AA / Tunis / Salim Boussaïd
500 000 Palestiniens souffrent de faim et de soif
Un demi-million de Palestiniens risquent de souffrir de faim et de soif dans les villes où les attaques israéliennes se poursuivent, a déclaré samedi, le porte-parole de la municipalité de Gaza, Hosni Muhanna, à Anadolu, qualifiant la situation humanitaire de "désastreuse", l'armée israélienne ciblant délibérément la nourriture et l'eau et l'infrastructure.
"Les pénuries de carburant ont perturbé le processus d'évacuation des blessés et le transport des corps", a ajouté le porte-parole.
"Certains équipements de construction et véhicules sont devenus inutilisables suite au ciblage israélien du garage de la municipalité de Gaza", a fait savoir Muhanna, notant qu'ils ont eu des difficultés à ouvrir les rues fermées à cause des bombardements israéliens.
"Nous ne pouvons pas fournir d'eau à l'hôpital Al-Shifa. La crise de l'eau et de la nourriture dans les centres d'hébergement augmente de façon exponentielle à mesure que le nombre de personnes venant dans ces centres dépasse la capacité d'accueil", a annoncé le responsable palestinien.
UNRWA : "La situation humanitaire à Gaza est catastrophique"
L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a déclaré, samedi, que la situation humanitaire dans la Bande de Gaza est devenue "catastrophique".
C'est ce qui ressort d'une interview de la porte-parole de l'UNRWA, Tamara Al-Rifai accordée à la BBC et partagée sur la plateforme X.
"Nos équipes n'ont pu distribuer de l'aide que dans une très petite partie du sud de la Bande de Gaza", a-t-elle assuré.
Et d'ajouter, "nos équipes n'ont pas pu atteindre de nombreux habitants en raison de l'intensité des bombardements en cours".
La porte-parole de l'UNRWA a, en ce sens, alerté sur la situation qui devient de plus en plus catastrophique.
Au moins 17 700 Palestiniens ont été tués et plus de 48 780 autres ont été blessés lors d'attaques aériennes et terrestres incessantes contre l'enclave depuis le 7 octobre.
Veto américain contre un cessez-le-feu à Gaza: Erdogan appelle à la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU est ouvertement violée à Gaza, dans les territoires palestiniens occupés.
Dans son discours lors d'un événement du Parti Justice et Développement, samedi, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, qui correspond au 10 décembre de chaque année, Erdogan a ajouté que l'hostilité envers l'Islam et les étrangers dans les sociétés occidentales est au premier rang des menaces qui pèsent sur les droits de l'homme.
Il a souligné que les personnes les plus touchées par les pratiques discriminatoires, fascistes, xénophobes et racistes sont sans aucun doute les Musulmans.
Il a indiqué que les pays occidentaux ont légitimé et encouragé les actions anti-Islam et antimusulmans sous prétexte de "liberté de pensée".
"Les incidents barbares croissants et les cris croissants de personnes innocentes (à Gaza) sont des indicateurs que nous nous approchons d'un nouveau tournant" a-t-il relevé.
Cinq mille soldats israéliens ont été blessés depuis le début de la guerre à Gaza
Le journal Yedioth Ahronoth a révélé samedi que plus de 5 000 soldats israéliens ont été blessés depuis le début de la guerre le 7 octobre, dont plus de 2 000 ont été reconnus officiellement handicapés.
« Les chiffres cumulés depuis le 7 octobre sont astronomiques : plus de 5 000 soldats blessés sont arrivés dans les hôpitaux, dont plus de 2 000 ont été officiellement reconnus handicapés dans l’armée israélienne et ont été reçus par le ministère de la Défense, » lit-on de même source.
Yedioth Ahronoth a ajouté que parmi lesquels se trouvaient également « 1 000 soldats réguliers blessés. Ils sont donc soignés par la défense israélienne ».
Le journal n'a pas précisé si les autres soldats blessés étaient des soldats réguliers ou non.
La France condamne la décision israélienne de construire 1 800 unités de logement dans des colonies à Jérusalem-Est
La France a "fermement condamné la décision des autorités israéliennes annoncée le 6 décembre d’autoriser la construction 1 800 nouvelles unités de logement dans des colonies à Jérusalem-Est".
"La colonisation est illégale en droit international" a souligné le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué publié sur son site.
"En approuvant de nouveaux projets de construction de colonies, le gouvernement israélien compromet la possibilité d’établir un futur État palestinien viable et contigu et met en danger la perspective de la solution des deux États, qui est seule susceptible de répondre au droit à la sécurité d’Israël et aux aspirations légitimes des Palestiniens à un État", poursuit la diplomatie française appelant "les autorités israéliennes à revenir sur cette décision".
La France condamne l'appel de l'Opep à rejeter tout accord d'une sortie des énergies fossiles
Une lettre fuitée et largement controversée de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) demandant, en pleine COP28, à ses pays membres de rejeter tout accord ciblant les énergies fossiles, a provoqué une vague de condamnations internationales, dont celle de la France.
En effet, la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, s'est dite samedi, «stupéfaite» et a fait part de sa «colère», selon les médias français.
Répondant à une journaliste en guise de réaction à la demande de l'Opep, la ministre française de la Transition énergétique, a déclaré dans une vidéo publiée sur son compte X ce qui suit: "Le réchauffement climatique est causé à 75% par les énergies fossiles. Il faut en sortir si on veut réduire le dérèglement climatique à 1,5 degré. C'est la science qui nous le dit".
Et d'ajouter: "Je veux dire aussi que les premières victimes de cette orientation portée par l'Opep seraient les pays et les populations les plus vulnérables. Je compte donc sur la présidence pour ne pas se laisser impressionner, afin de nous permettre d'obtenir un bon accord qui mentionne, explicitement, la sortie des énergies fossiles.
Assassinat de Samuel Paty : prison avec sursis et peine de prison aménageable pour les six collégiens
Six anciens collégiens ont été jugés à huis clos vendredi en France pour leur implication dans l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020. Les peines vont de 14 mois de prison avec sursis à six mois de prison ferme – aménagés sous bracelet électronique, ont rapporté des médias locaux.
Des peines ordonnées au regard "de la gravité des faits", de leur "personnalité" et "évolution", et alors que les infractions sont "parfaitement établies", a déclaré le tribunal pour enfants dans son jugement, lu en audience publique après deux semaines d'un procès à huis clos, précise France 24.
Cinq des adolescents, âgés de 14 et 15 ans étaient jugés pour association de malfaiteurs en vue de préparer des violences aggravées. Ils sont accusés d'avoir surveillé les abords du collège et désigné Samuel Paty à l'assaillant, contre rémunération, rapporte le média.
Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour détournement de fonds publics européens
Le parquet de Paris a annoncé vendredi que la politicienne d'extrême droite Marine Le Pen serait jugée pour détournement présumé de fonds européens destinés à financer les activités de son parti, le Rassemblement national (RN).
L'ancienne candidate à la présidentielle sera traduite en justice en mars avec 26 autres membres de son parti pour des allégations de détournement de fonds.
Ils sont accusés d'avoir utilisé les fonds parlementaires européens pour payer des assistants qui travaillaient pour le Rassemblement national, anciennement appelé Front national.
Le Pen, députée européenne de 2004 à 2017, et son parti ont nié ces accusations.
La guerre en Ukraine ne prendra pas fin de sitôt
Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré, samedi, que son pays continuera à soutenir l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, car le conflit militaire, qui a débuté en février 2022, ne se terminera pas de sitôt.
"Non, cette guerre ne sera pas terminée de sitôt – nous souhaiterions tous qu'elle le soit – et c'est pourquoi nous devons être capables de maintenir la pression...", a déclaré Scholz au Parti social-démocrate (SPD) lors d'une conférence de presse à Berlin.
"Nous devons aider l’Ukraine sur la base de la solidarité. Nous soutenons l'Ukraine dans sa lutte de défense, avec des ressources financières et des armes", a-t-il ajouté.
Le chancelier allemand a déclaré que les citoyens lui demandaient souvent si les sanctions contre Moscou étaient justifiées, ce à quoi il a répondu : « Oui ».
"Poutine ne doit pas s'attendre à ce que nous fassions relâche", a-t-il lancé.
Conclusion d'un accord "historique" sur la réglementation de l’intelligence artificielle
Les responsables de l'UE se sont mis d'accord sur un accord provisoire sur les premières lois globales au monde visant à réglementer l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA).
Les réglementations proposées, collectivement connues sous le nom de loi sur l’IA, devraient être soumises à un vote au Parlement européen au début de l’année prochaine. La loi ne devrait pas entrer en vigueur avant 2025 au moins.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est dite optimiste quant à l'impact de la loi sur l'IA sur le développement technologique, soulignant qu'elle contribuera à la création d'une technologie qui ne compromettra pas la sécurité et les droits des personnes.
"La loi sur l'IA est une première mondiale. Un cadre juridique unique pour le développement de l'IA auquel vous pouvez faire confiance. Et pour la sécurité et les droits fondamentaux des personnes et des entreprises. Un engagement que nous avons pris dans nos orientations politiques - et que nous avons tenu. Je salue l'adoption de l'accord politique d'aujourd'hui", a-t-elle fait savoir sur X.
Des centaines de manifestants expriment leur solidarité avec la Palestine
Des centaines de Tunisiens se sont rassemblés, samedi, devant le théâtre municipal à Tunis, pour dénoncer l'agression israélienne contre Gaza.
La manifestation a été organisée par Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme, réunissant notamment plusieurs composantes de la société civile et de figures de la scène politique tunisienne.
Les manifestants ont participé à la marche, qui avait comme point de départ le jardin le Passage, en direction le théâtre municipal de Tunis, où ils ont brandi des drapeaux palestiniens et tunisiens, et scandé des slogans de soutien à la Résistance et à la cause palestinienne.
En colère, ils ont dénoncé l'injustice que vit le peuple palestinien depuis plus de 75 ans.
Visite à Cotonou du chef d’état-major des armées françaises
Le général Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées françaises, effectue une visite à Cotonou ce samedi 9 décembre 2023, ont rapporté des médias français.
L’état-major béninois indique que l'officier français vient pour parler de la coopération militaire entre les deux pays, précise RFI.
Thierry Burkhard est invité par son homologue béninois, le général Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major général des forces armées béninoises, note encore le média français ajoutant que le général Burkhard est accompagné d’officiers de son état-major.
Une mission a séjourné récemment à Cotonou pour une évaluation, rapporte la même source soulignant que le programme de coopération militaire de 2024 est prêt. Le déminage, la marine et bien d’autres secteurs figurent parmi les axes d’intervention.
L’opinion publique béninoise espère une clarification du général français sur plusieurs points : y a-t-il une base française au Bénin ? Le pays pourrait-il être le prochain point de chute de l'ex-mission Barkhane ?, indique encore RFI.
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