Erdal Türkoğlu,Ayşe Betül Gedikoğlu
15 Avril 2017•Mise à jour: 15 Avril 2017
AA - Hatay (Turquie)
Les Turkmènes de la région de Bayirbucak en Syrie (Nord) espèrent qu’une zone sécurisée sera mise en place avant que le régime d’al-Assad et ses soutiens ne commettent des massacres à grande échelle dans les zones rurales des provinces d’Idlib et de Lattaquié.
Les discussions concernant l’établissement d’une zone sécurisée ont repris de l’ampleur à la suite de l’attaque à l’arme chimique, perpétrée mardi 4 avril, par l’aviation du régime syrien contre la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.
Le représentant local pour Hatay (sud de la Turquie) de l’Assemblée des Turkmènes de Syrie, Usame Solak, a déclaré à l’agence Anadolu (AA), que le régime syrien utilise des bombes au phosphore, à fragmentation, au napalm et d’autres bombes à composants chimiques depuis le début de la guerre.
«Le régime et ses soutiens n’ont tenu aucunes des promesses militaires ou politiques pour une solution en Syrie. Les cessez-le-feu ont été transgressés. Il n’a pas tenu sa promesse concernant l’arme chimique. L’attaque perpétrée récemment contre Khan Cheikhoun en est la preuve »,a-t-il dit.
«Une fois encore, le monde entier a compris qu’il est impossible de faire confiance à Bachar al-Assad sur aucun sujet. Il faut passer à l’action pour établir une zone sécurisée avant de nouvelles tueries de masse »,a-t-il poursuivi.
Il a conclu en indiquant que « la zone sécurisée » doit être établie dans un endroit stratégique qui permettra d’empêcher les sombres objectifs des groupes terroristes.