AA / Tunis / Salim Boussaïd
"L’Europe doit jouer un rôle central pour assurer la sécurité à long terme en Ukraine", déclare Donald Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré être "ravi" que son homologue français, Emmanuel Macron, reconnaisse que le coût et le fardeau de la sécurisation de la paix en Ukraine ne doivent pas reposer uniquement sur les États-Unis, mais également sur les nations européennes. "L’Europe doit jouer un rôle central pour assurer la sécurité à long terme en Ukraine", a indiqué Trump.
Lors d'une conférence de presse conjointe tenue lundi à la Maison Blanche, Trump a souligné l'importance du partenariat franco-américain, qualifiant la France d'"allié le plus ancien" des États-Unis.
"Notre relation a été une force pour la liberté, la prospérité et la paix depuis ses débuts, et aujourd'hui, nous travaillons sur des questions très importantes, notamment la guerre entre la Russie et l'Ukraine", a-t-il déclaré.
Le président américain a insisté sur la nécessité de mettre fin à un conflit qu'il a qualifié de "plus destructeur et mortel depuis la Seconde Guerre mondiale".
Trump se félicite des discussions sur le conflit russo-ukrainien, évoque des accords économiques ‘’majeurs’’ avec Poutine
Le président américain, Donald Trump, s’est félicité des discussions tenues lundi au sujet du conflit russo-ukrainien, avec les dirigeants du G7.
Trois ans, jour pour jour, après le début la guerre entre Moscou et Kiev, Donald Trump a affirmé qu’elle n’aurait jamais commencé s’il était au pouvoir il y a trois ans.
‘’Aujourd’hui, le président français Emmanuel Macron m’a rejoint dans le bureau ovale pour s’adresser au sommet du G7. La réunion a été convoquée par le gouverneur du Canada, Justin Trudeau, qui préside actuellement le G7, pour célébrer le troisième anniversaire de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui n’aurait jamais commencé si j’avais été président’’, a indiqué le locataire de la Maison Blanche dans un message partagé sur le réseau social Truth Social et consulté par Anadolu.
Et d’ajouter : ‘’Tout le monde a exprimé son souhait de voir la guerre se terminer, et j’ai souligné l’importance de l’accord vital sur les minéraux critiques et les terres rares entre les États-Unis et l’Ukraine, qui, nous l’espérons, sera signé très bientôt ! Cet accord, qui est un “ partenariat économique”, permettra au peuple américain de récupérer les dizaines de milliards de dollars et les équipements militaires envoyés à l’Ukraine, tout en aidant l’économie ukrainienne à se développer à mesure que cette guerre brutale et sauvage prend fin’’.
"La paix ne peut pas signifier la capitulation de l’Ukraine", déclare Macron depuis la Maison Blanche
Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré lundi, depuis Washington, que "la paix ne peut pas signifier la capitulation de l’Ukraine", affirmant vouloir "un deal rapide mais pas un accord fragile".
Macron tenait une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Donald Trump, à la Maison Blanche.
"Nous voulons la paix, cette paix ne peut pas signifier la capitulation de l’Ukraine, cette paix ne peut pas être un cessez-le-feu sans garantie", mais "doit prévoir les conditions d’une souveraineté ukrainienne, permettra à l'Ukraine de négocier avec les parties prenantes toutes les questions qui la touchent et pour laquelle elle est seule légitime à négocier", a indiqué Macron aux côtés de son homologue américain.
Notant "plusieurs avancées" après ses échanges avec Donald Trump, Emmanuel Macron a indiqué : "Nous avons pu discuter en détail des propositions pour bâtir cette paix très durable". Et de poursuivre : "Nous voulons un deal rapide mais pas un accord fragile", rappelant son souhait d’avoir "une paix durable".
"Personne n’a envie de vivre dans un monde où la loi du plus fort peut s’imposer", a lancé Emmanuel Macron.
L’Assemblée générale de l’Onu adopte une résolution en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine
L’Assemblée générale de l’Onu a adopté lundi 24 février une résolution en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, trois ans, jour pour jour, après le déclenchement du conflit avec Moscou.
Le vote au sein de l’organisation mondiale de 193 pays, dont les résolutions ne sont pas juridiquement contraignantes, s’est soldé par 93 voix pour, 18 contre dont les Etats-Unis, et 65 abstentions.
Le texte, élaboré par l’Ukraine et ses alliés européens, exige le retrait immédiat de toutes les troupes russes d’Ukraine.
L’adoption de cette résolution ukrainienne soutenue par l’Europe intervient avant un vote sur une résolution américaine contradictoire, qui appelle à une fin rapide de la guerre sans faire mention de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Washington a menacé de mettre son veto à tout amendement à sa résolution à l’Onu, a fait savoir lundi un responsable américain du département d'État, peu avant le vote.
Erdogan appelle à une approche juste et équilibrée pour une paix durable
Le président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a souligné l'importance d'une approche juste et équilibrée pour parvenir à la paix, alors que la guerre entre la Russie et l'Ukraine entre dans sa quatrième année.
"La voie vers une paix juste et durable peut être ouverte par une équation où les deux parties à la guerre sont représentées de manière égale et équitable", a déclaré le chef de l'Etat turc, lundi, dans un message vidéo adressé au sommet des dirigeants de la plate-forme de Crimée, organisé à l'occasion du troisième anniversaire de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
Il a souligné qu'une paix durable exigeait l'inclusion de toutes les parties impliquées dans le conflit.
"L'année prochaine, il est de notre responsabilité commune de commémorer l'anniversaire de la paix et non de la guerre", a-t-il encore déclaré.
Fidan: "La Türkiye est prête à contribuer à la paix entre la Russie et l'Ukraine"
"La Türkiye est prête à contribuer à la paix entre la Russie et l'Ukraine", a déclaré lundi le ministre turc des Affaires étrangères.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergey Lavrov, Hakan Fidan a déclaré que les garanties de sécurité étaient une question qu'Ankara suivait de près.
Fidan a également souligné qu'Ankara attachait une grande importance à la nouvelle initiative américaine visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine "dans le cadre d'une approche axée sur l'obtention de résultats".
Et d'ajouter: "Cela est conforme à la politique que nous menons depuis le début de la guerre. Nous pensons qu'une solution peut être trouvée par le biais de négociations impliquant les deux parties. Dans ce cadre, nous sommes prêts à apporter tout type de soutien à l'établissement de la paix par le biais de négociations. Nous sommes également prêts à accueillir les pourparlers comme auparavant".
"Les garanties de sécurité et les autres questions à l'ordre du jour des pourparlers entre les États-Unis et la Russie ces derniers jours sont des questions que nous suivons de près. En principe, la Türkiye est prête à prendre toutes les mesures qui contribueront à la paix", a-t-il encore déclaré.
Lavrov: "Nous sommes prêts à négocier avec l'Ukraine, l'Europe et tous ceux qui souhaitent contribuer à la paix"
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lundi qu'une nouvelle réunion entre la Russie et les États-Unis aurait lieu dans le courant de la semaine concernant le reprise des activités des ambassades respectives.
S'exprimant lors d'une conférence de presse avec son homologue turc Hakan Fidan à Ankara, Lavrov a déclaré que des discussions à part entière entre la Russie et les États-Unis sont prévues pour cette semaine afin d'aborder les obstacles au fonctionnement des missions diplomatiques.
Le ministre russe a également indiqué qu'il avait informé Fidan des résultats des discussions qui ont eu lieu la semaine dernière avec les États-Unis en Arabie saoudite.
"Nous avons informé nos amis turcs en détail des discussions russo-américaines qui ont eu lieu le 18 février à Riyad, et qui ont été très appréciées car elles ont permis d'avoir enfin un dialogue normal, malgré les nombreuses contradictions qui, bien sûr, persistent", a-t-il expliqué.
Décès de Hasan Çelebi, maître calligraphe dont la signature figure dans de nombreuses mosquées à travers le monde
Considéré comme le "chef des calligraphes", le calligraphe Hasan Çelebi, dont la signature figure dans de nombreuses mosquées à travers le monde, est décédé ce lundi à Istanbul à l'âge de 88 ans.
Malade depuis un certain temps, il avait récemment calligraphié la mosquée "Buyuk Çamlica" d’Istanbul et la mosquée Sri Sendayan en Malaisie.
Hasan Çelebi, le grand maître vivant de l'art de la calligraphie, est né en 1937 à Erzurum, dans le nord de la Türkiye. Il a commencé à apprendre la calligraphie à l'âge de 24 ans et a pris des leçons auprès des maîtres les plus célèbres de l'époque pour se perfectionner dans cet art.
Ses écrits dans les mosquées, sa collection privée de calligraphie et ses expositions ont permis à son art de dépasser les frontières de la Türkiye.
Hasan Çelebi, qui a près de 100 apprentis dans différentes parties du monde, est devenu le maître de calligraphie qui a formé le plus grand nombre d'élèves après Hamid Aytaç.
Ankara exhorte l'ONU à nommer un envoyé spécial en charge de l'islamophobie au sein du Conseil des droits de l'homme
La Türkiye a lancé, lundi, un appel au Conseil des droits de l'homme pour la nomination d'un envoyé spécial des Nations unies chargé de lutter contre l'islamophobie.
Dans son allocution lors de la 58è session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Mehmet Kemal Bozay, a plaidé en faveur de la nomination d'un envoyé spécial des Nations unies pour lutter contre l'islamophobie, soulignant la nécessité urgente d'agir contre la montée des discours haineux et des discriminations à l'encontre des musulmans.
"La haine de l'islam, le racisme, la xénophobie, la discrimination et les discours de haine de l'extrême droite sont en augmentation. Il ne se passe pas un jour sans qu'il y ait hostilité et violation des droits fondamentaux des musulmans, y compris des attaques contre leurs vies, leurs mosquées et le Saint Coran", a déclaré Mehmet Kemal Bozay.
Et d’ajouter : "Les résolutions de l'ONU définissant l’autodafé de livres saints comme de la haine religieuse sont importantes, mais d'autres mesures sont nécessaires. Un envoyé spécial des Nations unies pour la lutte contre l'islamophobie devrait bientôt être nommé."
Adoption d'un 16e paquet de sanctions contre la Russie au 3e anniversaire de la guerre en Ukraine
L'UE adopte son 16e paquet de sanctions contre la Russie, ciblant les secteurs clés de son économie et les individus impliqués dans sa guerre contre l'Ukraine.
Cette décision intervient alors que le conflit entre dans sa quatrième année, les responsables de l'UE soulignant la nécessité d'affaiblir la capacité de Moscou à poursuivre sa campagne militaire.
Le dernier paquet inclut des mesures économiques et individuelles restrictives, visant la flotte fantôme de la Russie, ses réseaux financiers et son complexe militaro-industriel.
« Cela fait trois ans que la Russie bombarde sans relâche l'Ukraine, tentant de voler des terres qui ne lui appartiennent pas », a déclaré la cheffe de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas.
« Chaque paquet de sanctions prive le Kremlin des fonds nécessaires pour mener sa guerre. »
Bruxelles suspend certaines sanctions imposées à la Syrie
L'Union européenne (UE) a suspendu les sanctions contre la Syrie visant des secteurs tels que la banque, l'énergie et les transports.
Le Conseil européen a annoncé, lundi, les décisions prises concernant les sanctions de l'UE contre la Syrie lors d'une réunion des ministres des affaires étrangères des États membres à Bruxelles.
Les pays de l'UE ont décidé de "suspendre" un certain nombre de mesures restrictives en tenant compte de la situation en Syrie, indique le communiqué, soulignant que cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'UE pour soutenir une transition politique inclusive, le redressement économique, la reconstruction et la stabilisation de la Syrie.
"L'UE a suspendu les mesures restrictives dans des secteurs économiques clés en Syrie", précise le communiqué.
Attentat de la basilique de Nice : Brahim Aouissaoui reconnaît les faits
Brahim Aouissaoui, qui plaidait l’amnésie depuis le début de l’enquête, a finalement reconnu être l’auteur de l’attaque qui a fait trois morts en octobre 2020 au sein de la basilique de Nice, selon une information rapportée lundi par la presse française.
« Oui je reconnais les faits, mais j’ai des choses à dire là-dessus », a-t-il lancé, pendant son interrogatoire, alors que le verdict de ce procès est attendu vendredi.
Et de poursuivre: « Vous, l’occident, vous tuez des musulmans, des femmes, des enfants. Ces innocents qui meurent tous les jours ce ne sont pas des humains? N’ont-ils pas de famille? ».
Affirmant avoir agi en pensant « aux morts musulmans » et à « ceux qui se réveillent avec leur famille tuée », Brahim Aouissaoui a estimé que ses « convictions sont bonnes » et accusé l’occident de « tuer sans empathie ».
L’auteur des faits, un ressortissant tunisien de 25 ans, avait toujours affirmé ne se souvenir de rien.
Affaire Bétharram : une plainte pour non dénonciation de crime déposée contre François Bayrou
Le Premier ministre français, François Bayrou, est visé par une plainte pour des faits de non dénonciation de crime et délit, dans l’affaire Notre-Dame de Bétharram, selon une information dévoilée lundi par BFMTV.
La plainte a été déposée vendredi devant le parquet de Pau, déjà saisi de l’enquête tentaculaire portant sur les faits de violences, d’agressions sexuelles et de viols qui auraient été commis entre les années 50 et les années 2010 au sein de l’établissement privé catholique sous contrat, Notre-Dame de Bétharram.
D’après la même source, les plaignants accusent le chef du gouvernement d’avoir eu connaissance des sévices subies par des dizaines d’élèves de cette structure réputée pour son extrême rigueur, sans jamais avoir alerté les autorités, alors même que ses propres enfants y étaient scolarisés et que son épouse y a enseigné le catéchisme.
S’agissant des faits eux-mêmes, un homme 59 ans a été mis en examen et écroué pour des faits de viol aggravé et agression sexuelle aggravée. Les deux autres personnes interpellées au même moment ont, quant à elles, été relâchées au terme de leur garde à vue, les faits pour lesquels ils sont mis en cause étant prescrits.
Moscou demande à Paris de renforcer la sécurité de ses institutions, suite à une explosion dans le consulat russe à Marseille
Moscou a exigé que la France prenne des démarches pour renforcer les sécurité de ses institutions, a déclaré Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, lundi.
Cette déclaration, rapportée par le site "Sputnik", intervient en réaction à une explosion qui a eu lieu dans le consulat de Russie à Marseille, lundi vers 07h30 (06h30 GMT).
Qualifiant l'explosion comme ayant "tous les signes d'une attaque terroriste", la diplomatie russe a exigé que la France prenne "des mesures exhaustives pour enquêter sur cet incident".
Plus tôt dans la journée, des médias français ont rapporté une explosion au consulat de Russie, situé au 8e arrondissement de Marseille.
Le consul de Russie à Marseille, Stanislav Oranskiy, a confirmé que l'explosion a eu lieu à l'intérieur du consulat, dans une déclaration rapportée par le journal en ligne "La Marseillaise". .
Une trentaine de marins-pompiers et un important dispositif sécuritaire ont été déployés, le périmètre a été bouclé, a précisé la même source.
Deux cocktails Molotov seraient à l'origine de la déflagration et qui serait en train d'être examinée par une équipe de démineurs.
Merz vise à former une nouvelle coalition gouvernementale d'ici la mi-avril
Le vainqueur des élections en Allemagne, Friedrich Merz, vise à former une nouvelle coalition gouvernementale en huit semaines et a entamé des discussions préliminaires informelles, ont rapporté lundi des médias locaux.
D’après le journal Bild, le leader conservateur Merz a contacté dimanche soir Lars Klingbeil, chef du groupe parlementaire du Parti social-démocrate (SPD), lui proposant d'engager rapidement des discussions sur les possibilités de coalition.
Les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) de Merz ont remporté 28,5 % des voix lors des élections générales de dimanche, s’imposant nettement devant les autres partis mais sans atteindre la majorité absolue nécessaire pour gouverner seuls.
Selon les médias, alors que des discussions informelles ont commencé entre les dirigeants des partis pour former une coalition avant les fêtes de Pâques (20-21 avril), les pourparlers exploratoires officiels ne devraient pas débuter avant le 6 mars, en raison des élections régionales prévues ce week-end dans le nord du pays, à Hambourg.
Le Sénégal signe un accord de paix avec le Mouvement des forces démocratiques de Casamance
Le gouvernement sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont signé un accord de paix négocié par le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, mettant ainsi fin à l'un des conflits les plus anciens et les plus longs d'Afrique, ont rapporté des médias d'État sénégalais.
"Nous avons pu participer à la conclusion de cet important accord qui constitue un très grand pas vers la paix définitive en Casamance", a déclaré le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, cité par l'Agence de presse sénégalaise, lors d'un point de presse conjoint tenu dimanche au Palais de la République de Guinée-Bissau, aux côtés du président du pays hôte, Umaro Sissoco Embalo, et du Premier ministre, Rui Duarte Barros.
La Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, est le théâtre de l'un des plus anciens conflits d'Afrique. Débuté en 1982, il a fait des milliers de morts et nui à l'économie de la région.
Saluant les relations entre les deux pays d'Afrique de l'Ouest, le Premier ministre sénégalais a déclaré qu'il était porteur d'un message du président Bassirou Diomaye Faye à son homologue bissau-guinéen pour l'avoir invité à participer à la conclusion des négociations entamées il y a trois jours par un comité mis en place à cet effet.
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