Hatem Kattou
20 Septembre 2017•Mise à jour: 20 Septembre 2017
AA / Ankara
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit que le Conseil de sécurité nationale turc se tiendra, vendredi, dans la capitale Ankara, pour discuter de la nature des sanctions susceptibles d’être prises sur fond de l’obstination du District du Nord de l’Irak à organiser un référendum de séparation.
Le président turc s’exprimait dans une allocution prononcée au cours du Forum mondial des Affaires organisé à l’initiative de la Fondation « Bloomberg » à New York, en marge des réunions de la 72èlme session de l’Assemblée générale des Nations Unis.
« J’ai dépêché mon envoyé spécial au président du District du Nord de l’Irak, Massoud Barzani, pour le mettre en garde, contre l’erreur du référendum mais le gouvernement du District ne s’est pas rétracté », a-t-il ajouté.
« Nous tiendrons, vendredi, une réunion du Conseil de sécurité nationale à Ankara, pour examiner la nature des sanctions pouvant être infligées », a poursuivi le chef d’Etat turc.
Il a, cependant, formulé l’espoir de voir Barzani et son équipe se rétracter de cette fausse décision avant le 25 septembre courant.
Le District du Nord de l’Irak envisage d’organiser un référendum le 25 septembre courant pour réclamer la séparation de l’Irak.
Concernant l’armement américain de l’organisation terroriste « PYD/YPG » en Syrie, Erdogan a lancé : « Je ne peux pas saisir le fait qu’un pays enraciné dans la démocratie tel que les Etats Unis d’Amérique puisse s’appuyer sur une organisation terroriste pour éradiquer une autre organisation terroriste ».
Le président turc s’est interrogé « Qui garantirait la non-utilisation des armes lourdes fournies dans le Nord de la Syrie à notre encontre demain ».
S’agissant des discussions de paix sur la Syrie, Erdogan a relevé qu’il s’entretiendra au téléphone, lundi, avec son homologue russe, Vladimir Poutine avec qui il dînera, jeudi, pour discuter des développements survenus en Syrie.