Ashoor Jokdar
10 Septembre 2017•Mise à jour: 11 Septembre 2017
AA/ Astana
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé les organisations internationales et les pays du monde islamique à coopérer pour mettre fin à l'injustice subie par les musulmans Rohingya dans la province d'Arakan, au Myanmar.
C’est ce qu’a déclaré le président turc dans un discours prononcé lors du sommet de l'Organisation de la Coopération Islamique sur les sciences et la technologie, qui s’est ouvert dimanche à Astana, la capitale kazakhe, et qui se poursuivra durant deux jours.
Erdogan a déclaré que son pays souhaite coopérer avec les gouvernements du Bangladesh et du Myanmar pour éviter une aggravation de la tragédie humanitaire vécue dans la région depuis plus de deux semaines.
Et d’ajouter : "Nous avons informé les autorités bangladaises que nous attendons d’elles qu’elles fournissent les services nécessaires aux réfugiés musulmans fuyant les persécutions et les massacres, et nous leur avons proposées de fournir une assistance à cet égard".
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les musulmans.
Il n'y a pas de statistiques claires sur les victimes du génocide. Mais lors d'une interview accordée à Anadolu, le militant Rohingya Omran al-Arakani a évoqué un bilan de 7 mille 500 morts et 6 mille 541 blessés depuis le début du génocide jusqu’au 6 septembre courant.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait estimé hier samedi, à près de 290 mille le nombre de de Rohingyas ayant fui la région d’Arakan vers le Bangladesh, depuis le début des violences.
Sur les derniers développements dans la ville de Jérusalem et à la mosquée d'Al-Aqsa, Erdogan a affirmé: "Nous ne pouvons permettre que nos lieux sacrés soient négligés ".
S'adressant aux dirigeants des pays islamiques, le président turc a déclaré: "Nous devons prendre une position plus ferme afin de mettre fin aux dépassements et aux provocations ciblant la mosquée Al-Aqsa".
Sur un autre plan, il a relevé que la civilisation islamique est celle de l’apprentissage, du berceau au tombeau.
Cette civilisation recommande en substance, d’augmenter les connaissances et le savoir, mais a commencé à décliner quand les Musulmans se sont éloignés de la lecture et de la quête du savoir, a considéré le président Erdogan.
Il a souligné que 55% de la population du monde islamique ne sait aujourd'hui ni lire ni écrire, notant que les pays de l'OCDE consacrent environ 5,2% de leur revenu national à l'éducation, tandis que ce taux n'atteint pas 1% dans les pays du monde islamique.
Erdogan a réaffirmé l'importance d'occuper les premières positions dans la production du savoir et les technologies de l'information, afin de préserver les richesses et les ressources humaines du monde islamique.