AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen-Orient
- Chef d'état-major de l'armée israélienne : ''La guerre à Gaza va encore durer''
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Herzi Halevi, a déclaré mardi que la guerre dans la bande de Gaza ''va encore durer'', soulignant que son pays vise à ''éliminer les dirigeants des factions palestiniennes et à détruire les infrastructures' de la bande de Gaza afin de récupérer les otages''.
C'est ce qu'a déclaré Halevi dans un discours télévisé dans le cadre d'une inspection dans le camp de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.
Le 12 mai, l'armée israélienne a lancé une opération terrestre dans le camp de Jabalia et dans d'autres zones à proximité, avant d'annoncer le 15 du même mois son élargissement après une série d'affrontements''.
- Mandat d’arrêt contre Netanyahu : Le procureur de la CPI menacé
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré avoir reçu des menaces alors qu'il menait des enquêtes contre de hauts responsables israéliens. Une personnalité de haut rang lui a dit que la Cour avait été "créée pour l'Afrique et pour des voyous comme Poutine ", et non pour l'Occident et ses alliés.
Dans une interview accordée à CNN, Karim Khan a déclaré : "Certains dirigeants élus ont pris langue avec moi et ont été très virulents. ‘Cette Cour a été créée pour l'Afrique et pour des voyous comme Poutine’, m'a dit l'un d'entre eux''.
Nous ne procédons pas de cette manière", a-t-il affirmé, avant d'ajouter : "Cette Cour devrait être le triomphe du droit sur le pouvoir et la force brute : prendre ce que l'on peut, prendre ce que l'on veut, faire ce que l'on veut".
- Haaretz : Une décision de la CPI empêcherait les dirigeants de plusieurs pays de rencontrer Netanyahu
Le quotidien israélien Haaretz a estimé, mardi soir, que les mandats d'arrêt qui devraient être délivrés par la Cour pénale internationale (CPI) contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, empêcheraient les dirigeants et les ministres des Affaires étrangères de nombreux pays de les rencontrer.
Lundi, le procureur général de la CPI, Karim Khan, a révélé qu'il avait déposé une requête en vue de la délivrance de mandats d'arrêt contre Netanyahu, Gallant et trois dirigeants du Hamas, à savoir Ismail Haniyeh, Yahya Sinwar et Muhammad Deif, pour des accusations de "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" perpétrés depuis le 7 octobre dernier.
Citant -sous couvert d'anonymat- des diplomates dont les pays soutiennent Israël, le journal ajoute sur son site Internet : "Si la Cour approuve la requête de délivrance de mandats d'arrêt contre Netanyahu et Gallant, les dirigeants et les ministres des affaires étrangères des 124 pays qui reconnaissent son autorité (la Cour) auront du mal à les rencontrer".
- Blinken chahuté au Sénat : "Vous resterez dans les mémoires comme le boucher de Gaza"
Le Secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a été interrompu à plusieurs reprises par des manifestants pro-palestiniens, lors de la déposition qu'il a faite, mardi, devant la Commission des affaires extérieures du Sénat.
"Blinken, vous resterez dans les mémoires comme le boucher de Gaza", a crié un manifestant alors qu'il était évacué de l'hémicycle par la police du Capitole, ajoutant : "Vous resterez dans les mémoires pour avoir assassiné des Palestiniens innocents".
La déposition de Blinken a été interrompue au moins quatre autres fois mardi, les manifestants cherchant à attirer l'attention sur le soutien continu des États-Unis à la guerre d'Israël contre la Bande de Gaza assiégée, qualifiant l'invasion de "démente" et traitant à plusieurs reprises Blinken de "criminel de guerre".
"Stop au génocide ! Stop au génocide ! Stop au génocide !", a crié une autre manifestante âgée alors qu'elle était escortée hors des locaux de la commission.
*Guerre en Ukraine
- L’Union européenne décide de transférer les bénéfices des actifs russes à l’Ukraine
L'Union européenne a accepté ce mardi d'utiliser les bénéfices des avoirs russes gelés dont elle dispose pour l’autodéfense et la reconstruction de l'Ukraine.
Le Conseil de l’Europe a annoncé dans une publication sur la plateforme X que le plan concernant les revenus extraordinaires de la Russie résultant du gel de ses avoirs avait été accepté par les États membres.
De ce fait, les bénéfices provenant des actifs russes seront utilisés pour soutenir l’autodéfense et la reconstruction de l'Ukraine.
Dans un même contexte, 90 % des bénéfices seront transférés à la défense et au soutien militaire à l’Ukraine, à travers le Fonds européen pour la paix, alors que 10 % seront alloués à divers programmes de reconstruction du pays.
- L'Espagne va envoyer un nouveau lot de chars Leopard et d'armes à l'Ukraine
L'Espagne enverra un deuxième lot de chars Leopard en Ukraine ainsi que d'autres armes, a annoncé lundi le ministre de la Défense espagnol.
Lors d'une réunion du Groupe de contact sur la défense ukrainienne à laquelle participaient des représentants du département américain de la Défense, de l'Ukraine et d'autres pays, la ministre de la Défense Margarita Robles a exhorté la communauté internationale à continuer de soutenir Kiev.
Compte tenu de la "situation critique" à laquelle l’Ukraine est actuellement confrontée, Robles a déclaré qu’il était de "l’obligation collective de continuer à fournir, en urgence, le soutien dont l’Ukraine a besoin et qu’elle mérite", selon un communiqué du ministère espagnol de la Défense.
Outre les chars Leopard, Robles a également annoncé une aide militaire comprenant des munitions d'artillerie de 155 mm, des missiles anti-aériens Patriot, des systèmes anti-drones et des systèmes optroniques de surveillance et de suivi.
*Espagne-Argentine
L'Espagne rompt ses relations diplomatiques avec l'Argentine
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a annoncé la rupture des relations diplomatiques directes avec l'Argentine et le rappel de l'ambassadrice d’Espagne à Buenos Aires.
Albares a expliqué, ce mardi, dans un communiqué de presse tenu après le Conseil des ministres, que son pays avait rappelé l'ambassadrice Maria Alonso de Buenos Aires et qu'il n'y aurait que des employés pour les activités commerciales.
Le chef de la diplomatie espagnole a ajouté que son pays avait convoqué l'ambassadeur pour des consultations à Madrid et que l'Argentine resterait sans ambassadeur.
La crise entre les deux pays remonte au début du mois de mai, lorsque le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a déclaré que le président argentin, Javier Milei, consommait de la drogue et qu'il lui était impossible de remporter les élections.
*Nouvelle-Calédonie
- « Des jeunes Kanaks en déshérence sont utilisés pour passer à l’acte », selon Darmanin
Les émeutes qui sévissent depuis une semaine en Nouvelle-Calédonie sont le fait de « jeunes kanaks en déshérence » qui « sont utilisés pour passer à l’acte », a affirmé le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin, auditionné mardi devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
« Il y a des jeunes kanaks en déshérence qui sont accumulés dans des squats, accumulés dans des logements sociaux, accumulés dans des difficultés (…) et qui aujourd’hui pour une partie d’entre eux, sont utilisés (…) pour passer à l’acte », selon le locataire de Beauvau.
D’après ce dernier, ces violences ne sont donc pas le fait de « militants indépendantistes contre une population qu’ils considéraient comme ne pouvant pas être électeurs de la Nouvelle-Calédonie ».
Et de poursuivre : « Ce n’est pas une violence politique. Elle a été utilisée politiquement par le CCAT (cellule de coordination des actions de terrain) mais ce n’est pas en soi une violence politique ».
- Gabriel Attal reconnaît des « violences d’une intensité rare »
Le Premier ministre français Gabriel Attal a reconnu, mardi, des « violences d’une intensité rare » en Nouvelle-Calédonie, dans une déclaration à l’occasion de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement.
« Je veux aussi rappeler que les premières victimes de ces émeutes et de ces violences, sont les Calédoniens. Quatre personnes ont perdu la vie (outre les deux gendarmes tués) à l’occasion de ces émeutes, de ces pillages et beaucoup ont été blessées », a-t-il déclaré face à la représentation nationale.
Selon le chef du gouvernement, ces violences « portent le goût amer du souvenir des déchirements qui ont ensanglanté le cailloux il y a 40 ans ».
*Nigeria
Deux attaques armées dans le centre du pays, 40 morts
Au moins 40 personnes ont été tuées, selon un bilan préliminaire, dans deux attaques armées perpétrées dans le centre du Nigéria, ont annoncé les autorités de ce pays.
Dans des déclarations à la presse, Udu al-Umma, le gouverneur de l'État du Plateau (centre), a fait savoir que des attaques armées ont été perpétrées contre des villages entourant une zone d’exploitation minière.
Il a ajouté qu’au moins 40 personnes ont été tuées à la suite de deux attaques armées, qui ont également fait un grand nombre de blessés, selon un bilan préliminaire.
Udu al-Umma a expliqué que les assaillants ont kidnappé des dizaines d'habitants des villages attaqués, tandis que des villageois ont fui vers les régions voisines.
*Mali
La justice ouvre une enquête contre la mise en place "d'institutions parallèles"
La justice malienne a annoncé l'ouverture d'une enquête contre les responsables de deux organisations pour avoir annoncé la mise en place "d'organes et institutions parallèles aux autorités de la transition".
C'est ce qui ressort d'une déclaration du procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Adama Coulibaly, relayé par la presse locale dont l'Agence malienne de presse (Amap, officiel), lundi.
« Des organisations dénuées de toute existence juridique dénommées [Panel des Démocrates Maliens] et [Convergence pour une transition civile]», avaient tenu dans le cyberespace « des propos qui troublent l’ordre public », a indiqué Coulibaly dans un communiqué consulté par Anadolu, soulignant que ces propos sont susceptibles de constituer une infraction « d’atteinte au crédit de l’État ».
Il a expliqué que ces organisations avaient appelé à la mise en place d'organes et d'institutions parallèles aux autorités de la transition, les accusant d'inciter « d’autres organisations et les citoyens à participer à une entreprise visant à porter atteinte à la sureté de l’État ».
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