AA / Tunis / Salim Boussaïd
L'armée israélienne lance une opération au sol dans le sud du Liban
L'armée israélienne a annoncé, mardi, le lancement d'une opération au sol dans le sud du Liban.
Un communiqué militaire indique que « conformément à la décision de la hiérarchie politique, (prise) il y a quelques heures, l'IDF (armée) a lancé des raids au sol limités, localisés et ciblés, sur la base de renseignements précis, contre des cibles et des infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban ».
« Ces cibles sont situées dans des villages proches de la frontière et constituent une menace immédiate pour les communautés israéliennes du nord d'Israël », ajoute le communiqué.
L'armée a précisé qu'elle « opérait selon un plan méthodique établi par l'état-major général et le commandement du Nord, pour lequel les soldats de l'armée israélienne se sont entraînés et préparés au cours des derniers mois ».
Washington et Tel-Aviv conviennent de la « nécessité de démanteler l'infrastructure offensive » du Hezbollah
Le Secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a déclaré, mardi, s'être entretenu avec son homologue israélien, Yoav Gallant, sur les développements en matière de sécurité et les opérations israéliennes.
« J'ai clairement indiqué que les Etats-Unis soutiennent le droit d'Israël à se défendre. Nous sommes convenus de la nécessité de démanteler les infrastructures offensives le long de la frontière, afin de s'assurer que le Hezbollah libanais ne puisse pas mener des attaques du type de celles du 7 octobre sur les communautés du nord d'Israël », a déclaré Austin sur le réseau social X.
Cet entretien téléphonique intervient après que l'armée israélienne a déclaré, dans un communiqué, avoir lancé des « raids limités au sol, localisés et ciblés, basés sur des renseignements précis » contre le Hezbollah dans des villages du Sud-Liban proches de la frontière, qui représentaient « une menace immédiate pour les communautés israéliennes du nord d'Israël ».
Erdogan exhorte l'AG des Nations unies à recommander immédiatement le recours à la force à Gaza
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a exhorté lundi l'Assemblée générale des Nations unies à recommander immédiatement le recours à la force pour Gaza, à l'instar de la résolution de 1950 "Union pour le maintien de la paix".
Le président turc s’exprimait à l’issue de la réunion du cabinet qui s'est tenue à Ankara.
La résolution "Union pour le maintien de la paix" ou "résolution Acheson", adoptée en novembre 1950, dispose que dans tous les cas où le Conseil de sécurité, faute d'accord entre ses cinq membres permanents, n'agit pas comme il se doit dans l'intérêt de la sécurité et de la paix internationales, l'Assemblée générale peut adresser des recommandations appropriées aux membres de l'ONU pour qu'ils prennent des mesures collectives, y compris le recours à la force armée en cas de besoin.
"Défendre la Palestine et le Liban, c'est défendre l'humanité, la paix et la culture de la coexistence des différentes croyances", a ajouté Erdogan.
Naim Qassem : "Le Hezbollah continuera de soutenir Gaza"
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naim Qassem, a affirmé, lundi, que son parti continuera de soutenir Gaza à affronter Israël et élira bientôt un nouveau secrétaire général en remplacement de Hassan Nasrallah.
Qassem s'exprimait à l'occasion d'une intervention télévisée d'environ 20 minutes. Il a essayé au cours de laquelle de rassurer les partisans du Hezbollah et les Libanais en général. Il a également émis des messages concernant l'avenir du parti après l'assassinat de son secrétaire général Hassan Nasrallah, vendredi dernier.
"Malgré la perte de quelques dirigeants, les agressions, entre autres, contre des civils, jamais nous n'abandonnerons nos positions sincères et honnêtes. La résistance islamique (Hezbollah) continuera d'affronter l'ennemi israélien, en soutien au peuple palestinien et en défendant le Liban", a-t-expliqué.
"Nous allons choisir un nouveau secrétaire général le plus tôt possible, selon la hiérarchie du parti. Et soyez rassurés, les choix seront aisés", a-t-il ajouté.
Islamophobie : La discrimination d'une candidate à l'embauche provoque une vague d'indignation
Un nouvel exemple d’islamophobie à l’embauche a provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo partagée sur X (anciennement Twitter), une jeune femme partage l'enregistrement vocal d'un entretien téléphonique au cours duquel une employeuse lui explique que son prénom pose problème. « Certaines clientèles ne se mélangent pas à tout », affirme l’employeuse, tout en suggérant à la candidate de changer de prénom pour faciliter son embauche.
Au-delà du prénom, la discrimination se poursuit lorsque l’employeuse lui demande si elle porte un signe religieux comme le voile et si elle doit respecter des horaires de prière. « Vous comprenez que je ne veux pas me retrouver avec quelqu'un qui abandonne son poste pour aller prier », justifie-t-elle, en insistant sur le fait qu’un prénom « plus français » serait mieux perçu par la clientèle.
La jeune femme, confrontée à ce refus, révèle alors avoir envoyé deux candidatures identiques, avec des prénoms différents. Alors que "Camille Dupont" a reçu une réponse favorable, son véritable prénom a entraîné un rejet.
Affaire des "faux assistants parlementaires" : le RN devant la justice
Le procès de 27 prévenus appartenant au Rassemblement national, dont son ancienne présidente Marine Le Pen, s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont accusés d'avoir détourné des fonds du Parlement européen pour financer leur parti, entre 2004 et 2016.
L'affaire a éclaté en 2015 lorsque le Parlement européen (basé à Strasbourg dans l'est de la France) avait signalé à la justice française que plusieurs assistants parlementaires du Front national étaient employés dans des fonctions strictement partisanes, en violation des règles.
Pourtant, la règle est claire : les fonds alloués par l’institution de Strasbourg pour rémunérer les assistants des députés ne doivent en aucun cas servir à financer le personnel du parti.
Le montant total du détournement présumé s'élèverait à près de trois millions d'euros. Plusieurs cadres du parti sont accusés d'avoir participé à ce système d'emplois fictifs, financé par des enveloppes mensuelles destinées aux assistants parlementaires, mais qui seraient en réalité détournées au bénéfice du parti, notamment pour rémunérer des employés travaillant en France.
La France envoie 10 millions d'euros d'aide humanitaire au Liban
La France a annoncé ce lundi un soutien de 10 millions d'euros au Liban, en réponse à la crise humanitaire qui frappe le pays. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également livré 12 tonnes de médicaments et de matériel médical au ministre de la Santé libanais lors d'une cérémonie à Beyrouth.
Par voie de communiqué, le Quai d'Orsay a précisé que "cette opération a permis la livraison de deux postes sanitaires mobiles qui prendront en charge 1000 blessés graves dans des hôpitaux libanais".
En outre, "18 malles de médicaments fournies par l’association Tulipe permettront à des ONG de réapprovisionner des services de santé d’urgence, pédiatriques et de médecine générale en médicaments essentiels".
Jean-Noël Barrot a également déclaré que cette aide inclut un déblocage d'une aide humanitaire d'urgence de 10 millions d'euros, destinée à soutenir les organisations humanitaires sur place, notamment la Croix-Rouge libanaise.
La rentrée scolaire prévue ce mardi reportée au 4 novembre prochain
Le ministre malien de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, a annoncé lundi le report de la rentrée scolaire au Mali, censée avoir lieu ce mardi 1er octobre, au 4 novembre 2024, les écoles étant majoritairement occupées par les sinistrés des récentes inondations.
« Le ministre de l'Education nationale, tenant compte de l'État de catastrophe nationale, a l'honneur d'informer l'ensemble de la communauté éducative que la rentrée des classes 2024 -2025 est reportée au lundi 04 novembre 2024 », a déclaré le ministre dans un communiqué qu'il a lui-même lu à la télévision nationale.
Soixante-quinze (75) personnes ont été tuées, 148 blessées et 250 305 autres ont été affectées par les inondations au Mali, à la date du 27 septembre courant, a indiqué la Coordination nationale de gestion des crises et des catastrophes naturelles.
Quelque 591 cas d'inondations ont été enregistrés au Mali du 1er août 2024 à la date du 27 septembre courant a annoncé la même source, précisant que la région de Tombouctou est celle qui a été la plus affectée avec 196 cas d'inondations.
12 corps de migrants irréguliers repêchés, dont 3 bébés
Les autorités tunisiennes ont annoncé, lundi, avoir repêché 12 corps sans vie, dont ceux de 3 nourrissons, après le naufrage d'une embarcation appartenant à des migrants irréguliers au large de l'île de Djerba, au sud-est du pays.
Les autorités tunisiennes ont également annoncé le sauvetage de 25 autres personnes.
La Garde maritime à Djerba avait reçu lundi matin une notification sur le départ en mer de 4 personnes qui avaient navigué clandestinement, a indiqué la direction générale de la Garde nationale tunisienne (Gendarmerie) sur sa page officielle sur la plateforme Facebook.
Les unités compétentes ont été dépêchées sur place pour apporter l'assistance nécessaire, et il s'est avéré qu'il s'agissait d'un naufrage d'une embarcation transportant un groupe de migrants irréguliers (Tunisiens et étrangers), dont le nombre total n'a pas été précisé, selon la même source.
La Garde nationale a ajouté que "les unités navales sont rapidement intervenues, sauvant 25 personnes et récupérant 12 corps, dont 3 nourrissons".
Le bilan de l'ouragan Hélène passe à plus de 90 morts
Le bilan des victimes de l'ouragan Hélène s'est alourdi lundi à plus de 90 morts suite à son passage dévastateur aux États-Unis d'Amérique, causant des dégâts dans 5 États.
L'ouragan Hélène a franchi le sol américain en Floride, jeudi soir, après avoir atteint le niveau 4 sur une échelle ascendante de 5 catégories.
Les autorités ont annoncé que le nombre de morts dans les Etats de Caroline du Nord, de Caroline du Sud, de Géorgie, de Floride et de Virginie dépassait les 90 personnes, déplorant des vents violents et des pluies.
Selon la chaîne CNN, les autorités ont signalé que 600 personnes étaient portées disparues dans la région de Buncombe en Caroline du nord et que 36 personnes étaient mortes dans le même État.
Le président américain Joe Biden devrait se rendre dans les prochains jours dans les zones touchées par l’ouragan.
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