M. Baraa Mohammad
21 Septembre 2017•Mise à jour: 22 Septembre 2017
AA/ New York
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a exprimé son irritation à l’égard des campagnes menées contre l’Islam, et des tentatives visant à le lier au terrorisme.
C’est ce qui ressort d’un discours prononcé par Erdogan à New York dans le cadre d’un programme intitulé "rencontre avec la communauté turco-américaine et la musulmane américaine".
Le président turc a évoqué les massacres des musulmans Rohingyas à Arakan, au Myanmar, relevant le déplacement d'environ un million d'entre eux vers le Bangladesh, en raison des massacres.
Il a ajouté : "Personne n'a jamais dit que les bouddhistes tuent des musulmans Rohingya, même s'ils le font, mais je dis à ceux qui essaient de faire reluire l'image des bouddhistes dans le monde et de les présenter comme étant des humanistes, de quel droit utilisez-vous les termes de terrorisme islamique".
Erdogan a souligné que des opérations terroristes sont menées par des adeptes de différentes croyances dans toutes les parties du monde, mais quand leur auteur est musulman, on parle de terrorisme islamique.
Le président turc s’est interrogé : « avez-vous déjà entendu les termes terrorisme chrétien, terrorisme juif, terrorisme bouddhiste ? Et si l’auteur de ces actes est athée, avez-vous déjà entendu parler de terrorisme athée » ?
Et de poursuivre : « Dans d’autres cultures, la mort d’un individu est perçue comme une tragédie, alors que la mort de millions de personnes est considérée des statistiques. Tandis qu’en Islam, l’âme d’un seul innocent vaut l’univers entier ».
Erdogan a cité le principe de l’Islam, selon lequel « Celui qui tue une âme innocente, c'est comme s'il tuait l'humanité entière», soulignant que nul n’a le droit de faire du terrorisme une question religieuse, et de la relier à l’Islam.
Pour conclure, le président turc a appelé à ne pas qualifier l’organisation Daech d’islamique, relevant qu’elle n’a aucun lien avec cette religion. Il s’agit seulement d’une organisation terroriste, a-t-il affirmé.