AA / Tunis / Salim Boussaïd
Gouvernement de Gaza : 92 journalistes tués dans des attaques israéliennes depuis le 7 octobre
Au moins 92 journalistes ont été tués dans les attaques israéliennes menées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, a annoncé dimanche le bureau des médias du gouvernement de Gaza.
Dans un communiqué, le bureau des médias du gouvernement de Gaza a indiqué que les dernières victimes étaient les journalistes Rami Badir et Assem Kamal Musa, qui ont été tués lors de raids israéliens au cours des deux derniers jours.
Le bureau n'a pas fourni de détails sur les circonstances de la mort des journalistes.
"En assassinant des journalistes, l'occupation israélienne tente d'obscurcir le récit palestinien et la vérité, mais elle a échoué lamentablement à briser la volonté de notre grand peuple palestinien", peut-on lire.
Israël mène des raids aériens et terrestres sur la bande de Gaza, instaure un siège et lance une offensive terrestre en représailles à une attaque transfrontalière menée par le groupe palestinien Hamas le 7 octobre dernier.
Au moins 18 800 Palestiniens, en majorité des enfants et des femmes, ont depuis été tués et 51 000 blessés dans les attaques israéliennes, selon les autorités sanitaires de Gaza.
Palestiniens enterrés vivants par Israël à Gaza ? Euro-Med HRM Appelle à l’ouverture d’une enquête internationale
L'Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme (Euro-Med HRM) a réclamé, samedi, l'ouverture d'une enquête internationale indépendante sur les informations selon lesquelles l'armée israélienne aurait enterré vivants des civils palestiniens blessés dans la cour de l'hôpital Kamal Adwan, dans la ville de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza.
Euro-Med HRM, dont le siège est à Genève, a déclaré dans un communiqué avoir recueilli "des témoignages et des plaintes d'équipes médicales et de médias confirmant que des bulldozers israéliens ont enterré des Palestiniens vivants dans la cour de l'hôpital, avant de s'en retirer".
"Au moins un des corps était visible parmi les monticules de sable, et des témoins ont confirmé qu'il était blessé avant d'être enseveli", ce qui aurait causé sa mort, a souligné Euro-Med HRM.
La Türkiye exhorte Washington à user de son influence sur Israël pour faire cesser les attaques contre Gaza
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a appelé les Etats-Unis, dimanche, à user de leur influence sur Israël pour mettre fin aux attaques contre la Bande de Gaza et ce, lors de son entretien avec son homologue américain, Antony Blinken.
Selon des sources diplomatiques, Hakan Fidan s'est entretenu par téléphone avec Blinken de questions d'ordre régional et international, ainsi que des relations entre Ankara et Washington.
Au cours de la discussion concernant le conflit israélo-palestinien, Fidan a souligné la détérioration de la situation à Gaza et en Cisjordanie et a exhorté les États-Unis à faire pression sur Israël pour qu'il mette fin aux attaques.
Israël a tué 505 Palestiniens, dont 111 enfants, depuis début 2023
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé, dimanche, qu'Israël avait tué 505 Palestiniens en Cisjordanie dont 111 enfants, depuis le début de l'année 2023.
Le ministère a déclaré dans un bref communiqué dont une copie est parvenue à Anadolu, que "505 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début de cette année, dont 111 enfants. Cependant, après le 7 octobre, le bilan des martyrs a atteint 297, dont 70 enfants''.
Au cours de l'année écoulée, le bilan des morts s'est élevé à 224 Palestiniens, dont 53 dans la Bande de Gaza et 171 en Cisjordanie, selon un précédent bilan du ministère de la Santé.
Erdogan rencontre Ersin Tatar, président de la République turque de Chypre du Nord
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rencontré, dimanche à Istanbul, le président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN) Ersin Tatar.
La rencontre, tenue au Palais présidentiel de Dolmabahce, s'est déroulée à huis clos.
Le vice-président turc Cevdet Yilmaz et le premier ministre de la RTCN Unal Ustel ont également pris part à cet entretien.
L'Autorité du Canal de Suez annonce que 55 navires ont été déroutés en raison des tensions en mer Rouge
L'Autorité du Canal de Suez (SCA) a déclaré, dimanche, que 55 navires ont été déroutés vers le Cap de Bonne Espérance, depuis le 19 novembre, suite à des attaques contre des navires en Mer Rouge.
Oussama Rabie, président de la SCA, a déclaré que 2 128 navires avaient traversé la voie maritime au cours de la même période.
"Nous suivons de près l'impact des tensions actuelles en mer Rouge et étudions leur incidence sur la navigation via le canal", a déclaré Rabie.
Trois grandes entreprises de fret, dont MSC, la plus grande compagnie de transport maritime par conteneurs au monde, ont déclaré, samedi, qu'elles éviteraient le canal de Suez en raison des attaques des Houthis contre les navires à destination d'Israël.
Paris réaffirme son soutien à Israël malgré la mort d'un agent de la diplomatie française
La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a réaffirmé, dimanche, le soutien de son pays à Israël malgré la mort d'un agent de la diplomatie française dans la Bande de Gaza.
Lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec son homologue israélien, Eli Cohen, à Tel Aviv, Colonna a rappelé l'importance d'une nouvelle trêve humanitaire.
Sur la plateforme X, elle a écrit: ''À mon homologue Eli Cohen, j’ai redit l’attachement de la France à la sécurité d’Israël face au terrorisme, l’urgence d’une trêve humanitaire à Gaza pour la libération des otages et l’accès humanitaire et l’importance de tout faire pour éviter une escalade avec le Liban''.
A propos des derniers développements en Cisjordanie, la ministre française a indiqué que la construction des colonies est une violation flagrante du droit international, appelant à prendre les mesures nécessaires.
Décès d’un agent du Quai d’Orsay à Gaza : La réaction de la France est « scandaleuse », selon Manuel Bompard
Le coordinateur de La France Insoumise (LFI), Manuel Bompard, a qualifié de "scandaleuse" la réaction de la France au décès d'un agent du Quai d'Orsay suite à un bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza.
"La réaction des autorités françaises sur ce sujet est aussi scandaleuse que depuis le début", a estimé Manuel Bompard dans une déclaration à Anadolu. Le député insoumis participait à un rassemblement tenu dans le centre de Paris pour dénoncer les bombardements israéliens indiscriminés contre la population civile de Gaza.
"La France doit dire que ce qui s’est passé est inacceptable, doit dire que ce cas-là s’ajoute malheureusement à près de 20 mille morts, aujourd’hui, parmi les populations civiles de Gaza", a-t-il encore déclaré au micro d'AA.
Manifestation devant l'ambassade américaine contre la poursuite de la guerre à Gaza
Des dizaines de Tunisiens ont participé, dimanche, à une manifestation devant l'ambassade américaine à Tunis contre la poursuite de la guerre israélienne sur Gaza depuis plus de deux mois et exigeant l'expulsion de l'ambassadeur américain, Joey Hood, en signe de protestation contre le soutien de son pays à Tel-Aviv dans cette agression.
Le rassemblement a été organisé à l'appel de la coordination "Action commune pour la Palestine", qui regroupe des associations, des organisations et des partis en marge de la commémoration du septième anniversaire de l'assassinat de l'ingénieur tunisien Mohamed Zouari, ainsi que le 13ème anniversaire de la révolution tunisienne qui avait renversé le régime du président de l'époque, Zine El Abidine Ben Ali.
Le 15 décembre 2016, les autorités tunisiennes avaient annoncé l'assassinat de l'ingénieur tunisien, Mohamed Zouari, dans la ville de Sfax, dans le sud de la Tunisie.
Abdourahamane Tiani rejette tout "préalable" de la CEDEAO
Le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et chef de l'État du Niger Abdourahamane Tiani a rejeté, dimanche, tout "préalable" de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) pour la levée des sanctions imposées par l'institution sous-régionale au lendemain du coup d'État du 26 juillet dernier contre le président Mohamed Bazoum.
"En décidant de nous imposer des sanctions injustifiées, cyniques, iniques, criminelles, inhumaines et irresponsables, la CEDEAO et l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) pensaient nous mettre à genou et nous ramener dans le giron du régime déchu et de la France", a déclaré Abdourahamane Tiani dans un message à la Nation prononcé à l'occasion du 63ème anniversaire de la proclamation de la République du Niger célébré le 18 décembre de chaque année.
"Ces organisations régionales ne savaient pas qu'elles avaient en face d'elles un peuple guerrier", a-t-il poursuivi. "Nous n'acceptons aucun chantage, aucune intimidation et aucun préalable", a prévenu Abdourahamane Tiani, notant que "l'heure des tractations et des combines dans les officines est révolue".
Le capitaine Ibrahim Traoré opère un remaniement ministériel
Le Président de la transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a effectué dimanche soir un remaniement ministériel qui a touché trois départements ministériels, notamment celui des Affaires étrangères.
Le décret de remaniement lu à la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) indique que Jean-Marie Karamogo Traoré précédemment ministre délégué en charge de la Coopération régionale est désormais ministre des Affaires étrangères à la place d'Olivia Rouamba.
Stella Kabré est nommée ministre déléguée en charge de la Coopération régionale.
Yacouba Zabré prend les commandes du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières en remplacement de Simon-Pierre Boussim tandis que Jacques Sosthène Dingara précédemment secrétaire général du gouvernement est nommé ministre de l'Education nationale.
Les autres ministres gardent leurs postes et le nombre des membres du gouvernement qui était de 24 reste le même.
Le Kenya désapprouve la réaction des autorités congolaises
Les autorités Kenyanes ont jugé « prématuré » le rappel des ambassadeurs de la République démocratique du Congo (RDC) après que l’ancien président de la CENI a annoncé, depuis le territoire kényan, la création d'une alliance de groupes armés.
Le gouvernement congolais a exigé des explications et rappelé ses ambassadeurs au Kenya et auprès de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC).
« Le gouvernement kényan ne contrôle pas les médias. Nous garantissons la liberté de la presse pour tous. Toutefois, je veux le dire de manière catégorique, le gouvernement kényan ne soutient aucun groupe rebelle en République démocratique du Congo », a déclaré à Anadolu Isaac Mwaura, porte-parole du gouvernement Kényan.
Le Kenya affirme, en outre, « qu'il n'est pas impliqué dans les affaires intérieures de la RDC et s'engage à continuer à soutenir la paix, la sécurité et la consolidation démocratique du pays, a ajouté le porte-parole jugeant « prématuré » le rappel des ambassadeurs.
Depuis 2022, la RDC est membre de la communauté des États d’Afrique de l’Est.
8 millions de Tchadiens appelés aux urnes pour valider la nouvelle constitution
Plus de 8 millions de Tchadiens ont été appelés aux urnes, ce dimanche 17 décembre, pour se prononcer par un "oui" ou un "non" sur le nouveau texte de la Constitution.
Le nouveau texte marque un retour à la constitution de 1996 et le passage d'un régime présidentiel à un régime semi-présidentiel avec deux chambres : l'Assemblée nationale et le Sénat.
L'organisation de ce référendum prépare également le terrain au retour à l'ordre constitutionnel après une période de transition observée suite à la mort du président Idriss Déby Itno le 20 avril 2021.
Le Tchad expulse 4 diplomates soudanais
Le Tchad a déclaré, samedi, 4 diplomates soudanais "persona non grata" et leur a accordé un délai de 72 heures pour quitter le territoires tchadien.
C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public samedi et consulté par Anadolu.
Les diplomates concernés ont été cité nommément dans le communiqué. Il s'agit de Mukhtar Bilal Abdelsalam El-Abass, premier conseiller ; Abdel-Rahim El-Awad Eltoum, attaché militaire ; El-Hag Abdalla El-Hag Ahmed, consul à N'Djamena et Mohamed El-Hag Bakhit Farah, consul général adjoint basé à Abéché.
Selon le communiqué, "cette mesure fait suite aux propos graves et dénués de tout fondement, du général Yasser Al-Atah, chef d'état-major des forces armées soudanaises, accusant le Tchad d'interférer dans le conflit inter-soudanais".
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