AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen-Orient
- L’Union européenne demande à Israël de cesser ‘’immédiatement’’ son opération militaire à Rafah
L’Union européenne (UE) a demandé à Israël de cesser "immédiatement" son opération militaire à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza.
C'est ce qui ressort d’un communiqué du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, publié mercredi sur le site Internet de l'UE et consulté par Anadolu.
‘’L’Union européenne appelle Israël à cesser immédiatement son opération militaire à Rafah’’, indique le communiqué.
Et d’ajouter : ‘’La poursuite de l'opération militaire israélienne à Rafah entraîne davantage de déplacements de population, de risque de famine et de souffrance humaine et entrave l'acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza".
- Erdogan : "La Türkiye continuera de soutenir le Hamas qui lutte pour l'indépendance"
Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a assuré, mercredi, que la Türkiye "continuera à soutenir le Hamas qui se bat pour l'indépendance de ses propres terres et qui défend l'Anatolie".
S'exprimant lors de la réunion du groupe parlementaire à Ankara, le Chef de l'Etat turc a réitéré le soutien de son pays à la cause palestinienne.
"Ne croyez surtout pas qu'Israël s'arrêtera à Gaza. Si cet Etat terroriste n'est pas stoppé, aveuglé par son délire de terres promises, il tournera son regard vers l'Anatolie", a-t-il déclaré.
Erdogan a par ailleurs souligné que le Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu et les complices du génocide seront tenus responsables de chaque goutte de sang qu'ils ont versée".
*Émeutes en Nouvelle-Calédonie
- Le gouvernement déploie l’armée et interdit TikTok
Le premier ministre français Gabriel Attal a annoncé mercredi soir le déploiement de l’armée pour « la sécurisation d’un certain nombre d’infrastructures notamment les ports et les aéroports » ainsi que l’interdiction du réseau social TikTok dans l’archipel.
En ouverture de la cellule de crise interministérielle réunie Place Beauvau, le chef du gouvernement a estimé que « la situation en Nouvelle-Calédonie est grave ».
Dans le détail, l’état d’urgence entré en vigueur mercredi à 20 heures (heure de Paris), a été mis en place pour permettre d’adopter plusieurs mesures de restrictions de liberté.
Gabriel Attal a, par ailleurs, indiqué que le Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc, a acté « un couvre-feu et interdit TikTok » dans l’archipel calédonien.
- Macron propose aux responsables calédoniens une réunion à Paris
Le président français Emmanuel Macron propose aux responsables calédoniens, une réunion à Paris pour tenter de trouver une sortie de crise, a annoncé mercredi le Premier ministre Gabriel Attal à l’Assemblée nationale.
« Aucune violence n’est jamais justifiable, tolérable, aucune violence ne peut jamais être acceptée et je le redis, aucune violence ne sera jamais tolérée », a-t-il lancé à la tribune du Palais Bourbon assurant que l’urgence « aujourd’hui, c’est le rétablissement de l’ordre, et le retour du calme et de la sérénité ».
Rappelant qu’un couvre-feu a été instauré dans l’archipel le chef du gouvernement a par ailleurs fait savoir qu’Emmanuel Macron « a écrit à l’ensemble des responsables calédoniens pour leur proposer de se réunir à Paris et de tenter à nouveau de trouver un consensus ».
*Slovaquie
Blessé par balles, le Premier ministre Robert Fico dans un état critique
Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a été blessé ce mercredi 15 mai lors d’une fusillade dans la ville de Handlova (centre) à l’issue d’une réunion du cabinet.
Par voie de communiqué diffusé sur sa page Facebook, la présidence du Gouvernement a indiqué que Robert Fico a été touché par plusieurs balles, affirmant qu’il se trouve dans un état critique.
L'agence de presse slovaque TASR News a rapporté que le suspect avait été arrêté par la police, sans donner de plus amples détails.
TASR News a indiqué que Fico avait été transporté à l’hôpital, situé à proximité du lieu de la fusillade, pour y recevoir les soins nécessaires.
*Guerre en Ukraine
- Zelensky reconnaît que la situation est difficile sur le champ de bataille
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a admis ce mercredi que la situation est difficile sur le champ de bataille, et notamment dans les régions de Donetsk et de Kharkiv.
"Il est prématuré de tirer des conclusions définitives, mais nous avons la situation sous contrôle", a déclaré Zelensky dans un post sur Telegram, soulignant que le commandant en chef Oleksandr Syrskyi supervisait directement les opérations de combat, en s'engageant activement avec les brigades positionnées en première ligne.
Zelensky a confirmé les rapports faisant état de mouvements de troupes de la ville de Chasiv Yar, dans la région de Donetsk, vers la ville de Kharkiv, en déclarant : "Nous avons renforcé les directions, incluant celles de Kharkiv".
Plus tôt dans la journée, Zelensky a annulé ses voyages prévus au Portugal et en Espagne suite aux conditions difficiles sur le front.
- Blinken annonce une aide supplémentaire de 2 milliards de dollars à l'Ukraine
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a annoncé mercredi que Washington allait pourvoir une aide militaire supplémentaire de 2 milliards de dollars à l'Ukraine.
Washington œuvre "pour garantir que l'Ukraine puisse tenir et l’emporter sur le champ de bataille", a déclaré Blinken lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, à Kiev.
Soulignant que la capitale ukrainienne allait recevoir davantage d'aide militaire de la part des États-Unis, après l’adoption par le Congrès d’un financement supplémentaire fin avril, Blinken a annoncé : “Aujourd'hui, je souhaite ajouter à cela en annonçant que nous fournirons 2 milliards de dollars supplémentaires de financement militaire à l'Ukraine".
*Indonésie
Le bilan des inondations s'élève à 58 morts
Le bilan des inondations causées par les pluies de mousson dans la province occidentale de Sumatra en Indonésie s'élève à 58 personnes.
Abdul Mahari, porte-parole de l'Agence nationale indonésienne de gestion des catastrophes, a déclaré mercredi que les inondations avaient submergé des centaines de maisons et que plus de 1 500 familles avaient été évacuées de la région.
Il a souligné que le nombre de personnes ayant perdu la vie est passé de 28 à 58 après que les équipes de recherche et de sauvetage ont trouvé des corps dans la zone.
Il a souligné que 33 personnes ont été blessées et transportées à l'hôpital.
*Niger - Etats-Unis
Retrait des soldats américains du Niger : Une délégation américaine de haut niveau à Niamey
Une délégation américaine de haut niveau séjourne actuellement à Niamey, la capitale du Niger pour présenter le plan de retrait des soldats américains du pays, a annoncé le ministère nigérien de la Défense.
Il s'agit d'"une délégation de haut niveau du Pentagone conduite par M.Christopher Maer, Secrétaire adjoint à la Défense chargé des opérations spéciales et les conflits de faible intensité, et du Général de corps d'armée Dagvin Anderson, directeur du développement des forces inter-armées au département de la Défense qui est venue se présenter au ministre de la Défense nationale, le Général de corps d'armée Salifou Mody", a rapporté le site officiel d'information du ministère nigérien de la Défense nationale, mercredi.
La même source souligne que cette délégation "est mandatée pour présenter le plan de retrait des forces américaines du Niger", précisant que le projet "sera discuté avec les experts militaires nigériens".
*Gabon
L'ex-président Ali Bongo en grève de la faim
Ali Bongo Ondimba, ancien président du Gabon, ainsi que ses deux fils, ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leur "séquestration" et les "actes de torture" infligés à leur famille, ont annoncé leurs avocats dans un communiqué consulté par Anadolu. Selon les conseils, cette action vise à attirer l'attention sur "la grave situation des droits humains" dans leur pays depuis le coup d'État militaire d'août 2023.
Les avocats François Zimeray et Catalina de la Sota ont annoncé le dépôt d'une nouvelle plainte à Paris. Cette démarche judiciaire coïncide avec la visite prochaine à Paris du général Brice Oligui Nguema, leader du putsch et Président de transition. La plainte cherche à obtenir l'ouverture d'une enquête pour "arrestation illégale, séquestration aggravée par des actes de torture et actes de barbarie".
*Burkina Faso
Des Assises nationales les 25 et 26 mai pour statuer sur la suite à donner à la transition
Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité du Burkina Faso, Emile Zerbo, a convoqué des Assises nationales les 25 et 26 mai courant à Ouagadougou, pour statuer sur la suite à donner à la transition qui prend fin normalement le 1er juillet 2024.
Cette convocation fait suite à l’adoption le 26 avril dernier, de la loi portant accord de l’Assemblée législative de transition pour l’organisation des Assises nationales, a rappelé Zerbo dans un communiqué publié mardi soir, ajoutant que ce sont les "forces vives de la Nation" qui participeront à ces Assises.
"Lesdites Assises permettront aux représentants des forces vives de la Nation de délibérer sur la suite à donner à la transition dont la durée impartie par la Charte du 14 octobre 2022 court jusqu’au 1er juillet 2024", a-t-il indiqué.
*Soudan
Les États-Unis sanctionnent deux hauts commandants des forces paramilitaires soudanaises
Les États-Unis ont annoncé, mercredi, avoir sanctionné des hauts commandants soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) à la suite d'une attaque contre une ville de la région occidentale du Darfour.
"Les États-Unis ont imposé des sanctions à Ali Yagoub Gibril et Osman Mohamed Hamid Mohamed pour leur implication dans des opérations perpétrées par les FSR au Darfour", a déclaré le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, dans un communiqué.
"Les attaques des FSR ont fait des victimes parmi les civils. Ces agressions doivent cesser immédiatement, tout comme le soutien extérieur aux parties belligérantes", a-t-il déclaré.
Et d'ajouter : "Tous les obstacles à l’accès humanitaire – à une époque où des millions de personnes risquent de mourir de faim à cause du conflit – doivent être supprimés".
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