Elena Teslova
24 Juillet 2026•Mise à jour: 24 Juillet 2026
AA / Mouscou
Une série d'attaques de drones ukrainiens a visé, au cours de la semaine écoulée, plusieurs centres logistiques de Wildberries, le plus grand détaillant en ligne de Russie, faisant plusieurs morts et blessés et perturbant les activités du groupe.
La première attaque a eu lieu le 18 juillet, lorsque des drones ukrainiens ont frappé des centres logistiques situés dans les villes de Kotovsk et d'Elektrostal, respectivement dans les régions de Tambov et de Moscou, faisant au total huit morts.
À Kotovsk, sept employés du site ont été tués et 23 autres hospitalisés.
La directrice générale de Wildberries, Tatyana Kim, a indiqué que l'entrepôt devait rouvrir le 23 juillet.
À Elektrostal, des débris de drones sont tombés sur le complexe logistique de Wildberries, provoquant un important incendie qui a endommagé une partie de l'entrepôt.
Le feu a fait rage pendant trois jours avant d'être totalement éteint dans la soirée du 21 juillet.
Le gouverneur de la région de Moscou, Andrey Vorobyov, a confirmé un décès, sans préciser si la victime était un employé de Wildberries.
Les autorités russes ont condamné les attaques, ouvert une enquête pénale et les ont qualifiées « d'actes de terrorisme ».
À la suite des frappes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que les centres de Wildberries étaient utilisés par la Russie pour stocker des composants destinés à la production de drones.
Nouvelles attaques dans la région de Moscou
Deux jours plus tard, le 20 juillet, une deuxième vague d'attaques a frappé la région de Moscou, visant deux autres centres logistiques de Wildberries, l'un situé à Podolsk et l'autre à proximité de l'aéroport de Domodedovo.
Selon les autorités régionales, ces attaques s'inscrivaient dans le cadre d'une offensive plus large de drones contre la région de Moscou. Elles ont endommagé des bâtiments résidentiels voisins, sans faire de morts ni de blessés.
Volodymyr Zelensky a confirmé plus tard dans la journée que des installations logistiques avaient été visées, sans toutefois mentionner Wildberries.
Le Kremlin a livré le lendemain sa première réaction à ces frappes, démentant les affirmations ukrainiennes selon lesquelles les entrepôts serviraient à fournir des équipements militaires à l'armée russe.
La situation de Wildberries, ainsi que celle des petites et moyennes entreprises, est « difficile » à la suite des attaques, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Attaques dans les régions méridionales de Krasnodar et de Stavropol
La troisième vague d'attaques a eu lieu le 22 juillet, lorsqu'une offensive coordonnée a visé deux entrepôts dans le sud de la Russie, l'un à Krasnodar et l'autre près de Nevinnomyssk, dans la région de Stavropol.
À Krasnodar, des drones ont frappé un complexe logistique de Wildberries d'une superficie de 100 000 mètres carrés. Une personne a été tuée et neuf autres blessées, selon le gouverneur de la région, Veniamin Kondratiev.
La majeure partie du personnel a été évacuée après le déclenchement d'un incendie et les opérations ont été suspendues sur le site.
Le complexe logistique de Wildberries situé à la périphérie de Nevinnomyssk a également été temporairement fermé à la suite d'attaques similaires. Une personne a été hospitalisée.
Dans la même nuit, un drone a également frappé un dépôt pétrolier dans la ville d'Armavir, dans la région de Krasnodar, tuant un employé.
À la suite de ces attaques, Volodymyr Zelensky a confirmé que des frappes avaient visé des centres logistiques « importants » dans les régions russes de Krasnodar et de Stavropol, affirmant qu'ils fournissaient à l'armée russe des composants destinés à la fabrication de drones.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani