Mourad Belhaj
28 Janvier 2021•Mise à jour: 28 Janvier 2021
AA / Oviedo, Espagne
Les autorités sanitaires espagnoles ont annoncé, jeudi, la détection de la variante sud-africaine du coronavirus, alors que le ministère de la santé a fait état d'une baisse des nouvelles contaminations.
Les autorités sanitaires galiciennes ont déclaré avoir détecté la variante chez un homme qui s'était récemment rendu en Afrique du Sud pour des raisons professionnelles.
La variante a été détectée dans au moins 30 autres pays.
Les scientifiques suggèrent qu'elle pourrait être plus transmissible que les souches précédentes. On craint également qu'elle soit plus difficile à traiter par des thérapies à base d'anticorps et qu'elle puisse réinfecter plus facilement ceux qui ont déjà guéri du virus.
La variante britannique, très contagieuse, est probablement plus inquiétante pour l'instant. Les autorités sanitaires espagnoles ont confirmé près de 300 cas de cette variante et prévoient qu'elle deviendra la souche dominante d'ici le mois de mars.
34 899 nouvelles contaminations ont été confirmées jeudi, soit une baisse par rapport aux 40 000 cas signalés mercredi.
Le taux d'infection sur 14 jours en Espagne a légèrement baissé pour la première fois cette année. Il s'élève désormais à 889 cas pour 100 000 personnes, mais reste extrêmement élevé.
Les hospitalisations sont également restées relativement stables, bien que le taux d'occupation des unités de soins intensifs par les patients atteints de COVID-19 ait légèrement augmenté pour atteindre 43 %.
515 nouveaux décès ont été enregistrés dans le pays, ce qui porte le bilan des victimes à 57 806 morts.
Au Portugal voisin, qui connaît l'un des taux de contamination par le coronavirus les plus élevés au monde, le Premier ministre Antonio Costa a déclaré que la souche britannique est à l'origine de 32 % de toutes les infections dans le pays, et de 50 % des infections dans la région de Lisbonne, durement touchée.
Parallèlement, les données économiques de l'Institut national de la statistique espagnol ont révélé que la pandémie a provoqué la perte de 622 000 emplois et porté le taux de chômage en 2020 à 16,1 %.
Cela met un terme à six années consécutives d'amélioration des données relatives à l'emploi en Espagne, même si le mécanisme de mise en disponibilité largement utilisé a permis d'éviter à des centaines de milliers de personnes de perdre leur emploi au cours de l'année écoulée.
L’Espagne n'a pas connu une hausse aussi importante du taux de chômage depuis l'année 2012.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj