Ahmad Sehk Youssef
26 Juillet 2017•Mise à jour: 27 Juillet 2017
AA / Ankara
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné, mercredi, que «le gouvernement israélien tire sa force du morcellement des Musulmans et s’emploie à changer l’identité islamique d’al-Quds».
Le président turc prononçait une allocution au cours de la séance d’ouverture de la Conférence islamique mondiale sur l’Enseignement supérieur qui se tient dans la capitale Ankara.
Erdogan a appelé Israël à s’engager à respecter les droits de l’Homme et les conventions relatives à Jérusalem, ajoutant qu’il «ne faut pas fermer la porte d’al-Aqsa face aux Musulmans du monde».
Le président turc a relevé que «le retrait par Israël des portiques électroniques qui portent atteinte aux Musulmans (aux alentours d’al-Aqsa) est une mesure certes positive mais qui demeure cependant insuffisante».
Et Erdogan de poursuivre : «Ceux qui nous adressent des critiques à chaque fois que l’opportunité se présente à eux se murent dans un silence sidéral lorsqu’il s’agit de Musulmans».
S’agissant de la crise du Golfe, le président turc a lancé que "La crise entre les trois pays frères du Golfe (Le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis) nous attriste…Nous avons besoin, plus que de tout temps, à davantage de fraternité et de solidarité". «L’essence même de la civilisation consiste en la fraternité, la solidarité et l’entraide entre Musulmans », a-t-il ajouté.
Concernant la conférence sur l’enseignement supérieur, Erdogan a appelé à «multiplier l’échange d’expertises, d’enseignants et d’étudiants entre les universités du monde islamique».
«Le taux d’analphabétisme qui s'élève à 55% dans le Monde musulman est une réalité qui nous attriste», a-t-il souligné.
Erdogan n’a pas manqué de déplorer la perte par les pays musulmans des talents et des penseurs et la fuite des cerveaux au profit des institutions occidentales.