AA / Tunis / Salim Boussaïd
Erdogan: "Notre lutte contre le terrorisme va se poursuivre dans le pays, mais aussi en Syrie et en Irak"
La Türkiye continuera résolument à lutter contre les organisations terroristes à la fois dans le pays et dans le nord de la Syrie et de l’Irak, a déclaré lundi le président de la République, Recep Tayyip Erdogan.
Le Chef de l'Etat turc s'est exprimé lors de la cérémonie de nomination de 45 000 nouveaux enseignants, dont une grande majorité seront missionnés dans les régions touchées par les tremblements de terre de début février.
Après le tirage au sort qui a désigné les heureux élus, Erdogan est revenu sur la lutte contre le terrorisme, rappelant que de nombreux enseignants ont été des victimes des attentats dans le pays.
"Nous poursuivrons résolument notre lutte contre les organisations terroristes et les forces qui les soutiennent", a-t-il assuré.
"Nous allons complètement assécher la source du terrorisme, qui est quasiment épuisée à l’intérieur de nos frontières, mais aussi dans le nord de l’Irak et de la Syrie", a déclaré Erdogan.
- Violents affrontements au nord de Khartoum
De violents affrontements ont repris, lundi, entre l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) dans la ville de Bahri, au nord de la capitale, Khartoum, alors que le chef du Mouvement de libération du Soudan, Minni Arko Minnawi, a annoncé que ses forces se dirigent vers le Région du Darfour.
C'est ce qu'ont déclaré des témoins oculaires à Anadolu, précisant que de fortes explosions, des tirs à l'arme lourde ainsi que des canons antiaériens ont retenti dans ces zones.
Ces développements interviennent dans un contexte de pourparlers d'apaisement entre des représentants de l'armée soudanaise et des Forces de soutien rapide, pour un cessez-le-feu effectif, à Djeddah en Arabie saoudite.
Par ailleurs, le chef du Mouvement de libération du Soudan, Minni Arko Minnawi a annoncé lundi que ses forces se sont dirigées vers la région du Darfour, à l'ouest du pays.
- L'ONU condamne l'attentat qui a visé un véhicule diplomatique turc à Khartoum
Les Nations unies ont condamné, lundi, l'attaque qui a visé un véhicule diplomatique transportant l'ambassadeur turc à Khartoum, Ismail Cobanoglu.
Le Soudan est depuis quelques semaines déchiré par les combats entre l'armée et le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR).
"Nous condamnons toutes les attaques contre le personnel diplomatique, y compris celle qui a visé le convoi diplomatique turc ce week-end", a déclaré Farhan Haq, porte-parole adjoint de l'ONU, à Anadolu.
"Toutes ces attaques doivent faire l'objet d'une enquête approfondie", a-t-il ajouté.
Le véhicule officiel de l'ambassadeur de Türkiye au Soudan, Ismail Cobanoglu, a été touché par des tirs d'armes à feu à Khartoum samedi, selon des sources diplomatiques turques.
Aucune victime n'a été signalée et l'origine des tirs reste inconnue. L'armée soudanaise et les FSR se sont mutuellement rejetés la responsabilité de l'attaque.
Depuis le 15 avril, plus de 550 personnes ont été tuées et des milliers d'autres blessées dans les combats au Soudan.
L'opposant Ousmane Sonko écope de six mois avec sursis
La cour d'appel de Dakar a condamné, lundi, l'opposant Ousmane Sonko, leader des "Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité" (Pastef), à une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis. Sonko a été reconnu coupable de diffamation et d’injure publique envers le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang.
En première instance, le tribunal avait infligé à Sonko une peine de prison de deux mois avec sursis et le versement de 200 millions de francs CFA (333 mille dollars US) à la partie civile.
Non satisfaits de la sentence prononcée, le parquet et la partie civile avait interjeté appel.
Avec ce verdict, le leader des Pastef, qui n'a pas assisté au procès, voit ses chances de participer à la présidentielle de 2024 compromises. Selon l'article 29 du code électoral, les personnes condamnées à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis seront retirées des listes électorales; ce qui les rend inéligibles de facto.
Des partis d'opposition décident de saisir la justice pour annuler le référendum du 18 juin
Les partis, regroupements politiques et organisations de la société civile signataires de l'Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali ont décidé de saisir la justice pour annuler le référendum prévu le 18 juin prochain ''pour excès de pouvoir sur différents motifs tous bien fondés'', a déclaré dimanche Cheick Mohamed Chérif Koné Coordinateur Général de la coordination.
En effet, le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a annoncé vendredi, la convocation du collège électoral le dimanche 18 juin 2023 sur toute l'étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali à l'effet de se prononcer sur le projet de Constitution.
« Nous avons suivi ce vendredi la lecture du décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion du référendum constitutionnel en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution pour le Mali, en violation du cadre normatif et des conditions requises en cette matière par la Constitution en vigueur, au respect de laquelle le président de la transition, initiateur du projet, avait pourtant solennellement souscrit » a fait savoir Cheick Mohamed Chérif Koné coordinateur général de l'Appel du 20 février pour sauver le Mali.
Selon lui, « la Charte de la transition qui organise et gère la transition, au respect de laquelle, le Président de la Transition s’est également engagé devant la justice de son pays, ne lui donne non plus, un quelconque mandat de modifier la Constitution en vigueur, à fortiori, de doter le pays d’une nouvelle Constitution, par un passage par la force ».
Crise anglophone : un journaliste tué par des séparatistes à Bamenda
Dans le Nord-Ouest anglophone du Cameroun, « un autre journaliste a été tué par balle dimanche dernier à Bamenda, peu avant la tombée de la nuit », a alerté Paul Joël Kamtchang, directeur exécutif d’Adisi-Cameroun, une organisation de la société civile, active dans les domaines de l'information et de la gouvernance.
L’assassinat du journaliste Anye Nde Nsoh par des séparatistes, a été confirmé à Anadolu lundi 8 mai au téléphone par Peter Chenwi, maire de la commune de Bamenda 2e.
« Des séparatistes sont arrivés à la cérémonie où il prestait comme imprésario. Ils ont ouvert le feu sur lui et sont repartis à bord de leurs motocyclettes. Pour le moment, nous ne savons pas pourquoi ce journaliste a été leur cible, car ils n’ont tiré que sur lui, alors qu’il y avait plusieurs autres personnes », a expliqué le maire.
Selon le directeur exécutif d’Adisi-Cameroun, c’est « un mort de plus et de trop en zone anglophone alors que les habitants de ces deux régions ne demandent qu’à vivre en paix, loin des armes et de la violence ».
- La Communauté d'Afrique australe s'engage à déployer des troupes
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est engagée, lundi, à envoyer des troupes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sans pour autant préciser la date ou le nombre du contingent.
Réunie à Windhoek en Namibie pour le sommet de la troïka, son organe chargé des questions de défense et de sécurité, l’organisation sous-régionale, présidée par le président congolais Félix Tshisekedi, « a approuvé le déploiement de forces » afin de « soutenir la RDC pour restaurer la paix et la sécurité dans l'Est ».
« Le sommet a noté avec une grande inquiétude l'instabilité et la détérioration de la situation dans l'Est de la RDC et réitéré sa ferme condamnation de la recrudescence des conflits et des activités des groupes armés, y compris des rebelles du M23 », indique la SADC dans un communiqué rendu public à l’issue d’une journée de discussions.
Le sommet à Windhoek demande, par ailleurs, au gouvernement de la RDC de « mettre en place les conditions et mesures nécessaires pour assurer une coordination efficace », souhaitant « une approche coordonnée » au vu des déploiements existants « dans le cadre d'accords multilatéraux et bilatéraux » dans l’est congolais.
- Plus de 100 creuseurs artisanaux coincés sous les décombres après l'éboulement d'une mine
Plus de 100 creuseurs artisanaux sont coincés dans les décombres à la suite d'un éboulement survenu, lundi, dans une mine de coltan de l’est de la République démocratique du Congo, ont annoncés les sources locales et l'agence de presse congolaise.
L’incident s’est produit peu avant midi dans la mine de Bisunzu, au cœur de la cité de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu.
« Je confirme que plus de 100 creuseurs sont sous les décombres, coincés sous terre après un éboulement », a déclaré à Anadolu Jeannot Bengeya, secrétaire d’une association de mineurs artisanaux.
Des pans de terre se sont affaissés sur des creuseurs avant l’heure habituelle de descente dans la cavité, a ajouté la source.
L’agence de presse d’Etat congolais a fait état de plus de « 100 creuseurs artisanaux clandestins coincés » sous les décombres.
Des milliers de manifestants à Lyon contre la visite d’Emmanuel Macron
Au moins 3 000 personnes ont manifesté à Lyon, en marge du déplacement du président français Emmanuel Macron, selon les chiffres communiqués lundi soir par la préfecture du Rhône à BFMTV.
La Confédération générale du travail (CGT) revendique de son côté 5 000 manifestants mobilisés au cœur de la ville des lumières.
Malgré un arrêté d’interdiction de rassemblement, les manifestants ont été nombreux à se mobiliser tout autour du périmètre interdit, pour faire entendre leur opposition à la réforme des retraites.
L’interdiction de manifester, qui a été validée par le tribunal administratif lundi matin en dépit d’un recours de la CGT, à malgré tout été respectée dans le périmètre défini par le préfet.
Selon BFMTV, 3 personnes ont été interpellées dans le cortège et le président Macron a finalement renoncé à un bain de foule face au contexte social tendu dans le pays où il est chahuté dans chacun de ses déplacements.
La commémoration du 8 mai 1945 s’est déroulée en deux temps avec une cérémonie sous l’Arc de Triomphe à Paris, au cours de laquelle le chef de l’Etat a ravivé la flamme du soldat inconnu.
Le ministre chinois des Affaires étrangères entame une tournée en Europe
Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé que le ministre des Affaires étrangères Chen Gang entame aujourd'hui, lundi, une visite en Allemagne, en France et en Norvège, qui se poursuivra jusqu'à vendredi.
C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, publié lundi sur le site officiel du ministère des Affaires étrangères.
"Le ministre des Affaires étrangères Chen Gang se rendra en Allemagne, en France et en Norvège du 8 au 12 mai, et ce, à l'invitation de la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, de la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna et de la ministre norvégienne des Affaires étrangères Anniken Scharning Huitfeldt", indique le communiqué.
Démarrage du pèlerinage à la synagogue "La Ghriba" sur l'île de Djerba
Lundi, les organisateurs ont donné le coup d'envoi du pèlerinage annuel à la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba, dans le sud-est de la Tunisie.
La synagogue a commencé à recevoir des centaines de juifs du monde entier dès le matin.
Pendant les jours consacrés au pèlerinage, du 4 au 9 mai, les femmes allument des bougies sur le côté gauche du temple, tandis que des rituels, des danses et des cantiques se déroulent sur le côté droit.
Le pèlerinage officiel dure cependant deux jours. Le lundi, c’est le jour de la "petite Kharja" (petite sortie), au cours de laquelle un chariot chargé de vêtements est poussé hors des limites du temple, tandis que la grande Kharja (la kharja de la lampe) a lieu le mardi.
La Kharja de la lampe est un rituel qui marque le point culminant du pèlerinage et qui consiste en la sortie massive des juifs de la synagogue de la Ghriba dans un chariot surmonté d'une grande lampe traditionnelle recouverte d'étoffes brodées et d'une plaque de cuivre couverte de fleurs, qu'ils conduisent jusqu'au quartier d'Al-Hara, adjacent à la synagogue.
Au cours de cette sortie, les juifs chantent et récitent des cantiques religieux, avant de retourner à la synagogue de la Ghriba.
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