AA / Tunis / Fatma Ben Amor
* Tunisie / Attaque de la Ghriba
- Un policier a succombé à ses blessures mercredi matin
Un policier a succombé à ses blessures mercredi matin, après l’attaque survenue aux environs de la synagogue de la Ghriba, à Djerba (sud-est de la Tunisie), selon une information révélée par l’agence TAP (Tunis Afrique Presse).
Le bilan provisoire s’élève désormais à cinq morts dont un gendarme tué par l’assaillant avant qu’il ne se dirige vers la synagogue où il a ensuite abattu deux fidèles (un Français et un Tunisien) et un policier qui lui faisait face.
Le ministère de l’Intérieur tunisien, faisait état, dans la nuit de mardi à mercredi, d’une dizaine de blessés parmi lesquels six membres des forces de l’ordre et quatre civils.
- Saïed : L'opération vise à déstabiliser le pays et gâcher la saison touristique
Le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré mercredi que "l’objectif des auteurs de la lâche opération criminelle d'hier sur l'île de Djerba est de déstabiliser la Tunisie et de gâcher la saison touristique".
C’est ce qui ressort d’un discours télévisé du président tunisien, lors d'une réunion du Conseil de sécurité nationale, que la présidence tunisienne a diffusé sur sa page officielle Facebook.
Il s'agit de la première déclaration de Saïed, environ 24 heures après l'attaque qui a eu lieu aux abords de la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba, dans le sud-est de la Tunisie, qui a coûté la vie à 5 personnes, 2 civils et 3 agents des forces de l’ordre.
- Condamnations nationales et internationales
Plusieurs pays étrangers ainsi que l'ensemble de la classe politique tunisienne ont condamné l'attentat perpétré près de la Synagogue de la Ghriba à Djerba, dans le sud de la Tunisie, qui a coûté la vie à 5 personnes, dont 2 civils et 3 agents de sécurité.
L'attentat est survenu pendant les derniers jours de la visite annuelle des Juifs venus du monde entier, faire le pèlerinage à la "Synagogue de la Ghriba", construite il y a 2 500 ans sur l'île de Djerba, où un imposant dispositif sécuritaire avait été mis en place.
*Bande de Gaza
Le bilan des frappes israéliennes passe à 25 morts et 76 blessés
Le ministère de la Santé de la Bande de Gaza a annoncé, jeudi, que le nombre de Palestiniens tués dans des raids israéliens séparés, depuis mardi, est passé à 25.
"L'agression israélienne qui se poursuit contre Gaza a entraîné la mort de 25 Palestiniens et blessé 76 autres, depuis mardi", a-t-on indiqué.
Jeudi à l'aube, les Brigades Al-Qods, la branche armée du Mouvement du Jihad islamique, ont annoncé l'assassinat d'Ali Hassan Ghali, membre du Conseil militaire et responsable de son unité de missiles. Quatre chefs en tout sont décédés.
Depuis mardi à l'aube, les avions de guerre israéliens ont continué de lancer une série de raids sur plusieurs zones de la Bande, y compris des sites de factions armées et des terres agricoles.
* Türkiye
- Une feuille de route pour faire avancer les relations entre la Türkiye et la Syrie
Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de la Russie, de la Syrie et de l'Iran ont convenu de préparer une feuille de route afin de faire avancer les relations entre la Türkiye et la Syrie.
C'est ce qui ressort de la déclaration commune partagée mercredi à l'issue de la rencontre quadripartite de Moscou.
La déclaration conjointe de la réunion, qui s’est tenue en présence des ministres des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, russe, Sergey Lavrov, iranien, Hossein Amir Abdullahiyan et syrien, Faisal al-Mikdad, précise qu’elle s’est déroulée dans un climat de "discussion constructive et ouverte" sur les divers aspects de la revitalisation des relations interétatiques entre la Türkiye et la Syrie.
Il a été également question du retour des syriens dans leur pays de manière volontaire et en toute sécurité.
- La France salue les efforts de la Türkiye et de l'ONU sur l'accord céréalier de la mer Noire
La France a salué, mercredi, les efforts de la Türkiye et du Secrétaire général des Nations unies pour la prorogation de l'accord céréalier de la mer Noire et a appelé la Russie à prolonger cette initiative.
Par voie d'un communiqué, la Diplomatie française a tenu à souligner que la guerre en Ukraine "a provoqué une aggravation de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition mondiales en bloquant les exportations alimentaires ukrainiennes", le Quai d'Orsay exhortant Moscou "à cesser son chantage à la sécurité alimentaire mondiale".
Le ministère français des Affaires étrangères a rappelé que l’Initiative céréalière de la mer Noire, lancée par le Président turc Recep Tayyip Erdogan et le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a permis d’acheminer près d'un millier de navires contenant 32 millions de tonnes de céréales depuis mars 2022 hors d’Ukraine, notamment à des pays en proie a des risques d’insécurité alimentaire, par exemple en Afrique et au Moyen-Orient.
*Soudan
- L'UE met en place un pont aérien humanitaire pour acheminer des aides au Soudan
L'Union européenne a mis en place, mercredi, un pont aérien humanitaire pour acheminer des produits de première nécessité aux populations touchées par le conflit au Soudan.
D'après un communiqué de la Commission européenne à Bruxelles, 30 tonnes de produits de première nécessité, dont de l'eau, des kits d'hygiène et du matériel d'abri, ont été transportés des entrepôts de l'ONU à Dubaï à Port-Soudan.
''L'aide a été remise à l'UNICEF (le Fonds des Nations unies pour l'enfance) et au Programme alimentaire mondial", a jouté la Commission européenne.
- Les troubles risquent d'impacter les compromis bilatéraux avec le Sud
L’impact des violences actuelles au Soudan menace de faire dérailler les progrès politiques bilatéraux avec le Soudan du Sud voisin, d’aggraver la situation humanitaire fragile et de poser de nouveaux risques, ont averti mardi de hauts responsables de l’ONU cités par l'Agence de presse africaine (APA).
« La flambée de violence au Soudan pourrait compromettre gravement les chances de progrès politique à Abiyé et les questions frontalières », a alerté, Martha Ama Akyaa Pobee, sous-secrétaire générale pour l’Afrique au département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et au département des opérations de maintien de la paix.
S'exprimant devant le conseil de sécurité, Pobee a rappelé que la sécurité à Abiyé, une région frontalière contestée, riche en pétrole et à cheval sur les deux pays africains, a été un point de discorde, mais des accords ont été conclus avant l’explosion de violence au Soudan le 15 avril, rapporte l'APA.
*France
- Réforme des retraites : Force ouvrière accepte l’invitation de Borne
Force ouvrière (FO) a annoncé avoir accepté l’invitation de la Première ministre Elisabeth Borne adressée aux syndicats pour des entretiens bilatéraux portant sur la réforme des retraites.
Le syndicat, dirigé par Frédéric Souillot, se rendra donc à Matignon le 16 mai courant, à l’instar des quatre autres membres de l’intersyndicale, à savoir la CGT, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, a affirmé le secrétaire général de FO dans des déclarations aux médias.
- Le PNAT ouvre une enquête sur la mort du journaliste Arman Soldin tué en Ukraine
Le PNAT (parquet national antiterroriste) a ouvert une enquête après le décès du journaliste français, Arman Soldin, tué dans un bombardement en Ukraine, selon une information rapportée par la presse locale.
Les investigations sont menées sous la qualification de « crimes de guerre » par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH), précise France Info.
- Le chef de Wagner conteste les critères selon lesquels la France a qualifié son organisation de "groupe terroriste"
Evgeny Prigozhin, chef de la société militaire privée Wagner, a contesté, mercredi, les critères selon lesquels les autorités françaises ont qualifié son organisation de "groupe terroriste", affirmant que celle-ci agit dans l'intérêt de gouvernements reconnus et qu'elle protège les citoyens des terroristes.
Dans un message publié sur Telegram, Prigozhin a déclaré que, dans le dictionnaire, le terrorisme est un "moyen violent de faire pression sur des opposants politiques pour obtenir des résultats", notant que Daech, Al-Qaïda et d'autres organisations "terroristes" internationalement reconnues correspondent à cette définition, ce qui n'est pas le cas de son propre groupe.
*Pakistan
Garde à vue de 8 jours pour l’ancien Premier ministre Imran Khan
Un tribunal pakistanais a placé l'ancien Premier ministre Imran Khan en garde à vue pendant huit jours dans une affaire de corruption, a-t-on appris, mercredi, de source judiciaire.
Le tribunal, qui a été temporairement délocalisé dans le quartier général de la police dans la capitale Islamabad, a renvoyé Khan devant l'agence anti-corruption du pays, le National Accountability Bureau (Bureau national de suivi des responsabilités).
Cette décision intervient alors que le gouvernement fédéral a déployé l'armée dans les provinces du Punjab et de Khyber Pakhtunkhwa pour faire face aux manifestations contre l'arrestation de Khan.
*RDC
-Le bilan des inondations passe à 438 morts (officiel)
Le bilan des inondations et des éboulements qui ont frappé jeudi dernier le territoire de Kalehe dans l’Est de la République démocratique du Congo, est passé de 401 à 438 morts, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais lors d’une conférence de presse, mercredi à Kinshasa.
Les inondations avaient touché plusieurs villages dont Bushushu et Nyamukubi où des rivières sont sorties de leurs lits à la suite des fortes pluies.
-Tshisekedi évoque le départ d’ici juin des troupes d’Afrique de l’Est
Le président congolais Félix Tshisekedi a critiqué mardi la force régionale déployée par les pays d'Afrique de l'Est dans les régions orientales de la République démocratique du Congo, laissant entendre qu’elle pourrait quitter le territoire congolais d'ici fin juin.
Le chef de l’Etat s'exprimait depuis le Botswana où il était en visite officielle.
Tshisekedi a accusé, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue Mokgweetsi Masisi, les troupes des États d’Afrique de l’Est (EAC) de « cohabitation » avec les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) quelles sont censées combattre depuis leur déploiement en décembre dernier.
*Sénégal
Retour à un calme précaire à Ngor après une journée d’affrontements
Un calme précaire a règné mercredi à Ngor, une petite commune de la capitale sénégalaise, après une chaude journée d’affrontements la veille entre populations et forces de l’ordre.
A l’origine du conflit, une affaire foncière sur un site de 6000 m2 sur lequel la gendarmerie veut implanter une brigade alors que les populations locales confrontées à un manque d’infrastructures souhaitent qu’un lycée y soit bâti. Les confrontations ont démarré le 18 avril dernier avant d’atteindre leur paroxysme avec les violents affrontements de mardi ayant entraîné la mort d’une jeune fille, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.
*Centrafrique
Violents affrontements entre une milice d'autodéfense et les rebelles de l'UPC dans le sud-est
La ville centrafricaine de Mboki, située dans la préfecture du Haut-Mbomou (sud-est), est le théâtre, depuis dimanche 7 mai, de violents affrontements entre les miliciens d’autodéfense Azande Ani Kpi Gbé et les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), a indiqué mercredi à Anadolu le préfet du Haut-Mbomou, Jude Ngayako.
« L’affrontement qui a débuté dimanche entre ces belligérants se poursuit au moment où je vous parle. Pour le moment, il est difficile d’avoir un bilan précis mais il y a des morts et des blessés signalés de part et d’autre », a souligné le préfet, joint par téléphone.
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