », a déclaré Peskov.
Les accords de Minsk étaient censés résoudre la crise après l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, ainsi qu'avec les séparatistes russes qui se battent dans l'est de l'Ukraine.
Après avoir fait confiance à la France, à l'Allemagne et à la Pologne, Ianoukovitch a été évincé par les insurgés, a déclaré Peskov.
« En d'autres termes, la France, comme d'autres pays, n'a pas respecté ses garanties. N'était-ce pas un mensonge ? C'était un véritable mensonge », a-t-il souligné, ajoutant que lorsque le président français Emmanuel Macron a accusé la Russie de représenter une menace pour l'Europe, il n'a pas mentionné les erreurs de la France.
Appel à la mobilisation contre le Salon de l'immobilier israélien à Paris
Le 88ᵉ Salon Israélien de l’Immobilier et de l’Investissement, prévu ce dimanche 9 mars 2025 aux Salons Hoche à Paris, est au cœur d'une polémique.
Des personnalités et militants pro-palestiniens, notamment le député LFI Thomas Portes, appellent à manifester contre cet événement qu'ils qualifient de "salon de la honte".
Thomas Portes a dénoncé que lors de l’édition précédente, des biens immobiliers situés dans des colonies israéliennes en Cisjordanie étaient proposés à la vente. Il craint que cette année encore, des acquisitions dans des territoires palestiniens occupés soient encouragées, ce qui constituerait selon lui une "apologie de la colonisation".
Le député a ainsi appelé à une mobilisation pacifique pour "dénoncer la colonisation et l’argent fait sur le sang des Palestiniens assassinés par Israël".
Tensions et violences policières lors de la manifestation du 8 mars à Paris
La manifestation parisienne pour la Journée internationale des droits des femmes a été marquée par des violences policières et des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.
Dans la soirée, des CRS ont chargé des protestataires qui s’opposaient à la présence de groupes controversés dans le cortège, déclenchant une série d’incidents.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers frappant des manifestants à coups de matraque et utilisant du gaz lacrymogène pour disperser la foule.
En réponse, certains protestataires ont jeté des bouteilles en verre en direction des forces de l’ordre. La tension s’est particulièrement cristallisée autour de la présence du collectif féministe d’extrême droite Nemesis et du groupe pro-israélien Nous Vivrons, dont les militants étaient encadrés par les CRS.
« La police protège l’extrême droite et réprime les féministes », s’est indignée une manifestante sur place, dénonçant une intervention brutale des forces de l’ordre. Plusieurs collectifs féministes ont condamné la répression, affirmant que la police avait ciblé des militantes pacifiques.
La plus grande raffinerie de pétrole endommagée dans une attaque nocturne ukrainienne
La plus grande raffinerie de pétrole de Russie, située dans la région de Leningrad, au nord-ouest du pays, a été endommagée dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une attaque de drones menée par l'Ukraine, a annoncé le gouverneur régional, Alexander Drozdenko.
Selon ce dernier, les systèmes de défense antiaérienne ont abattu deux drones, dont l'un au-dessus du site de la raffinerie Kinef, une filiale de l'entreprise Surgutneftegaz.
"Les débris du drone ont endommagé le revêtement extérieur de l'un des réservoirs. Les travaux de réparation sont en cours", a déclaré le gouverneur sur Telegram, précisant qu'aucune victime ni blessé n'était à déplorer.
Par ailleurs, le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué que 31 drones ukrainiens avaient été abattus dans plusieurs régions du pays au cours de la nuit, empêchant ainsi des dommages significatifs.
Yoon Suk Yeol libéré après l'ordre des procureurs
L'ex-président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol, a été libéré samedi après que les procureurs aient ordonné sa mise en liberté suite à une décision de justice.
Vendredi, le tribunal du district central de Séoul a statué en faveur de la demande de Yoon d'annuler son arrestation, lui accordant ainsi sa libération.
Après sa sortie, Yoon a remercié le tribunal pour son courage et sa détermination à "corriger l'illégalité", selon l'agence de presse Yonhap.
Le mois dernier, Yoon avait déposé une requête auprès du tribunal du district central de Séoul, affirmant que son inculpation en raison de la déclaration de la loi martiale de courte durée était illégale.
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